L'Illustration n°4985 17 sep 1938
L'Illustration n°4985 17 sep 1938
  • Prix facial : 5 F

  • Parution : n°4985 de 17 sep 1938

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Jacques-Julien Dubochet

  • Format : (275 x 371) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 60,5 Mo

  • Dans ce numéro : 1638-1938, le troisième centenaire de Louis XIV.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
Widensolen Weckolsheim 2 it.40,"Wee,t,\) 1 :.,effn j11P.mplacemen\*\*. elaVille de St : L 1109e Obersaasheirir% Geiswâsser Situation actuelle des deux Brisach, séparés par la frontière. **YI> ou d'autres, elle est par conséquent peu habitée. Et eonsidérant combien il est nécessaire à notre service qu'une ville..et place de cette importance, qui assure tout notre pays d'Alsace contre les entreprises des ennemis de cet Etat, soit remplie d'habitants affectionnés à notre service, nous avons recherché tous les moyens qui pouvoient contribuer à une si bonne fin ; et n'en ayant pas trouvé de meilleur ni de plus propre que d'y transférer le conseil provincial dudit pays d'Alsace séant à Ensisheim nous avons d'autant plus volontiers pris cette résolution que nous savons que les officiers dudit conseil pourront même, à l'oeeasion de la guerre présente en Allemagne, rendre en ladite ville de Brisaeh la justice aux peuples dudit pays d'Alsace avec plus de sûreté. » Le roi cependant n'avait point été sans judicieusement penser que la ville à qui il marquait ainsi son attention et où il envoyait siéger une cour de justiee aux compétences très étendues ne manquerait point de connaître très rapidement ce que nous appellerions aujourd'hui la crise du logement. Des mesures fort appropriées furent prises pour la pallier, les officiers de justice du conseil provincial (bientôt élevé au rang de conseil souverain) furent pressés de se faire construire des habitations dignes d'eux sur des terrains mis gratuitement à leur disposition dans l'île du Rhin la plus proche et la plus vaste et furent exemptés du logement des gens de guerre tout ('il se voyant coin les privilèges de bourgeois de'la ville. Des travaux considérables furent entrepris : on fit sauter à la mine d'énormes blocs de roches, abattre les arbres, en particulier de magnifiques chênes qui ornaient les îles voisines, et bientôt s'érigea une ville toute neuve protégée contre les inondations du Rhin par une importante digue, qui d'ailleurs complétait, car on avait, pensé à tout, le système de défense de la tête de pont puisqu'elle s'appuyait sur un important ouvrage, oeuvre de eu grand remueur de terres que fut Vauban. Cette ville, qui prit le nom de Saint-Louis ou Neuve-Ville de Brisaeh, avait été construite, avec un rare sens de l'urbanisme, de l'acon très dégagée : rues tirées au iordeau et se croisant à angle droit, place principale sur laquelle se dressaient le palais du conseil, une église et divers établissements publies. Elle devint bientôt un centre animé. Les hôtels des magistrats, magnifiquement entou- VIEUX BRIliCH. (16921.. NOMS DIS BASTIONS..\Vermandois Ellauphin II- SI ! froii. F. la Reybe f Rirlielieu G Wismar D MdZaTIR H Ruyal I le fort du Mortier li Fort St James L Fart de la bulle : V ! Ilrisaclifiklii m Ville lasse n _Ville lute - 0 Battu de sable mouvons. 0 dg," 77— 0'1.- Armes de riP1IX firisach rés d'admirables jardins, lui donnaient l'aspect d'une riche cité bourgeoise. Les travaux de construction avaient évidemment duré bon nombre d'années, durant lesquelles l'île apparaissait recouverte par les cabanes des ouvriers, aux toits de paille ou de jonc du Rhin. Ce fut l'origine du surnom de « Ville de Paille » que lui donna le populaire sans prévoir alors combien les événements qui allaient survenir donneraient à ce surnom un caractère tristement approprié. Durant en effet que dans une quiétude relative messieurs du conseil souverain rendaient leurs arrêts au sein de leur Ville-Neuve, Louis XIV se voyait contraint à accepter les conditions du traité de Ryswick (1697), qui, entre autres, lui imposait la rétrocession de Vieux-Brisach à la maison d'Autriche. L'article 20 du traité ne laissait au roi de France que les fortifications de la rive gauche et donnait comme frontière commune entre la France et les Allemagnes le milieu du chenal du fleuve (frontière actuelle), mais imposait la destruction totale de la ville créée de toutes pièces par Louis XIV, cette ville devant, avec le pont et le fort, être entièrement démolie et rasée pour ne plus jamais être reconstruite. Louis XIV, scrupuleusement respectueux du traité, transféra la cour de justice à Colmar et ordonna la destruction de la ville. Non sans regrets, présidents et conseillers, habitants et garnisaires abandonnèrent l'île et ses constructions à la pioche des démolisseurs. Le 11 avril 1700, Brisach était remis à l'empereur et, en 1710, au dire des chroniqueurs, seuls quelques ruines et des buissons sauvages marquaient la place de la ville. Le clairvoyant Vauban avait senti la nécessité d'opposer du côté français une barrière solide aux entreprises guerrières des dangereux voisins et, dès septembre 1698, un édit à Compiègne ordonnait création en retrait de la rive gauche du fleuve d'une forteresse devant porter le nom de Neuf- Brisach. Le chroniqueur Dangeau, en son journal (28 mars 1699), indiqua qu'il en coûterait 5 millions. Une médaille commémorative fut frappée. A l'avers s'y voyait l'image du roi, au revers l'Alsace portant couronne murale et recevant du roi le plan de la ville avec l'inscription Seeurdas Les lustres ont passé. Aucune trace visible ne subsiste plus de l'île où s'érigeait la ville de Saint-Louis. Seuls le fort du : ‘lortier et la ville de Neuf-Brisach, lointains ancêtres de la ligne Maginot, sont restés. Leur rôle actuel atteste la claire vision qu'ont eue Louis XIV, Vauban et ses collaborateurs trop peu connus des nécessités de défendre solidement la terre alsacienne contre les convoitises de ses voisins d'outre-Rhin. 7:e'oror eam Inca Plan de la ville et des fortifications de Vieux-Brisach en 1692. » te XAVIER FOHR. -
.1).14.2 25 L'HI S T 0 IRE DŸ ROT P.Ait LES IET TONS _7'aie goiré 4à\33 j. ist.Araijranee du Roy..3)1Tal:franee eleAr :.laReineAfere Reg ente. 6.les Victoire,- de Lz..4finoriti elultoy sur les et les.E.spe.Egnob et des Guerre'Civiles, 1-erre:eux/es par -un Jeune *Hercule qui estoufe des Serpens le ; Jaere..Paix de'Castre.g da-Prise de Portolangentle Roy allant taaeuerre.21% Et.j3..hjy..les Met-aires..1aLevee du.fiege. de Peronne ; j6aes.reeourefourru:r par le elt r_ge j8 g. la. Paix de lardle de Paru apres les — troubles. la.norite.'theRtty. 2.1.2z.23 &Lem>. Siege Sferas k RetourduRoy a Paris. 25.1a Treve26.1es Coriereiicet pour la_P.aix. dans Urie du Faisans. 2, 7..la.Paix. et le afariage. z 8.1bnion. des trois E.trae du, Ro,yauene. 2.9.32, 3.7. Jficriage,et 1-knb-e'ede lalteine.34 ; 33. la..1traiffance « Onteig 111lianre der Suzefed renouvillet.35.1.Éntrei,. du. Legat-. LES GRANDS FAITS DE LA VIE DE LOUIS XIV COMMÉMORÉS PAR UNE SUITE DE JETONS FRAPPÉS- DE 1638 A 1664 Celle première planche, qui va de la naimance à l'enlree du Mgal, a tflé compote par le R. P.Claude-Francoie Afenedrier dand Jon Histoire du règne de Louis le Grand.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :