L'Ami de Musée n°49 été 2015
L'Ami de Musée n°49 été 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de été 2015

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFSAM

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : la renaissance du musée de l'Homme à Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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s 26 Avec les élus ? Il faudra, compte-tenu de l’état dans lequel se retrouvent nos relations, saisir l’occasion de ce qui va se passer. Il reste, pour les groupements régionaux, que le travail n’en sera pas facilité compte-tenu, déjà, des distances entre les villes « extrêmes ». Il existe également une crainte de voir les associations d’Amis se replier sur elles-mêmes. Mais quand on a eu l’occasion de discuter avec des élus, on s’est aperçu qu’ils ne savent rien eux-mêmes de ce qui va exactement se passer et un grand flou règne. Alors, pour le moment on travaille sur le terrain que nous connaissons. III - Grande attente vis à vis de la Fédération Son rôle n’est pas assez mis en valeur. Il faut trouver les moyens de mieux mettre son rôle en lumière. Le premier tour de table spécifique aux Métropoles constituées ou en cours de constitution laisse paraître un sentiment globalement partagé de grand doute sur la consultation des Sociétés d’Amis de Musées dans la gouvernance culturelle et parfois même dans la volonté d’instauration d’une politique culturelle, alors que l’austérité semble être de mise. C’est par exemple le cas pour Reims où le projet de musée est reporté aux calendes grecques. La situation semble plus normalisée du côté de Rouen, comme en témoigne la Présidente. Le deuxième tour de table est l’occasion pour chacun des participants de présenter les relations entre associations et musées et un bilan global d’action. Il en ressort une impression générale de dynamisme des associations, d’entente globale Amis et musée, d’une certaine convergence des actions menées ou qui l’ont été selon l’ancienneté de l’association… et j’allais ajouter la personnalité du conservateur. Certaines suggestions sont plus concrètes. Exemple  : intervenir dans la formation des présidents. Le président national pense que c’est au niveau régional que ça devrait intervenir. Ce qui accentue le rôle des groupements régionaux. Conclusion Au-delà des contacts qui, souvent, dépendent des relations entre les personnes – c’est particulièrement vrai localement –, il va falloir que nous soyons certainement reconnus comme « passeurs » de culture pour reprendre le terme utilisé l’an dernier. Nous devons assumer notre rôle de « citoyens », notre rôle politique et nous faire reconnaître comme des interlocuteurs indispensables. Car les Amis des musées ne sont pas seulement des « consommateurs » de culture ou des bailleurs de fonds. ATELIER 2  : La place de nos associations dans l’exécution des politiques culturelles publiques Rapporteur  : Patrice Lemoux, Président des Amis du musée Soulages de Rodez Viennent ensuite les débats sur les deux thèmes  : 1er thème  : les associations d’Amis et l’application de la réforme des rythmes scolaires Nous en arrivons à nous poser la question de savoir s’il est préférable que les Amis s’investissent dans ou hors cadre scolaire ! Pourquoi ? 1 - Le principal obstacle est la reconnaissance des Amis en terme de légitimité, d’habilitation et même de compétence tant par le corps enseignant que par le conservateur de notre musée. 2 - Le second obstacle est le phénomène récurrent de concurrence culture-sport. Cependant deux exemples répondent à cette problématique  :
un contre-exemple, celui de L’Isle-Jourdain, qui construisait un partenariat avec le lycée et les collèges ; les actions se sont subitement arrêtées le jour de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. un exemple, celui de Rodez. Notre association a fait rentrer dans sa commission jeunesse deux représentants du monde associatif, l’un ancien Président de MJC, l’autre animatrice culturelle associative. En activant leurs réseaux présents ou anciens, ils ont réussi à mobiliser d’autres animateurs de la ville intervenant dans le cadre de l’animation culturelle, les prendre au musée pour co-construire un module pédagogique dans l’objectif de les faire revenir avec les jeunes qu’ils encadrent. À ma connaissance un groupe est déjà revenu. Nous avons eu l’aval du conservateur et de la médiatrice jeunesse associée à l’outil développé par les Amis. Pour l’un et l’autre des exemples nous manquons d’approfondissement de la situation actuelle et surtout de recul pour mesurer la tendance d’évolution pour une réforme somme toute récente. Les participants, dans leur grande majorité, témoignent par contre d’une énorme implication des associations d’Amis de musées et des musées auprès des publics scolaires, des enseignants, des inspections d’Académie et des Rectorats, comme par exemple dans la région Nord- Pas-de-Calais. Il serait possible de mutualiser ces expériences qui sans conteste serviront de terreau à l’émergence d’une commission jeunesse au niveau de la FFSAM, en perspective de rayonnement auprès des groupements et des associations adhérentes et aussi de représentation et d’échanges à commencer par le niveau européen et pourquoi pas pour poursuivre au niveau mondial. Orléans  : organisation de goûters d’anniversaires payants. Quimper, Sérignan, Montpellier…  : rencontres de jeunes autour d’une œuvre. Dans le département de la Savoie les associations financent un cycle trimestriel de conférences dans 4 lycées. Salon-de-Provence, Rodez, Montpellier « Art’musons-nous », Reims, mobilisation des jeunes par un concours ou par la création d’un événement  : expo, déménagement, BD etc. Auxerre, qui associe un jeune à son CA, Rodez enfin qui associe des enseignants à sa commission jeunesse. En conclusion, l’intégration des jeunes au musée et si possible rajeunir les rangs de nos adhérents reste une préoccupation partagée par toutes les associations et porteuse d’avenir. 2 e thème  : l’implication des associations d’Amis de musées dans les Projets Scientifiques et Culturels de musées Un sondage à main levée auprès des associations représentées, sondage certes peu représentatif par un échantillonnage insuffisant (20 associations représentées) montre tout de même  : que très peu d’associations sont invitées aux conseils d’administration ou instances décisionnelles des musées. que, par contre, la majorité des associations associe les conservateurs à leur conseil d’administration. La conclusion est sans appel. Ce qui revient le plus souvent, c’est que notre implication dépend en grande partie du bon vouloir, de la nécessité ou mieux de la motivation du conservateur. Nous en arrivons à nous poser la question du rôle et de la responsabilité de chaque partie. Rouen et d’autres évoquent une présentation, ou plutôt une consultation au pied du mur. Cela n’empêche pas certains conservateurs de faire appel aux Amis et de les associer pour financer les projets  : animation, rayonnement ou acquisition. Plus positif, beaucoup constatent que si les relations sont bonnes ou normalisées avec le conservateur, certaines idées finissent par être partagées. Le cas de situation la plus « normalisée », la plus porteuse d’espoir aussi, se retrouve à Salon-de-Provence où les Amis du Patrimoine font partie du conseil scientifique de la ville auprès du Conservateur et des élus (cf. p.20), depuis que la nouvelle municipalité a choisi de « foncer », au sens propre comme au figuré, sur la culture et le patrimoine. La dernière question évoquée est celle de l’existence ça et là d’inter associations culturelles pour peser notamment auprès des élus. La liste des associations ainsi rencontrée est diversement issue du milieu de la culture comme de celui de la santé et le plus souvent du handicap. Assemblée générale a 27



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