L'Ami de Musée n°49 été 2015
L'Ami de Musée n°49 été 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°49 de été 2015

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFSAM

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : la renaissance du musée de l'Homme à Paris.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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s 24 C’est notre bénévolat qui crée le lien social. Le mécénat véritable se fait au travers de l’association de la société civile aux politiques publiques (coconstruction, responsabilité partagée, etc.) Nous devons continuer à nous battre pour le respect qui est dû à notre apport à la vie culturelle française au travers de nos contributions patrimoniales, nos programmes éducatifs ou avec nos programmes sociaux. L’Ami de Musée Deux numéros ont été publiés  : un avec un dossier consacré aux musées et collections d’Archéologie et celui qui vient de sortir, le « Poitou-Charentes ». L’Ami de Musée est un outil de réflexion et de proposition, utilisez-le comme tel pour dialoguer avec les professionnels et les « autorités ». COFAC La COFAC qui réunit, je le rappelle, 23 fédérations est la vigie de notre monde associatif culturel et bénévole depuis la disparition du CNVA. Elle permet des échanges fructueux notamment sur l’Éducation Artistique et Culturelle et des prises de positions communes sur des projets de loi qui ne sont pas sans influences sur nos activités  : les lois sur la décentralisation par exemple. À noter aussi que nous y continuons à défendre les « pratiques en amateur », la COFAC a publié un guide à ce sujet et est associée à la préparation d’une loi sur les « pratiques en amateur ». C’est avec le président de la COFAC que j’ai participé à une audition de la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée Nationale sur la vie associative. De même à l’invitation de Patrimoine et environnement, j’ai rejoint les groupes de travail pour un livre Blanc sur le Patrimoine. Au travers de la COFAC nous prenons position au « Mouvement Associatif », l’ex CPCA. Divers Nous avons participé au salon professionnel Museum Expressions, merci aux bénévoles qui ont tenu le stand. CONCLUSION Cette assemblée de Niort en plein débat sur la décentralisation et les grandes régions, en pleine réflexion pour faire aboutir des nouvelles façons de faire de la politique est l’occasion pour nous, partie de la société civile organisée, de réfléchir à notre place dans les politiques culturelles publiques. C’est-à-dire d’approfondir le texte de doctrine voté à Dijon en 2013 pour nos 40 ans. Renouveler la vie démocratique et ses processus de décisions, en définissant notre place dans ceux-ci, sera l’enjeu de nos réflexions de 2015. L’élaboration de politiques publiques collaboratives pose la question de notre capacité à travailler avec les pouvoirs publics territoriaux, en amont comme en aval de celles-ci. Après les élections municipales c’est le moment de rappeler qu’il faut intégrer aux politiques publiques de création ou de développement des musées toute la diversité des moyens d’une « éducation pour tous ». Les Amis de Musées jouent un rôle essentiel et souvent méconnu dans le développement d’une large culture populaire, répondant à des objectifs qualitatifs et pas seulement quantitatifs des politiques des publics ! Nos Associations d’Amis, en coopération avec leur musée, organisent et financent des ateliers pédagogiques, des conférences (dans les écoles, universités, musées) mais aussi des visites (de villes ou d’autres musées). Cette activité est centrale pour « élever » le niveau de culture du public des musées qui sont un élément essentiel de notre patrimoine commun et nous voulons être les partenaires de l’appropriation sociale de ce patrimoine. Répondre aux attentes de nos adhérents, mais aussi à celles de nos concitoyens grâce aux nouveaux liens créés par notre contribution à la vie culturelle, est au cœur de notre vie associative. Plus que jamais il s’agit de notre rôle dans la « Cité », d’une citoyenneté active bénévole, de la défense de la médiation culturelle et des pratiques amateurs, de l’éducation pour tous et à tous les âges, du lien social que nous créons et de notre philanthropie ! De notre vocation en un mot. Jean-Michel Raingeard, Président
ATELIER 1  : La place de nos associations dans la conception des politiques culturelles publiques Il s’agit de mesurer comment nous intervenons dans l’élaboration des politiques culturelles aux divers niveaux territoriaux. C’est dans la droite ligne de nos interrogations de l’AG de Paris, l’an dernier, où nous nous définissions comme des « passeurs » de culture pour tous les âges de la vie et qui devaient être reconnus comme tels. La question est simple  : - sommes-nous informés ? - consultés ? - intégrés à cette élaboration ? Et ceci à deux niveaux  : 1 - Par les conservateurs pour leurs projets 2 - Par les élus aux différents niveaux Et en considérant qu’il ne s’agit pas seulement de rencontres personnelles mais d’une mise en place de structures nécessaires. Une remarque d’abord en ce qui concerne les conservateurs, on laisse de côté votre participation financière qui… va de soi ! Une autre  : les nouveaux « territoires » qui se dessinent compliquent les choses, par ex. les métropoles. Et la perspective des nouvelles régions nous obligera à revenir encore plus nettement sur la question. I - Quelques réponses aux questions posées 1 - Malgré quelques exceptions, les conservateurs nous considèrent de plus en plus et nous accordent leur confiance, surtout dans la mesure où le projet associatif est en relation avec le projet du musée. On peut citer le très bon exemple du Musée de l’Homme  : comme était réalisée une étude sur les attentes du public, l’association a été invitée à y participer. Rapporteur Gaby Pallarès, Présidente du Groupement Languedoc-Roussilon 2 - Mais les élus, non, à l’exception de quelques ouvertures. Les participants ont souligné que tel n’était pas le cas avec les « administratifs ». Mais les élus restent indifférents. Parfois parce qu’ils préféreraient même se débarrasser du musée. Ou bien, on ne remplace pas les conservateurs. Parfois, il a fallu de longues « batailles » où les Amis prenaient une large part pour « sauver le musée ». Ex. Morlaix. Ou bien, on sent que des limites vont être imposées. Ex. Rodez. Les rapports, quand ils existent, sont souvent liés à l’histoire. Ex. Bayeux. Si l’on intègre la question du développement touristique, on pourrait avoir une chance. Mais il faut bien mesurer les risques. Ces réflexions nous conduisent vers un début de conclusion  : pourquoi n’avons-nous pas avancé davantage ? Sommes-nous assez combatifs ? Utilisons-nous par exemple la période électorale pour poser des questions aux candidats ? Nous représentons des électeurs potentiels, alors, pesons ! ! Il faut noter ici que dans la discussion nous avons oublié de parler de la nécessité d’avoir des rapports avec les médias. Et cet oubli est significatif. II - Deuxième considération Les nouvelles régions vont probablement avoir beaucoup de pouvoir et on peut se demander quel sera, en matière de culture, le rôle de l’État. Par exemple qui, quelle institution validera le PSC ? Quels aspects vont sans doute changer  : Sans doute pas les relations au niveau des musées et des conservateurs (sauf s’ils sont soumis à d’importantes contraintes ou pressions). Assemblée générale 25



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