L'Ami de Musée n°47 été 2014
L'Ami de Musée n°47 été 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de été 2014

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFSAM

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : collections et musées d'archéologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 Les Eyzies-de-Tayac Société des Amis du Musée national de Préhistoire et de la recherche archéologique Par Florence Landais, Chargée d'action culturelle Sites préhistoriques de la vallée de la Vézère La Société des Amis du Musée National de Préhistoire et de la Recherche Archéologique (SAMRA) a pour but de soutenir le Musée national de Préhistoire des Eyzies. Situé aux Eyzies-de-Tayac, il se trouve au cœur des sites classés UNESCO de la vallée de la Vézère et présente plus de 18000 objets au public. Le parcours muséographique propose une approche complète du Paléolithique en Aquitaine, des premières occupations de chasseurs-cueilleurs, vers - 500000 ans, jusqu’à la fin des temps glaciaires, vers - 10000 ans. La galerie basse rend perceptible les grands changements culturels et environnementaux liés principalement à Néandertal et Homo sapiens  : succession des cultures à travers l’industrie lithique et osseuse, évocation des faunes froides et tempérées… La galerie supérieure est entièrement dédiée aux modes de vie et expressions symboliques  : collecte, chasse, pêche, transformation des matières premières, habitat, sépultures, parure, art mobilier… Actions de la SAMRA. Les moyens d’action de la Société des Amis du Musée consistent notamment à acquérir des objets et des œuvres propres à enrichir les collections du musée, à en provoquer l’acquisition, le don ou le legs, à organiser des conférences, expositions et manifestations diverses, à contribuer à la réalisation de toutes publications intéressant le musée et, d’une manière générale, à favoriser toute entreprise tendant à l’enrichissement et au bon fonctionnement de l’établissement ainsi qu’à la connaissance de ses collections par le public. Depuis sa création, la SAMRA a, par exemple, permis la donation au musée de parcelles concernant les sites archéologiques de La Rochette et de Badegoule, du moulage du « masque » de La Roche-Cottard, du fonds d’archives provenant du docteur André Cheynier. Au titre de l’aide à la recherche archéologique, la SAMRA a participé financièrement aux fouilles Site de Badegoule de Crabillat (Dordogne) et a créé en décembre 2012 le prix Bison se léchant le flanc, bois de renne, La Madeleine (Tursac, Dordogne), Magdalénien supérieur du jeune chercheur, d’un montant de 2000 € , destiné à aider de jeunes scientifiques dans leurs projets de recherche. Ce prix est remis tous les deux ans, après délibération d’une commission constituée du Président de la SAMRA, du directeur du musée, des conservateurs du musée et de personnalités qualifiées (chercheurs). Vie de la SAMRA. La SAMRA fait paraître, deux fois par an, un bulletin de liaison Éponyme et aide aussi ponctuellement les publications du Musée national de Préhistoire, notamment pour les suppléments à la revue Paleo ou les numéros spéciaux (monographies, actes de colloque, etc.). L’association est visuellement présente dans l’espace d’accueil du musée sous forme d’un panneau et de prospectus afin d’assurer sa promotion. Un site internet en cours de réalisation sera mis en ligne début 2015 (http://ma-samra-jimdo.com). Des conférences et excursions sont organisées tout au long de l’année pour les adhérents. Elles se déroulent dans le sud-ouest, en France et même à l’étranger. À l’occasion de ces excursions, des sites fermés au public sont parfois ouverts à l’association. À titre d’exemple, nous avons eu le privilège de visiter en mars 2014, le site original du Roc-aux-Sorciers, à Angle-sur-l’Anglin dans la Vienne, avec la responsable scientifique, Geneviève Pinçon. Les activités de l’association permettent aux adhérents de mieux connaître et de rencontrer différents acteurs de la recherche archéologique. Ainsi, Damien Pesesse, premier lauréat du prix du jeune chercheur, a présenté ses travaux de recherche archéologique à la grotte Bouyssonie, à Brive (Corrèze). Il parlera de la culture gravettienne lors d’une conférence programmée au Musée national de Préhistoire le samedi 25 octobre. Outre les actions décrites ci-dessus, l’étroite coopération entre le Musée national de Préhistoire et la SAMRA favorise un grand nombre de collaborations et la mise en place d’agissements communs et partagés, comme la participation aux manifestations nationales (Nuit des musées, journées de l’archéologie, etc.), la contribution à l’organisation d’expositions…
Cluny 150 ans d’histoire et 20 ans de soutien au Musée d’Art et d’Archéologie Logé dans le somptueux Palais Jean de Bourbon, résidence de prestige des abbés à la fin du Moyen-Age, le musée d’Art et d’Archéologie de Cluny conserve depuis plus d’un siècle la mémoire clunisoise et clunisienne, civile et religieuse. Construit par l’abbé de Cluny Jean de Bourbon à la fin du XVI e siècle, le palais fit l’objet de mutilations consécutives aux ventes des Biens Nationaux après la Révolution Française. Acquis par un Clunisois passionné d’art et d’archéologie, le docteur Jean-Baptiste Ochier (1785-1860), le palais fut ensuite donné progressivement à la Ville de Cluny par sa veuve à partir de 1864 pour en faire un musée et une bibliothèque. Les premières décennies, ses conservateurs assemblent des collections disparates autour du noyau fondateur que constituaient la donation Ochier et les sculptures de la chapelle Jean de Bourbon (premier dépôt lapidaire de la Ville). Les particuliers offrent des objets variés (faïences, antiquités, meubles), des gravures, des curiosités pour enrichir leur nouveau musée. La générosité des Clunisois, qui ne se démentira jamais, est immédiate. À partir de 1928, les campagnes de fouilles de l’archéologue américain Kenneth John Conant, qui redécouvre l’abbaye de Cluny, exhument des milliers de fragments. Ils sont aussitôt confiés au musée qui en assure depuis la conservation, la communication aux chercheurs et la présentation au public. En 1953, le réaménagement du palais les met en valeur en offrant la première évocation monumentale du Grand Portail de la célèbre église abbatiale Cluny III tandis que certaines sculptures, dont les chapiteaux du chœur, sont déposées au Farinier. Le musée est toujours trop petit ! Après Conant, les fouilles reprennent en 1988-1989 dans l’avant-nef  : 6 000 fragments découverts ! À nouveau, le musée change de visage. Les salles sont repensées, le bâtiment modernisé, un vaste accueil créé au rez-de-chaussée. Le 6 juin 1992, l’inauguration révèle un musée résolument moderne, où la sculpture occupe la place centrale. Par Mary Sainsous, Attachée de Conservation & Bruno Marguery, Président de l’AMAAC Amis, Mua $o



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