L'Ami de Musée n°47 été 2014
L'Ami de Musée n°47 été 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de été 2014

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFSAM

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : collections et musées d'archéologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 Agde Le Musée de l’Éphèbe et d’Archéologie sous-marine d’Agde Construit en 1984, sur l’emplacement d’une ancienne ferme viticole de la Clape et inauguré le 23 mai 1987, le Musée de l’Ephèbe est dédié à l’archéologie sous-marine et subaquatique. Il évoque les 2 600 ans d’histoire d’Agde, cité d’origine grecque et port incontournable de la Méditerranée. Notre littoral favorisa l’implantation d’un comptoir massaliote au débouché du fleuve Hérault. La cité porte encore un des rares noms grecs du Midi (Agathé Tyché ou Bonne Fortune). Très tôt, Agde a été un grand port maritime qui prit une importance toute particulière dans la période antique. Ses collections exceptionnelles sont les fruits de découvertes réalisées ces 50 dernières années par des plongeurs du Groupe de Recherches Archéologiques Subaquatiques et de Plongée d’Agde (GRASPA), plongeurs amateurs ou archéologues chevronnés. Quatre grandes thématiques sont présentées dans les salles d’exposition  : La Marine Royale  : canons et cargaisons d’épaves du XVII e au XIX e siècle, éléments d’architectures et d’armement de navires… La Navigation Antique  : architecture navale (ancres) et cargaisons (amphores, vaisselle) Les Bronzes Antiques  : remarquable collection d’œuvres d’art en bronze dont les plus célèbres sont les statues du Césarion et de l’Ephèbe, dit Alexandre le Grand. La Protohistoire  : vie des premiers habitants de ce territoire avant l’arrivée des Grecs. L’association des Amis des Musées d’Agde fut créée le 3 février 1987, juste avant l’arrivée à Agde de la statue de bronze dit l’Éphèbe, représentant un jeune homme, d’une valeur exceptionnelle et qui demeure à ce jour le seul grand bronze du célèbre roi de Macédoine, Alexandre le Grand. Ce trésor découvert en 1964 dans le fleuve Hérault par le GRASPA, était entreposé, depuis sa découverte, au Musée du Louvre où, après restauration, il attendit la construction d’un musée digne de le recevoir. Durant les années suivantes, plusieurs découvertes sous-marines exceptionnelles ont enrichi ce musée  : une grande aile de statue de bronze - élément détaché du dos d’une grande statue de type Victoire - du I er siècle, un remarquable trépied étrusque, objet de culte reposant sur trois pattes de lion, et qui était destiné à maintenir un vase rituel. Cet objet, richement décoré, daterait du V e siècle av. J.C. Par Marie-France Calas-Castillon Présidente des Amis des Musées d’Agde Deux statues en bronze, découvertes en mer en 2001, représentent l’une Eros jeune enfant nu, aux pupilles percées et au rendu extraordinaire de sa chevelure et l’autre l’enfant royal, jeune garçon vêtu d’une tunique courte et d’un manteau drapant son buste maintenu par une fibule. Son visage aux traits particuliers évoque le réalisme d’un portrait. Daté du I er siècle av. J.C, il représenterait peut-être Césarion, fils de Jules César et de Cléopâtre. La découverte unique, au cours d’une prospection archéologique subaquatique dans le fleuve Hérault sur un site d’habitat protohistorique, d’un ensemble de 333 éléments de parure féminine en bronze a nécessité des opérations très importantes de restauration qui s’échelonnent sur plusieurs années. Les Amis des Musées d’Agde qui poursuivent leur action en contribuant à l’enrichissement des musées de leur ville participent au financement de la restauration de certains de ces objets. Ainsi nous aidons par nos dons à l’accroissement et la sauvegarde de notre patrimoine, en coopération avec la Conservatrice. Nos actions menées dans ce sens sont nombreuses et variées  : aide à la restauration des bronzes de la Motte, récolte de fonds nécessaires pour compléter les subventions pour la restauration de tableaux, paiement de l’anoxie d’une collection remarquable de mobilier Art Nouveau conçu par Léon Cauvy et achetée chez Drouot à Paris par la Ville. Ces acquisitions s’inscrivent dans le projet scientifique et culturel de la ville qui poursuit son effort de valorisation du patrimoine. Mais nous n’oublions pas notre rôle éducatif  : pendant deux années consécutives, afin de sensibiliser les jeunes aux musées et œuvres d’art, l’association a organisé un Concours-Jeunes avec l’aide de la Région et du Groupement des Associations des Amis des Musées de la Région Languedoc-Roussillon. La dernière année, le 1er prix a été attribué à une classe de CM2 d’une de nos écoles qui a reçu sa récompense au Musée de l’Ephèbe, en présence des Elus et de notre Conservatrice.Ainsi, partenaires du développement et de l’enrichissement de nos musées, nous nous efforçons de jouer ce rôle et agissons en conséquence dans un esprit de protection, de partage et de transmission. L'Éphèbe
Châtillon Le Musée du Pays Châtillonnais - Trésor de Vix Par Robert Fries Président des Amis du Musée du Pays Châtillonnais Un musée singulier, car détenteur d’un objet d’exception Le Musée du Pays Châtillonnais - Trésor de Vix est un musée historique et archéologique. Il fait partie intégrante de la Communauté de Communes du pays Châtillonnais qui en assure la gestion. Depuis 2009, le musée est installé dans les bâtiments d’une ancienne abbaye. Les collections illustrent l’histoire locale  : ex-voto provenant des sanctuaires gallo-romains de la région, objets de la vie courante dans une cité gallo-romaine (Vertillum) au cours des trois premiers siècles de notre ère, statuaire du Moyen-âge, bois gravés illustrant l’art populaire du XVII e siècle, souvenirs du maréchal Marmont évoquant le temps de Napoléon I er et de la Restauration. Mais la pièce maîtresse du musée, qui en fait la singularité, est le célèbre vase de Vix, le plus grand vase grec en bronze conservé à ce jour. Ses dimensions impressionnantes (hauteur  : 1,64 m ; volume  : 1 100 litres ; épaisseur des parois  : inférieure à 1,2 mm) et sa décoration surprenante en font un objet unique. Il a été fabriqué dans une colonie grecque d’Italie du sud vers 530 av. J.-C. Sa présence sur les bords de la Seine atteste des relations qui existaient à la fin du premier âge du fer entre les populations celtes de la région et les civilisations méditerranéennes. Le vase fut découvert en 1953 dans la tombe d’une femme, inhumée vers 500 av. J.-C., et appelée depuis la Dame de Vix. Sa dépouille ornée de bijoux, dont un torque en or, se trouvait étendue sur un char funéraire dont les roues avaient été démontées. En plus du vase la tombe contenait divers objets d’origine grecque et étrusque. La reconstitution de la tombe et les conditions de la découverte font l’objet d’une exposition permanente particulièrement vivante. Dans les mois à venir une salle sera consacrée à l’évocation de la société dans laquelle vivait la Dame de Vix. Une société d’Amis récente, trait d’union entre le Musée et les acteurs économiques La création de la société des Amis du Musée du pays Châtillonnais – Trésor de Vix (AMPC) est récente (1996) et a pour objet de contribuer à la promotion et au rayonnement du musée, à l’enrichissement des collections et à l’accessibilité du musée pour tous. Vase de Vix A côté des services habituels rendus aux adhérents (conférences, voyages culturels), la recherche de fonds ou de concours en nature représente une partie non négligeable des activités de l’association. Ces fonds proviennent d’abord des adhérents. L’association s’efforce également d’être un trait d’union entre le musée et les acteurs économiques locaux, régionaux, voire nationaux. Dans cet esprit, des donateurs institutionnels tels que la Fondation de France ont été approchés avec succès pour financer des projets à vocation sociale comme l’accueil de visiteurs handicapés. Par ailleurs quelques établissements financiers (Crédit Mutuel, Caisse d’Epargne) ont accepté de participer aux programmes de mécénat évoqués ci-dessous. Enfin, des entreprises locales sont sollicitées pour contribuer financièrement ou parfois en nature à la réalisation de projets ponctuels. Entre le Musée et les Amis, une collaboration multiforme Promotion et petits services. Les Amis et plus particulièrement les animateurs de la société sont des ambassadeurs naturels du Musée. Il leur revient de semer la bonne parole partout où ils se trouvent. Par ailleurs, les Amis disposent parfois de compétences, notamment linguistiques, qui sont volontiers mises à la disposition du musée, à titre bénévole naturellement. Quelques projets d’envergure. Pour des opérations importantes, le concours de mécènes est indispensable. Ce fut le cas récemment avec le Crédit Mutuel qui permit aux Amis de réaliser sur trois ans une opération originale destinée à faciliter l’accès du musée à des visiteurs malvoyants. Dans Dossier Collections & musées d'archéologie 13



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