L'Ami de Musée n°47 été 2014
L'Ami de Musée n°47 été 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°47 de été 2014

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFSAM

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,0 Mo

  • Dans ce numéro : collections et musées d'archéologie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Saint-Germain-en-Laye Un projet d’avenir pour le Musée d’archéologie nationale inscrit dans la tradition scientifique de l’établissement Ci-dessus, façade nord du château. Ci-contre, gobelet, verre en décor rapporté, Charnay-lès-Châlon (Saône-et-Loire), 550-650 ap.J.-C. Riches de leur passé, le Musée d’archéologie nationale et le Domaine national de Saint-Germain, rassemblés depuis janvier 2010 en un seul et même établissement, doivent aujourd’hui s’inventer un avenir  : il est plus que temps. Avec mes collègues de la conservation, avec l’ensemble des services du Musée d’archéologie nationale, je m’emploie à définir, dans le cadre d’un projet d’établissement élargi aux dimensions des Patrimoines dont nous avons la responsabilité, une ambition nouvelle pour le Musée, plus de 20 ans après le dernier Projet scientifique et culturel (PSC) - « MAN 2000 » - rédigé sous la responsabilité de Jean-Pierre Mohen. C’est la mission qui m’a été confiée par la directrice chargée des Musées de France. Elle ne peut se faire en solitaire, elle suppose une large consultation des acteurs de l’archéologie territoriale, sans oublier nos partenaires européens. Conservant des séries historiques et des collections étudiées par des chercheurs et des archéologues venus du monde entier, le Musée d’archéologie nationale est un centre de ressources de premier ordre pour la recherche et doit le rester. Il doit aussi susciter le désir et l’appétit des publics qui se passionnent pour l’archéologie et se rendent nombreux sur les sites lorsque ces derniers sont ouverts au public, à l’occasion de grandes opérations d’aménagement ou lors des Journées nationales de l’archéologie, Cette quête d’ouverture, pleinement inscrite dans la loi « Musées », ne doit pas gommer la forte dimension scientifique qui caractérise la maison  : c’est elle qui anima la Commission d’organisation entre 1862 et 1867. Le Musée d’archéologie nationale jouit, selon l’ordonnance de 1945, d’un rôle d’expertise en tant que Grand département des Antiquités nationales. Il est le dépositaire d’une longue tradition intellectuelle et scientifique. Il est riche de ses collections qui couvrent un très large Par Hilaire Multon, directeur du Musée d’archéologie nationale Domaine national de Saint-Germain en Laye spectre chronologique des origines à l’an 1000 et qui sont étudiées par de nombreux chercheurs. Il doit aujourd’hui se repenser dans un environnement transformé. Nous devons d’abord porter une exigence d’ouverture, construire de nouveaux partenariats, mais aussi faire en sorte que les Franciliens, que les visiteurs étrangers identifient davantage une collection archéologique de référence, proposée – et cela sera fortement valorisé – dans l’un des sites majeurs de l’histoire de l’État et de l’Europe. Nous devons ainsi permettre que la communauté archéologique se réapproprie ce magnifique outil de rayonnement et d’ouverture au public – en lien avec les musées d’archéologie présents sur le territoire national, en lien avec les acteurs de l’archéologie de terrain, des opérateurs aux collectivités territoriales, des services de l’État aux sociétés savantes. C’est le sens de la signature le 29 avril dernier d’une convention de partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) autour de la diffusion scientifique et du développement culturel. Je n’oublie pas non plus la vocation internationale de notre établissement, qui prête ses collections et travaille avec les plus grands musées d’archéologie européens  : le British Museum, le Römisch-Germanische Zentralmuseum de Mayence, le Latenium de Neuchâtel, le Museo arqueologico nacional de Madrid, pour n’en citer que quelques-uns. Cette ambition pour le Musée d’Archéologie nationale est nécessairement collective  : elle engage et associe la communauté archéologique dans toute la diversité de ses compo santes  : musées (MNP, MNHN, musées de région), services régionaux de l’archéologie en région, universitaires, opérateurs d’archéologie préventive, sociétés savantes. Plus qu’un conservatoire du passé, le MAN est appelée à devenir une « Maison des archéologues », une référence en matière de débat et d’échanges sur l’archéologie aujourd’hui, en relation avec ses principaux acteurs. C’est le sens des conventions qui ont été signées en 2013 avec l’Association pour la promotion des recherches sur
La Société des Amis du Musée d’Archéologie nationale et du Château de Saint-Germain-en-Laye Par Jean Philibert, Président de la société des Amis du MAN et du château de Saint-Germain-en-Laye La Société des Amis du Musée d’Archéologie nationale et du Château de Saint-Germain-en-Laye a été fondée en 1958. Ses buts sont définis dans ses statuts  : « Concourir au rayonnement du Musée d’Archéologie nationale et du Château de Saint-Germain-en-Laye. Faire connaître le Château et les collections du Musée qu’il abrite ». La publicité des activités de l’association et du musée est principalement assurée par un site internet très fourni, dont une partie seulement est réservée aux adhérents. De nombreux liens permettent en un simple clic d’accéder à de nombreux sites d’intérêt ainsi qu’à des publications, documents, dossiers… Un bulletin annuel Les Échos est réservé aux adhérents. Chaque issue comporte un entretien avec une personnalité du monde de l’archéologie, des comptes-rendus de conférences et de visites, etc. (21 numéros parus). En outre nos adhérents reçoivent un bulletin électronique mensuel l’« e-bulletin ». C’est une originalité de notre association d’éditer un périodique annuel Antiquités nationales qui compte environ 200 pages, pour une quinzaine d’articles écrits par des archéologues. Il est diffusé auprès de 300 Sociétés archéologiques et musées français et étrangers. Sont déjà parus 43 numéros et quelques numéros spéciaux, un exemplaire étant adressé à tous nos adhérents chaque année. Nos adhérents bénéficient de nombreuses manifestations, conférences et visites, organisées à leur intention. Parmi celles-ci sont privilégiées les visites des expositions organisées par le musée, commentées par l’âge du bronze (APRAB), avec la Maison de l’archéologie et de l’ethnologie (MAE) René Ginouvès (Université Paris Ouest-Nanterre), avec l’École française d’Athènes. Pendante depuis plusieurs années, la question de réserves adaptées aux conditions de travail des personnels scientifiques, associées aux ressources documentaires de premier ordre (Collections d’imprimés, archives, plans, relevés) conservées au sein de l’établissement, doit aujourd’hui trouver une réponse, en lien avec les besoins de stockage de matériel dans le cadre du Grand Paris, en lien avec les acteurs du territoire. C’est Le chantier des années à venir  : il nous permettra tout d’abord de remplir nos obligations légales en matière de récolement, aujourd’hui freinées par la dispersion et l’organisation interne des réserves. Il nous permettra aussi de mieux jouer notre rôle en matière de ressources pour la recherche, en proposant aux archéo- le commissaire de l’exposition. L’assemblée générale annuelle se conclut par une conférence d’un spécialiste renommé. Voici quelques sujets de conférences récentes  : « À la découverte du monde préhistorique américain (Denis Vialou) », « Techniques et travaux de restauration des sculptures (Benoit Coignard) », « Bible et Archéologie  : où en est-on ? (Estelle Villeneuve) » …, sans oublier un colloque d’une journée sur Salomon Reinach (illustre érudit qui dirigea le musée de 1902 à 1932). Des sorties culturelles sont proposées dans le cadre d’une journée (château-musée d’Écouen, Louvres (Musée Archea), Sens, abbatiale du Breuil-Benoît et Anet) ou de 2 ou 3 jours  : Vienne et Lyon gallo-romains, la préhistoire au Grand Pressigny et au Roc aux sorciers (Angles sur l’Anglin), les mégalithes du Morbihan… Les finances limitées n’ont malheureusement permis qu’un petit nombre d’acquisitions en réponse aux sollicitations des conservateurs, en voici un exemple  : une monnaie du trésor de Barcus (Pyrénées Atlantiques), – un témoignage exceptionnel de la circulation des monnaies celtibères en Gaule celtique (I er siècle avant notre ère). Développer le mécénat reste un objectif important pour notre association. Enfin dans un cadre plus vaste que le Musée d’Archéologie nationale, notre association se doit aussi de s’intéresser au château lui-même et à son histoire, ainsi qu’au domaine (le parc avec ses jardins et sa célèbre terrasse). www.musee-archeologienationale-amis.fr logues une documentation d’une très grande richesse pour l’histoire de la discipline et les recherches en cours. Le MAN doit aujourd’hui être pensé comme partie intégrante d’un réseau, d’une chaîne de traitement de l’objet archéologique au sein de laquelle le Musée – lieu de présentation ou d’exposition des acquis de la fouille au terme du processus – n’est pas toujours mis en valeur. Des partenariats formalisés comme ceux réalisés avec le Laboratoire d’excellence (LABEX) « Les passés dans le présent  : histoire, patrimoine, mémoire », avec le Consortium « Mémoire des archéologues et des sites archéologiques » (MASA) doivent contribuer à nous replacer sur le terrain de la politique de recherche. Musée ouvert aux chercheurs, le MAN doit aujourd’hui se penser dans un environnement marqué par les attentes nouvelles des publics vis-à-vis des musées en général et de l’archéologie en particulier. Dossier Collections & musées d'archéologie 9



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