Journal des Professionnels n°139 mai/jun 2018
Journal des Professionnels n°139 mai/jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de mai/jun 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Rhéa Marketing

  • Format : (300 x 425) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : les points de presse de l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 N°139 Retrouvez tous les articles et dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr Master DOSSIER BANQUES & ASSURANCES AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE RÉELLE ? POUR UNE ÉPARGNE MIEUX ORIENTÉE VERS LA CROISSANCE DES ENTREPRISES L’entrepreneuriat en France reprend des couleurs avec 591.000 sociétés créées en 2017 (y compris les micro-entreprises), soit 7% de plus qu'en 2016 et le plus haut niveau depuis 2010. Une embellie qui butte sur un paradoxe  : « La France crée beaucoup d'entreprises, mais elles ont du mal à atteindre une taille critique. » rappelle Guy Lalanne, de la direction générale du Trésor. Une analyse confirmée par le ministre de l'économie et des finances, Bruno Le Maire  : « Notre appareil productif est composé pour une large base de petites ou très petites entreprises, mais il manque d'entreprises de taille moyenne. Elles n'ont pas la taille critique pour s'internationaliser et exporter davantage ». LA LOI PACTE POUR FAIRE GRANDIR LES ENTREPRISES Améliorer les performances des TPE-PME et mieux associer les salariés aux résultats des entreprises constituent les deux axes principaux de la prochaine loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) qui sera présentée le 2 mai 2018. Plusieurs thématiques y seront abordées et certaines pistes ont déjà été explorées  : 1) Création & facilitation des transmissions La reprise d'une entreprise par les salariés serait simplifiée en rendant plus attractifs les dispositifs actuels  : abattement sur les droits de mutation, crédit d'impôt lors d’une reprise par une holding…. Les successions-transmissions des entreprises familiales seraient également facilitées et fiscalement allégées. 2) Simplification & assouplissement L'intégralité des démarches des entreprises serait dématérialisée à l'horizon 2022. Les contraintes administratives liées à des seuils fiscaux et sociaux pour les entreprises de 20 ou de 50 salariés seraient déverrouillées et adaptées. 3) Amélioration de la compétitivité à l’international L’effort porterait sur une baisse des coûts de production via une baisse des cotisations TPE ET MONÉTIQUE sociales et fiscales, mais aussi sur des modules de formation délivrés par les CCI ou les écoles de Commerce pour aider les dirigeants de TPE-PME à mieux exporter. 4) Soutien à l'innovation & à la numérisation Une enveloppe, en partie financée par des cessions d'actifs et de privatisations comme la Française des Jeux ou le groupe ADP (ex-Aéroports de Paris), permettrait de créer un fonds de 10 milliards d'E en capital. Selon La Tribune, seuls les dividendes de ces actifs seront disponibles, soit de l'ordre de 200 à 300 millions d'euros par an pour encourager l'innovation de rupture. En outre, les échanges entre le milieu de la recherche et celui de l'entreprise seraient favorisés. Pour exemple, le PACTE proposerait de simplifier « l'implication des chercheurs dans une activité économique liée à leurs travaux de recherche ». 5) Elargissement des formules d'intéressement aux salariés Les dispositifs d’intéressement et de participation seront simplifiés. Les petites entreprises seraient les premières concernées par cette ouverture au « partage de la valeur ajoutée » en faveur des salariés. L'objectif étant de mieux les associer à la marche de leur entreprise. 6) Meilleure orientation de l'épargne des Français Le constat est partagé par la plupart des économistes  : « L'allocation de l'épargne française ne contribue pas suffisamment au financement des entreprises. Notre système fiscal en matière d'épargne encourage l'épargne sans risque et à court terme ». De fait, un récent rapport remis au gouvernement indique que 11% seulement de l'épargne des ménages sont alloués au financement des fonds propres des entreprises. Le reste est placé pour un tiers en assurance-vie, un tiers en livrets d’épargne et le dernier tiers se répartit entre la détention d'actions cotées et l'investissement en immobilier locatif. L’assurance-vie en première ligne Dans les colonnes de La Tribune, les rapporteurs du dossier pointe le fait que les produits d’assurance-vie « liquides à tout moment, avec une garantie en capital, grèvent la capacité des assureurs à investir dans des actifs longs et risqués ». Le projet consisterait donc à permettre aux assureurs de proposer des contrats comportant une garantie en capital au terme de huit ans ou plus. Ce qui permettrait d’orienter davantage l’assurance-vie vers le financement de l'économie réelle. COMMENT CONVAINCRE LES ÉPARGNANTS D'INVESTIR DANS L'ÉCONOMIE RÉELLE POUR FINANCER LE TISSU PRODUCTIF ? Les données sont connues  : fin 2016, sur les 4.765 milliards d’E d’épargne financière détenus par les Français, seuls 20% le sont en actions ou en fonds d’investissement dédiés aux entreprises. Conclusion  : l’épargne des Français se concentre prioritairement sur des produits plutôt liquides, peu risqués et peu rémunérateurs qui ne permettent pas aux épargnants de faire fructifier au mieux leurs économies sur le long terme… et surtout qui ne contribuent pas au financement en fonds propres des entreprises. Influer sur la fiscalité de l’épargne  : les 3 options possibles La fiscalité de l’épargne est un levier majeur pour mobiliser l’investissement des ménages en faveur des entreprises et notamment des entreprises innovantes. Selon Vincent Aussilloux et Christophe Gouardo de France Stratégie, trois options sont sur la table  : Pour une épargne mieux orientée vers la croissance des entreprises L’évolution du modèle bancaire en mode digital Expérience client et nouveaux services La carte bancaire à code crypto dynamique 1) Une réforme globale de la fiscalité de l’épargne Aujourd’hui en France, les dispositifs fiscaux orientent très largement les flux d’épargne vers des placements peu risqués comme l’immobilier, l’assurance-vie principalement investie en titres de dette publique (fonds en euros), ou les livrets d’épargne réglementés. Soit des flux peu favorables au financement d’investissements de long terme. La réponse la plus logique serait donc de modifier l’ensemble des règles fiscales pour « faire en sorte que les placements les plus risqués, notamment vers les entreprises et le capital-risque, aient en moyenne un rendement après impôt plus élevé que les placements moins risqués ». Il s’agirait concrètement de rehausser la fiscalité sur certains produits peu risqués, et d’abaisser la fiscalité sur les plus risqués. Soit une réforme profonde, difficile à mettre en place de façon rapide et radicale. 2) Une refonte de certaines niches fiscales mieux ciblées sur le capital-risque Il existe aujourd’hui des supports d’épargne et d’investissement à fiscalité dérogatoire permettant le financement en fonds propres des jeunes entreprises innovantes. Exemples  : les FCPI (Fond Commun de Placement dans l’Innovation) ou les FIP (Fonds d’Investissement de Proximité) qui permettent à leurs souscripteurs de bénéficier d’une VERS UN DÉVELOPPEMENT DES PRÊTS INTERENTREPRISES Depuis le 25 avril 2016, la loi pour « la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques », dite Loi Macron, prévoit la possibilité pour les entreprises d'être créancières ou débitrices les unes des autres. Qui peut prêter ? Les sociétés par actions ou les sociétés à responsabilité limitée dont les comptes font l'objet d'une certification par un commissaire aux comptes. Qui peut emprunter ? Les microentreprises, les petites et moyennes entreprises ainsi que les ETI. A quelles conditions ? Les prêts ne doivent pas excéder une durée de deux ans. Les entreprises prêteuses ne peuvent effectuer de prêt qu’à titre accessoire de leur activité principale. Elles doivent par ailleurs pouvoir attester d’un « lien économique » justifiant le crédit. Exemples  : Les deux entreprises appartiennent à un même groupement d'intérêt économique ; Les deux entreprises font partie d’un même groupement attributaire d'un marché public ou d'un contrat privé ; L'entreprise emprunteuse est un sous-traitant direct ou indirect de l'entreprise prêteuse ; L’entreprise prêteuse est cliente de l'entreprise emprunteuse ou d'un membre de son groupe. VOUS CHERCHEZ DES SOLUTIONS DE PAIEMENT SIMPLES, INNOVANTES ET EFFICACES. 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C’est bien peu en comparaison de la Grande- Bretagne où « la réduction d’impôt peut atteindre plus de 350.000 E dans le cadre du « Enterprise Investment Scheme ». 3) Une modification à la marge des produits d’épargne traditionnels Les produits d’épargne actuels bénéficient d’une notoriété et de circuits de commercialisation reconnus, difficiles à déstabiliser. Sans remettre fondamentalement en cause leurs avantages fiscaux, des aménagements pourraient être apportés comme  : Le renforcement de l’avantage fiscal associé aux contrats d’assurance-vie investis en partie en capital-risque ; L’élargissement des actifs éligibles aux unités de compte pour y inclure, par exemple, les fonds institutionnels de capital-risque (FPCI) ; L’intégration des participations prises sur des plateformes de crowdfunding dans des produits d’épargne comme le PEA-PME ou l’assurance-vie. Selon l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), l’investissement dans les entreprises rapporte sur une décennie en moyenne 8,7% par an, soit plus que le livret A, les fonds en euros (1,5%), le CAC 40 (3%) ou l'immobilier (5,2%). Nous rencontrer La Rochelle 45-49 av. Jean Moulin 05 16 49 60 27 Rochefort 1 rue Toufaire 05 46 99 98 81 aujourd’hui incompatible avec les critères du crédit bancaire classique. Leur financement requière une prise de risque plus élevée de la part des investisseurs et fait appel à une chaîne de financement, désignée sous le terme de « capitalrisque », qui fait intervenir différents types d’acteurs dont les fonds d’investissement publics et privés spécialisés ou les business angel. L’écosystème du capital-risque en France reste en deçà de son potentiel Selon le site strategie.gouv.fr, en 2015, les montants de capital-risque atteignaient 65 milliards d’E aux États-Unis, 44 MdE en Chine, 4,3 MdE au Royaume-Uni, 2,9 MdE en Allemagne et seulement 1,7 MdE en France. Rapporté au PIB, le poids du capital-risque en France est quatre fois inférieur à celui des États-Unis et de la Chine, et deux fois inférieur à celui du Royaume-Uni et de la Suède. Or, non seulement la disponibilité de fonds en capital-risque permet de financer les projets portés par des nationaux, mais elle est également un puissant facteur d’attractivité pour les porteurs de projet étrangers. Selon le baromètre Compass, 22% des salariés de l’écosystème parisien des startups sont étrangers, contre 53% à Londres, 49% à Berlin et 45% dans la Silicon Valley. Trop souvent, de nombreux jeunes créateurs français préfèrent encore développer leur startup aux Etats-Unis pour bénéficier de son écosystème financier. L’objectif de la France serait donc de quadrupler la taille de son écosystème en trouvant 6 milliards d’E supplémentaires par an. Il suffirait pour cela de faire basculer vers le capital-risque une petite partie des montants investis en livrets d’épargne réglementée (plus de 590 Milliards d’E) ou en assurance-vie (plus de 1.370 Milliards d’E). La BPI, plutôt que des fonds de pension En France, pour soutenir l’investissement en entreprise, la réponse a largement consisté à N°139 Retrouvez tous les articles et dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr développer le financement du capital-risque par des fonds publics, notamment à travers Bpifrance qui co-investit avec les investisseurs privés. L’option BPI se substitue bien à l’absence de fonds de pension ou de fondations universitaires dans le sens où l’horizon temporelle de ces investisseurs est plus lointain que celui des autres acteurs institutionnels  : banques, assurances, fonds généralistes… et que leur capacité à prendre des risques est plus élevée. Le problème, c’est que ces fonds spécialisés sont, en France, de taille limitée  : les plus grands fonds français sont dix fois plus petits que les plus grands fonds américains. Or, selon France Stratégie « Cette fragmentation pose problème pour les levées de fonds les plus importantes, au-delà de la phase d’amorçage, qui sont indispensables pour accompagner la croissance des startups à succès et les garder sur le territoire ». L’ÉVOLUTION DU MODÈLE BANCAIRE EN MODE DIGITAL Comme d’autres industries, les banques et les assurances ont vu leur business model et process fortement impactés par l’arrivée du web. Longtemps protégées par la réglementation, elles sont aujourd’hui « à découvert » face à la déferlante web. Les 4 défis majeurs Parmi les challenges auxquels les banques et les assurances sont confrontées, on peut citer  : 1) L’évolution des clients, plus connectés que jamais pour effectuer leurs opérations au quotidien. Du coup, quelle est la place du conseiller, son rôle, ses opportunités pour approcher ses clients ? 2) Un meilleur accès à l’information et une plus grande culture financière des clients. Selon un sondage du cabinet Deloitte, 32% des Français ASSURANCE DE PRÊT Économisez jusqu’à 10 000 € sur votre crédit immo ! Saintes 38 Cours National 05 46 74 23 54 SANTÉ PRÉVOYANCE AUTO HABITATION ÉPARGNE Angoulême 25 boulevard de Bury 05 45 95 92 98 Bordeaux 19r. Esprit des Lois 05 56 79 07 06 Niort 8-10r. de l’Hôtel de Ville 05 49 77 27 48 Bressuire 17r. René-Héry 05 49 65 31 27 considèrent en savoir davantage que leur conseiller en matière de gestion de budget. 3) L’arrivée de nouveaux entrants qui ont disrupté les rythmes et les rituels des établissements traditionnels, via des tarifs attractifs et des plages horaires accrues. Régulièrement, ces banques en ligne élargissent leurs gammes de produits (épargne, crédit immobilier, prévoyance…) pour fidéliser leur cible prioritaire  : les jeunes actifs plutôt aisés et technophiles. 10% des Français seraient aujourd’hui clients d’une banque virtuelle. 4) L’émergence des Fintech (ou Néobanques) Sans agence et 100% digitales via un smartphone, ces néo-banques proposent en BtoC un compte et une carte de paiement à bas coûts, ainsi que des outils de gestion de patrimoine. Des Fintech BtoB proposent des services financiers comme le transfert de devises en ligne ou l'affacturage dématérialisé. D’autres Fintech, à l'image des plateformes de financement participatif, mettent en relation des porteurs de projets ou des PME avec des investisseurs (crowdfunding, crowdlending ou crowdequity). Sans oublier les Insurtech qui recouvrent les assurances santé 100% digitales ou les assurances collaboratives. Toutes ces néo-banques :  : N26, Revolut, Orange Bank, C-Zam du groupe Carrefour, Anytime, Atom Bank, Morning d’E.Leclerc ou Oney du groupe Auchan…, plus innovantes et agiles que jamais, sont bien décidées à tirer parti du marché florissant du « tout mobile ». D’autant plus qu’elles profitent de la défiance envers le système bancaire générée par la crise financière de 2008, ainsi que de l’assouplissement de la réglementation européenne sur les services bancaires de paiement. A l’instar d’Orange, SFR vient d’annoncer la création de sa banque mobile pour 2018 et Free a déposé le nom de FreeBank avec sans doute la volonté de se lancer. Certes, entre rachat et participation, beaucoup de ces néo-banques rentrent dans le giron apivia.fr Exemple d’économies selon profil de l’emprunteur au 01/04/2018  : pour un couple de 34 ans, employés, non-fumeurs, assurés chacun à 100% en Décès/Incapacité/Invalidité, empruntant 150 000 € au taux de 1,80% sur une durée de 20 ans. Coût moyen d’une assurance proposée par la banque  : 16 800 € sur la durée du prêt (soit un TAEA de 0,99% pour le couple). Coût total de la Garantie Emprunteur de la Macif  : 6 452 € sur la durée du prêt (soit un TAEA de 0,42% pour le couple). JDP_280x180.indd 1 03/05/2018 17:12 Adhérente À 7



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