Journal des Professionnels n°139 mai/jun 2018
Journal des Professionnels n°139 mai/jun 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°139 de mai/jun 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Rhéa Marketing

  • Format : (300 x 425) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : les points de presse de l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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A N°139 Retrouvez tous les articles et dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr 12 Des retombées qui ne sont pas du vent La 25 e édition du traditionnel festival du cerf-volant de Chatelaillon-Plage s’est déroulée du 30 mars au 2 avril. Cette manifestation apparemment anodine est une belle vitrine pour le département et une source de retombées économiques importantes. En effet, en 2017, quelque 70 000 visiteurs sont venus admirer ce spectacle. Un sondage révèle que 53% des festivaliers arrivent de toute la France et 60% ont choisi de se loger sur le territoire rochelais. 23 creuse 50 emplois pour passer du bois à l’électricité Les sites de Bourganeuf et La Souterraine ont été choisis pour accueillir les deux mini-centrales biomasse de production d’électricité et de chaleur (cogénération) et l’investissement de 16 millions d’euros prévus pour développer le projet. Les deux centrales seront alimentées par des plaquettes de bois  : l’électricité est produite par un procédé de gazéification à partir de la pyrolyse du bois qui se consume à 1300 ° sans flammes ; le gaz produit alimentera une génératrice. C’est une technologie connue et utilisée depuis le 18 e siècle. Ce projet « innovant » a fait l’objet de deux appels d’offres par le ministère de l’Ecologie, appels d’offres remportés par une société du Puy-de-Dôme, Combrailles Bois Energie. Enjeu clé de la réussite du projet  : le prix d’achat de l’électricité produite est garanti sur 20 ans par l’Etat (de 137 à 149 E le mégawatt/heure). En plus du rachat de l’électricité, la société compte sur la revente de chaleur au futur pôle viandes local et à des bâtiments publics à La Souterraine. A Bourganeuf, la production de charbon de bois est aussi un débouché envisagé. Chaque centrale prévoit d’embaucher 25 personnes pour assurer son fonctionnement 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Au-delà de l’aspect économique, ces centrales, dont les rejets dans l’air seront strictement contrôlés, utiliseront pour produire une ressource locale et renouvelable immédiatement disponible  : le bois. Le choix de la Creuse pour développer ces deux projets est lié à la proximité de ce combustible. Les bois d’éclaircies, non commercialisés comme bois d’œuvre par les exploitants forestiers, proviendront d’un périmètre de 50 à 60 km autour des unités de production électriques qui prévoient une consommation de 22 000 tonnes chacune par an. La centrale de Bourganeuf devrait voir le jour fin 2018 et celle de La Souterraine un an plus tard. sois ont pris le parti de mutualiser leurs moyens sous forme d’une coopérative. Les veaux seront amenés à la ferme d’engraissement à proximité de leurs exploitations ; ils seront engraissés pendant six à huit mois avant d’être vendus à un abattoir local. Ainsi ce circuit court et vertueux donnera l’opportunité aux éleveurs de valoriser leur production en minorant les coûts. Autre atout du projet  : la garantie de la qualité de l’alimentation fournie car les éleveurs projettent de nourrir les bêtes avec leur propre production de céréales (maïs, blé et colza). Les bâtiments de 5 000 m², équipés de toits en panneaux photovoltaïques, accueilleraient les 800 animaux. Deux salariés assureraient le travail. Un méthaniseur est déjà envisagé pour réutiliser les déchets organiques en énergie, ce qui pourrait intéresser des maraîchers pour chauffer leurs serres. Le projet cherche encore son implantation mais a, d’ores et déjà, reçu le soutien de la Chambre d’Agriculture et de l’intercommunalité. 33 GIRONDE « Bouge ta boite »  : le business conjugué au féminin Le réseau féminin « Bouge ta boite » s’implante à Bordeaux. Trente-cinq entrepreneures se sont retrouvées le 1er mars pour la réunion de présentation. Tous les 15 jours, elles sont appelées à se rencontrer pour partager leurs parcours et développer leur business dans les réunions Bouge Up, à l’heure du déjeuner. Ce réseau s’appuie sur un ou plusieurs cercles par ville, de 10 à 20 femmes issues de secteurs différents et complémentaires. Les prises de paroles se font sur un temps limité pour le point d’étape mais sont aussi l’occasion de partager des problématiques communes et de rechercher des solutions. Créé en Bretagne, en 2016, par Marie Eloy, Bouge ta Boîte se développe en France. Il réunit des femmes entrepreneures indépendantes ou chefs d’entreprises jusqu’à 20 salariés, en s’appuyant sur l’idée que, malgré leur présence à la tête d’entreprise, les femmes ont plus de difficulté à développer leur réseau pour faire du business. Ainsi aujourd’hui, si 38% de femmes sont à la tête de leur entreprise, elles ne sont qu’une sur dix à en vivre correctement. Elles ne sont que 8% dans le secteur des nouvelles technologies et 14% à diriger des entreprises de plus de 10 salariés. Avec Bouge ta boîte, les femmes chefs d’entreprises, les « Bougeuses », se cooptent dans les cercles autour des valeurs d’audace, de bienveillance et d’orientation vers le résultat. Elles s’entraident et se recommandent entre elles pour générer du chiffre d’affaires. Aujourd’hui ce réseau compte 3 600 membres et compte s’étendre à 165 villes d’ici la fin de l’année. 79 deux-sèvres Niort booste les start-up de l’insurtech Lancé le 21 février dernier, l’accélérateur de start-up French AssurTech ouvrira ses portes début mai à Niort. Porté par la communauté d’agglomération et l’association Niort Tech qui regroupe MAAF, Macif, Maif, Groupama Centre Atlantique, Inter Mutuelles Assistance et le Medef départemental, cet outil permettra d’apporter un soutien aux porteurs de projets numériques dans les domaines de l’assurance et de l’assistance. L’objectif est d’accompagner une trentaine de start-up sur trois ans. Dans ce 45 éleveurs jouent collectif pour valoriser leur production bovine Un collectif de 45 agriculteurs (25 exploitations) porte le projet de créer une ferme d’engraissement de leur jeunes bovins à Bonnat. La ferme devrait voir le jour en 2020. Leur objectif  : mieux valoriser leur production bovine en assurant dans de bonnes conditions leur engraissement sur place au lieu de les exporter dans d’autres pays. Aujourd’hui sur 160 000 naissances de veaux, 100 000 sont exportés pour être engraissés en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Tunisie. A l’âge de huit mois le veau est retiré à sa mère pour être engraissé et prendre en masse musculaire grâce à une alimentation spécifique qui lui permet de doubler de volume. Aujourd’hui le manque d’équipement et les marges réduites sont à l’origine de l’exportation massive du jeune cheptel bovin. C’est pourquoi les éleveurs creucadre, un appel à projets est lancé pour accueillir les start-up les plus talentueuses et les plus innovantes dans le secteur de l’auto/mobilité, habitation et gestion de l’habitat, santé et dépendance et silver économie. Trois thématiques seront privilégiées  : Blockchain, Intelligence artificielle et Big Data. À l’issue de la sélection, les entreprises bénéficieront alors d’un programme d’accompagnement gratuit de plusieurs mois. À signaler que d’ici la fin de l’année, cet accélérateur rejoindra des locaux acquis par la communauté d’agglomération près de la place de la Brèche. Ce bâtiment qui accueillera également un hôtel d’entreprises ainsi que de nouvelles formations dans le domaine du numérique (voir par ailleurs) à vocation à devenir la vitrine du savoir-faire niortais en termes de digitalisation. 86 vienne 20 ha supplémentaires pour la zone René-Monory Jean-Pierre Abelin, maire de Châtellerault et président de la communauté d’agglomération, a récemment annoncé que les travaux d’aménagement de la seconde tranche de la zone d’activités René-Monory seraient lancés à l’été prochain. L’agglomération qui héberge le premier bassin industriel du département de la Vienne constate le redémarrage de l’activité économique et souhaite ainsi anticiper les demandes des investisseurs en aménageant une vingtaine d’hectares supplémentaires sur les quarante que compte au total cette zone. Il faut dire que le site attire car il bénéficie d’avantages et notamment celui d’être situé à deux pas de l’échangeur nord de l’autoroute A10 et à proximité de la nouvelle ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux. Afin de répondre favorablement à la majorité des projets, le service économique de l’agglomération a précisé que les parcelles ne seraient pas prédécoupées. En effet, si la majorité des demandes va pour des terrains de 2 500 à 7 000 m², certaines atteignent les 10 000 m². La livraison est attendue avant l’été 2019. L’agglomération va investir autour de 2 millions d’euros pour rendre ces terrains constructibles. Dans le même temps, le territoire devrait lancer dans le courant du mois de mars une enquête afin de déterminer les besoins en immobiliers d’entreprise car aujourd’hui les structures existantes, pépinières et hôtels d’entreprises, affichent complets. Un PPP pour l’Arena Futuroscope Le budget de construction de l’Aréna Futuroscope ne cesse de grimper. D’une enveloppe initiale d’une vingtaine de millions d’euros, le projet a atteint aujourd’hui les 33 millions (HT) après être passé par une étape à 29 millions… De fait, le comité de pilotage en charge de ce dossier privilégie désormais le recours à un partenariat public-privé pour la conception, construction et exploitation de ce site. « Le marché de partenariat présente un bilan plus favorable que les autres systèmes. La répartition des risques entre le Département de la Vienne et le titulaire sera susceptible d’être optimisée. Par ailleurs, l’analyse financière établit que le coût global du projet en marché de partenariat est inférieur au coût en marché global de performance ou en concession », pointent les rapporteurs. Les conseillers départementaux devront se prononcer prochainement sur ce choix de PPP avant le lancement d’une consultation vraisemblablement en juin prochain. Si le partenariat public-privé est retenu, le prestataire engagera quelque 17 ME. Côté public, le conseil départemental abondera à hauteur de 10 millions, l’agglomération de Grand Poitiers pour 5 millions, alors qu’un million viendra du comité national pour le développement du sport. Pour rappel, cette salle de 6 000 places s’étendra sur 9 600 m² de bâti et 5 000 m² d’aménagements extérieurs. L’ouverture est toujours programmée pour 2021. 70 ME pour le Futuroscope  : Entre 2018 et 2022, la Compagnie des Alpes va engager 70,3 millions d’euros dans un nouveau plan de développement pour le Futuroscope. Comme propriétaire du parc, le Département contribuera à hauteur d’1,5 ME de travaux supplémentaires. Au titre des grosses réparations et d’adaptation des systèmes, le conseil départemental prendra à sa charge un budget d’1,8 ME en 2018. En 2017, le chiffre d’affaires du Futuroscope a bondi de 10% pour atteindre 105 ME. 15 ME pour le nouveau collège  : Le 35 e collège du département de la Vienne ouvrira ses portes en 2021. Il sera construit à Vouneuil-sous-Biard, sur un terrain de 3 ha bordant la RD12. Il demandera un investissement de 15 millions d’euros. Les études préalables démarreront cette année. 87 haute-vienne Ça décolle pour Limoges-Bellegarde L’aéroport de Limoges-Bellegarde est dopé par la fréquentation des lignes vers l’Angleterre. En 2017, sa fréquentation repasse au-dessus de 300 000 passagers par an, soit + 6,2%. Cette croissance est soutenue par le trafic des vols charters. Ainsi 180 000 passagers transitant par Limoges se rendent à Londres, Bristol ou Southampton. A noter que la première année d’exploitation de British Airways vers Londres totalise 13 500 voyageurs et s’enorgueillit de très bons taux de remplissage, meilleurs que les lignes au départ de Nantes ou Montpellier. Malheureusement, cette bonne tendance ne s’étend pas aux lignes intérieures  : Paris-Orly et Lyon sont à la peine avec des taux de remplissages à 40% en moyenne. Si les deux allers-retours quotidiens pour Paris et Lyon répondent aux attentes en termes de fréquence et d’horaires, leurs tarifs entre 500 et 600 E les rendent prohibitifs. Les représentants locaux de la municipalité, du département et la CCI, persuadés de leur nécessité, ont donc lancé une procédure de délégation de service public auprès du ministère des transports. L’objectif est de proposer des avions plus confortables et plus grands (30 à 50 places) pour faire baisser les coûts, quitte à envisager de relier plusieurs aéroports locaux pour desservir les destinations parisiennes et lyonnaises. Par ailleurs, sont à l’étude la possibilité d’ouvrir des dessertes vers l’Europe du Sud. Les vols vacances prévus en 2018 vers Malaga (Andalousie) et Palma (Baléares) pourront donner quelques indications sur la pertinence de cette piste. Les destinations au départ de Limoges-Bellegarde  : France  : Paris Orly, Lyon toute l’année, Ajaccio Bastia et Nice en vols saisonniers Angleterre  : Londres Gatwick et Sante, Bristol, Leeds, Manchester, Nottingham et Southampton Destinations vacances 2018  : Cap Vert, Madère et Malaga (Andalousie), Naples et Palerme (Sicile, Faro (Portugal), Heraklion (Grèce), Malte, la Croatie et Palma de Majorque aux Baléares.
85 vendée L’immobilier bat des records en 2017 Selon la Chambre des Notaires de Vendée, 2017 a été une année record pour l’immobilier vendéen retrouvant les niveaux de 2007, d’avant la crise. Les transactions progressent sur tous les marchés  : 10 000 maisons individuelles se sont vendues, 3 000 terrains à bâtir, 2000 appartements anciens et une progression de 20% sur les ventes d’appartements neufs. Le marché des terrains à bâtir est dynamisé par le retour de la clientèle des primo-accédants. Du côté des acheteurs, il est à noter qu’un quart ne sont pas de la région et que 9% des acheteurs sont originaires d’Ile-de-France. La part des acheteurs retraités progresse de 5% soit un quart des acheteurs mais 15% des biens achetés le sont par des moins de trente ans qui, pour 60% d’entre eux, investissent dans des maisons anciennes avec un budget médian de 122 000 euros. Sans surprise, ce sont les secteurs géographiques côtiers et insulaires qui tirent le marché avec un tiers des parcelles vendues et des prix plus élevés (prix médian de 64 000 E pour 58 000 E à la Roche-sur-Yon) mais le bocage Nord et le centre Vendée profitent aussi de la tendance. Le nombre de terrains vendus est en progression de 40% par rapport à 2016. Le prix des maisons anciennes aussi progresse (+1.4%) par rapport à 2016 mais les disparités sont plus fortes sur le territoire vendéen  : les prix augmentant particulièrement sur les zones littorales et frontalières avec la Charente-Maritime (+5%). Le marché de l’habitat collectif (appartements) reste, quant à lui, très localisé  : 90% des ventes se font à la Roche-sur-Yon ou sur le littoral. N°139 Retrouvez tous les articles et dossiers sur www.journaldesprofessionnels.fr Les Herbiers recherchent salariés désespérément ! Aux Herbiers, les entreprises souffrent du manque de main d’œuvre… Salons, annonces, panneaux de recrutement, tout est bon pour trouver les perles rares. Le 15 mars, les 80 entreprises présentes sur le salon du recrutement ne proposaient pas moins de 1000 postes à pourvoir. Avec un taux de chômage à moins de 5% (taux national  : 8%), ce sont les bras et les compétences qui manquent dans le bassin d’emploi. Aux Herbiers, on ne compte pas moins de 17 agences d’intérim pour répondre à la demande des entreprises. Pôle emploi travaille main dans la main avec les entreprises mettant en place des processus de recrutement tournés vers les aptitudes plutôt que sur le CV, organisant des journées d’information et de simulation. Le recrutement par simulation mis en place avec la société K.Line a permis de combler 60 emplois sachant que l’entreprise a recruté 200 personnes sur 2017 et compte en recruter autant sur 2018. Aujourd’hui les entreprises recherchent à l’extérieur du département et À LE REVENUE MANAGEMENT edgirerei ai Da.mulin SALON DE L'EMPLOI BEMERBITRE JEUDI 15 MARS Ma datadm".h.en.d.ladare,etHEMEle. 1400 POSTES à POURVOIR  : TROUVEZ LE VÔTRE ! rxeree organisent des campagnes de recrutement jusqu’en Normandie  : elles sont prêtes à accompagner aux mieux les salariés hors département qui souhaiteraient rejoindre leurs effectifs. Tourisme  : Les îles de Ré et d’Oléron, leaders dans un programme « Revenue Management » de Destination Les partenaires, dont Destination île de Ré et l’office de tourisme de Marennes- Oléron*, appuyés par la start-up C&L Associés, proposent un programme d’accompagnement personnalisé aux hôteliers pour réduire leur dépendance aux agences de voyages en ligne, optimiser leur remplissage et leur politique tarifaire. Les Offices de Tourisme de l’île de Ré puis de l’île d’Oléron et du Bassin de Marennes(un mois après l’île de Ré) ont souhaité participer très rapidement au programme suite à une réunion de présentation qui a eu lieu sur chaque île en présence des hôteliers rétais et oléronais. Ils ont très vite adhéré de manière soudée au dispositif. Ainsi les territoires commencent à mettre en place ce programme auprès de dix hôteliers rétais et de treize hôteliers de Marennes Oléron, qui se sont portés volontaires, grâce à un outil web novateur. L’accompagnement proposé s’appuie sur l’expertise de la starup C&L associés, qui propose un logiciel d’étude des performances et de prévisions pour les hôteliers pour les projeter dans le futur. Bien que les OTAS aient été largement décriés lors de la conférence de présentation aux médias de cette innovation, qui s’est tenue à Ars-en-Ré le 13 avril, l’objectif n’est pas pour les hôteliers de ne plus travailler avec eux, mais plutôt de leur permettre de maîtriser leur stratégie de commercialisation et de distribution, afin de réduire leur dépendance aux OTAs, réduire les commissions reversées, et augmenter leur chiffre d’affaires et leur rentabilité. Stéphane Villain, président de Charentes Tourisme, a précisé que c’est la première fois qu’une telle démarche est appréhendée à l’échelle d’un territoire entier, la solidarité et le partage de données étant essentiels à sa réussite. Son élaboration associant l’innovation, l’expertise d’écoles et sa mise en œuvre dans le cadre d’un accompagnement personnalisé dans les Charentes en font un projet unique en France. L’école du Groupe Sup de Co, La Rochelle School of Tourism & Hospitality, a été à l’origine du lancement de ce projet avec la startup C&L auprès de Charentes Tourisme, puis c’est Stéphane Donnat qui a fédéré le collectif qui se déploie à l’échelle des Charentes. Un marché complexe qui échappe aux acteurs locaux Les hébergeurs ont largement confié leur distribution à des intermédiaires dans les années 1990- Le programme Revenue Management de Destination est très collaboratif entre tous les acteurs du territoire. 2000, les fameux OTAs (Online Travel Agency), tels Booking.com. Ils ont ce faisant perdu partiellement la maîtrise de leur stratégie commerciale, devant dépendants de ce dispositif, et tributaires, pour gérer leur tarification, d’un système qui encourage la confrontation promotionnelle et donc la baisse des tarifs. Nombreux sont les hôteliers et propriétaires de meublés de tourisme à interpeller les acteurs institutionnels du tourisme sur la part croissante des commissions reversées aux Booking, Expédia et autres intermédiaires. Destination île de Ré tout comme l’Office de Tourisme Marennes-Oléron ont souhaité être leaders de ce projet, comme l’a expliqué Gisèle Vergnon, directrice générale de l’office de tourisme rétais, pour favoriser les retombées économiques directes sur le territoire, sans intermédiaire, et répondre aux demandes de leurs partenaires, nombreux à exprimer le besoin de faire évoluer leur stratégie de vente. Les institutionnels du tourisme souhaitent privilégier la vente en circuits courts et développer l’emploi local. On peut en effet espérer d’une telle démarche que les recettes supplémentaires soient réinjectées sur le territoire. Un outil prédictif, permettant d’agir efficacement C&L propose des solutions pointues de consolidation des données hôtelières anonymes des confrères hébergeurs du territoire et d’analyse des segmentations et origines de réservations pour limiter la dépendance, en temps réel pour ajuster en direct les stratégies de vente, et en projetant les performances sur 120 jours à venir pour la gestion des tarifs. Le partenariat créé avec les acteurs du territoire a aussi vocation, à long terme, à faire émerger des innovations technologiques et organisationnelles afin d’améliorer la vision de marché, pour in fine plus de retombées économiques sur la destination. Un accompagnement personnalisé Jean Perez Siscar, président de Côté Thalasso île de Ré, établissement dans lequel s’est tenue la conférence de presse, a souligné l’importance à ses yeux de l’immersion et de la solidarité territoriale. Il attend beaucoup de l’accompagnement personnalisé faisant partie du dispositif, qui comprend la formation de l’hôtelier, l’analyse de son Site Internet, des réunions régulières de restitution des informations, la mesure des actions mises en place, etc. Il table sur une progression forte de son chiffre d’affaires dès cette année 2018. Côté Thalasso entend utiliser au mieux de ses besoins les OTAs, en réduisant leur part dans son chiffre d’affaires, sans pour autant s’en passer. Si le déploiement se fait aujourd’hui à l’échelle des Charentes pour permettre aux hôteliers de réinvestir et améliorer la qualité de leur offre, l’ambition est nationale, le modèle étant déclinable à d’autres secteurs (campings, locatifs, etc.) et reproductible vers d’autres solutions pour booster l’activité des acteurs touristiques. Nathalie Vauchez Le coût pour l’hôtelier est de 40 E par mois, il s’engage pour un an et doit transmettre ses données.Le collectif des « Institutionnels » contribue au financement global à hauteur de 30 000 E. C’est vendre le bon produit, au bon client, au bon prix, au bon moment et via le bon canal de distribution (Robert G. Cross 1997). Le point de départ des actions de revenue management est l’analyse de la demande passée et actuelle afin de prédire la demande future effective, en prenant en compte les différents segments de clientèle. * L’office de tourisme Destination Ile de Ré, l’office de tourisme de l’île d’Oléron et du Bassin de Marennes, l’IAE La Rochelle, La Rochelle School of Tourism & Hospitality (Ecole du Groupe Sup de Co La Rochelle), le SYNHORCAT Poitou-Charentes. ** Hôteliers de l’île de Ré et d’Oléron volontaires pour mettre en place une démarche de « Revenue Management »  : Ile de Ré  : Atalante-Relais Thalasso île de Ré, Le Richelieu, Côté Thalasso, La Maison Douce, Villa Passagère, Hôtel les Gollandières, Les Bois Flottés, Le Peu Breton, le Clos des Pins, et Sea Green-Les Grenettes en cours. Ile d’Oléron  : Atlantic Hôtel, Face aux Flots, Hermitage (en cours), Hôtel les Pins (en cours), Le Coureau, Le Grand Large (en cours), Le Nautile, Le Terminus, Les Jardins d’Aliénor, L’Océane, Motel Île de Lumière, Novotel Oléron, Hôtel Mer et Forêt (en cours). N. Vauchez À 13



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