Jouets de Collection n°17 aoû à nov 2007
Jouets de Collection n°17 aoû à nov 2007
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°17 de aoû à nov 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 32 Mo

  • Dans ce numéro : le « Coupe-Vent » du PLM.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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En 1894 l’ingénieur en chef Baudry crée le type 220 série C21 à C60. Elles ont, pour la première fois, un carénage avant en forme de proue de navire, ce qui leur vaut le surnom de « Coupevent » ou de « Compound à bec ». En 1898 de nouvelles locomotives série C sont engagées, les « Grosses C », formant la série C61 à C180, et elles sont les premières locomotives françaises vraiment très puissantes, capables d’assurer un service Paris-Marseille à la vitesse commerciale de 87 Km/h avec des trains de 200 à 300t. A partir de février 1904 elles ont les honneurs d’une mise en tête du fameux train « Côte d’Azur Rapide ». Ces locomotives sont éclipsées dès les années 1910 par les Pacific qui ont un essieu moteur de plus qu’elles, et reléguées au service des trains express puis omnibus au lendemain de la Première Guerre mondiale. Elles restent en service jusqu’en 1936, trouvant une fin discrète loin de la gloire connue dans les gares de la Côte d’Azur. Jean Schoenner  : fabricant de jouets allemand, et amoureux de la Coupe-Vent française. La Coupe-Vent Schoenner ? C’est, tout simplement et en toute modestie, la locomotive-jouet la plus recherchée au monde, et la plus chère... Jean Schoenner fonde sa firme en 1875 à Nuremberg et, pour commencer, il fabrique surtout des lanternes magiques et des machines à vapeur fixes, ce qui donne à la production de cette firme une orientation plutôt de type jouets scientifiques et de qualité mécanique, et non de type jouets bas de gamme et courants en fer-blanc. En 1887, cédant au courant de la mode et à une demande sans doute exprimée par la clientèle, il produit un train à vapeur vive, ceci donc bien avant Märklin. Par la qualité et la beauté de ses jouets, la firme Schoenner prend de l’importance, puisque les chiffres de production sont, pour 1888, de l’ordre de 57.000 jouets, et de 300.000 jouets pour l’année suivante, Ci-dessus et ci-dessous  : Les deux côtés de la « Coupe-Vent » Schoenner vendue en 1994, lors de la deuxième vente Petiet à Drouot, à Paris, pour 200.000 francs. La peinture a souffert, sans doute, du fait d’une utilisation effective de cette locomotive avec sa chauffe à l’alcool. La locomotive est en état d’origine et complète. Elle est partie dans une collection suisse de réputation mondiale. 8 - Trains et accessoires - Jouets de collection nº 17
Ci-dessus  : La « Coupe-Vent » Schoenner, d’après le catalogue Bassett-Lowke de 1903. avec un personnel considérable pour l’époque et pour ce genre d’industrie, puisque comprenant pas moins de 250 ouvriers. Schoenner se fait vite une réputation de producteur de jouets exceptionnels et luxueux, réputation qui aujourd’hui est toujours vivante sur le marché de la collection. Dire d’un jouet, d’un air entendu  : « C’est du Schoenner ! » donne aussitôt une aura de mystère et de beauté à un jouet proposé à la vente, ce qui fait que, assez souvent, cette affirmation n’est pas fondée… Les trains à grand écartement, tout particulièrement, sont superbes et très recherchés des collectionneurs actuels. De splendides automobiles et d’impressionnants bateaux sont produits. La dernière mention de la firme sur les registres de Nuremberg est valable pour l’année 1905, ce qui laisserait supposer que la firme a fermé en 1906, donc bien avant le début de la Première Guerre mondiale, et non à cause de cette guerre contrairement à ce qui est parfois affirmé ou écrit. La Coupe-vent Schoenner. Ce jouet exceptionnel paraît sur le catalogue de 1902 de la firme allemande, mais se retrouve aussi sur un certain nombre de catalogues de firmes étrangères importatrices de matériel allemand, comme celui de la firme anglaise Bassett-Lowke qui a une clientèle d’amateurs adultes. Le jouet est donc très connu à son époque, mais peu de personnes ont les moyens de l’acheter. La locomotive est, comme la vraie, du type 220. Elle est à vapeur vive et chauffe à l’alcool, et elle reproduit les locomotives dites « Coupe-Vent » de la compagnie française du Paris-Lyon- Méditerranée (PLM) série C N°21 à 60 conçues par l’ingénieur Baudry et construites entre 1894 et 1896. Bien que portant le numéro C-66, la locomotive est bien dotée d’un carénage de boîte à fumée et de cheminée à un seul pan type C-21 à 60, et non à deux pans type C-61 à 180. La locomotive est un beau jouet en tôle d’acier, laiton, bronze et fonte peints en vert et noir, avec des filets jaunes et noirs. La longueur de la locomotive est de 51 cm, et celle du tender de 29,5 cm. Sa chaudière est en laiton, et quelques locomotives ont eu une chaudière non peinte. La chaudière a un brûleur à alcool, un niveau d’eau, une soupape de sécurité, et tous les équipements nécessaires. Les cylindres sont à double effet avec distribution à tiroirs, et la commande de régulateur et l’inversion de sens de marche se font depuis la cabine. L’échappement se fait par la cheminée, comme pour les locomotives réelles. Produite à très peu d’exemplaires, la « Coupe-vent » Schoenner disparait du catalogue en 1906. Un prix exceptionnel pour un jouet de collection exceptionnel. Le prix atteint par une « Coupe-Vent » Schoenner mis sur le marché international de la collection, lors de la seconde des grandes ventes Petiet organisée à l’Hôtel Drouot en Décembre 1994 avec Gilles Scherpereel comme expert et Clive Lamming comme auteur du catalogue, a été de 200 000 frs français, soit plus de 30 400 Euros. Les dix plus grands collectionneurs du monde de jouets anciens étaient présents, car l’apparition d’une telle pièce est très rare, et ne se produit qu’une ou deux fois dans la vie d’un collectionneur. Si l’on veut une « Coupe-vent » Schoenner, il faut la saisir à tout prix, car une telle offre ne se fera pas avant vingt ou trente ans… Les prix ont monté très rapidement, et aucun enchérisseur n’était freiné par l’état de la locomotive qui avait pour seul défaut d’avoir beaucoup d’éclats dans la peinture. La locomotive était toutefois complète et avec un tender en bon état, ayant mieux survécu aux atteintes du temps. Et l’on n’avait pas le choix, puisque la dernière Coupe-vent Schoenner présentée dans une vente était celle du grand collectionneur Antonio Gansanti-Coluzzi, vendue par Christie’s à Londres en 1989, à South Kensington, pour la somme de 19500 Livres Sterling, soit l’équivalent d’un peu plus de 200 000 Francs de l’époque, mais, il est vrai, dans un état de restauration complète. Il est à noter que l’estimation était de 20.000 à 30.000 Livres, donc le modèle s’est vendu au prix de l’estimation basse. Pour en revenir à la locomotive de la collection Henri-M. Petiet, moins belle en apparence mais totalement authentique, la rareté est une explication de ce prix qui atteint, à peu de chose près, celui de la vente de Londres, et c’est la rareté qui a fait accepter un état plus discutable. Toutefois la légende du jouet comme de la locomotive réelle est venue s’ajouter pour faire monter le prix. Si l’on admet que l’état de conservation compte énormément, il est vrai qu’il faut aussi admettre que la peinture des jouets à vapeur vive et chauffe à l’alcool peut souffrir de brûlures de fl ammes incontrôlées. De ce fait, beaucoup de ces jouets ont été repeints, ce qui leur enlève de la valeur. Un état strictement d’origine reste le critère le plus apprécié des collectionneurs. Mais, à Londres, on avait un magnifique jouet entièrement restauré et à Paris on avait ce jouet en état d’origine non restauré. Où était, tout compte fait, la pièce de collection la plus désirable ? Jouets de collection nº 17 - Trains et accessoires - 9



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