Jouets de Collection n°15 avr/mai 2007
Jouets de Collection n°15 avr/mai 2007
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°15 de avr/mai 2007

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 49,7 Mo

  • Dans ce numéro : les trains Edobaud... massifs et exotiques.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Figurines Ci-dessus  : buste en terre cuite, casque peint en doré, signéL. Lavratte (la lettre L doit être celle du modeleur). H 13x 13 cm. Collection personnelle. A droite  : magnifique casque de pompier en laiton, avec son plumet rouge et son cimier noir et son aigle aux allures impériales, sa visière aux 2 haches entrecroisées, accompagné d’un petit sujet Quiralu. Collection et photo Didier Rolland. 32 - Figurines - Jouets de collection nº 15 Les POMPIERS de Nanterre Qu’a-t-il bien pu arriver à ces pauvres « Pompiers de Nanterre », pour que l’on se moque ainsi d’eux ainsi durant plusieurs décennies, alors que nul incident professionnel n’avait entaché leur réputation ? Au 18e siècle, les incendies étaient éteints à l’aide de seaux en bois remplis d’eau, que chacun se passait de mains en mains, en faisant la chaîne. En 1810, l’ambassade d’Autriche à Paris s’embrase lors d’une soirée donnée en l’honneur du mariage de Napoléon 1er et de Marie-Louise d’Autriche. L’épouse de l’ambassadeur Autrichien, le prince de Schwartzenberg, y périt, brûlée vive lors de cet incendie. Le sang corse de l’Empereur des Français ne fit qu’un tour. Il ordonna la création du corps des sapeurs pompiers en 1811. La circulaire du duc de Montesquiou, dès 1815, établit les principes d’organisation des pompiers par un encadrement militaire. Nommé par le préfet, les pompiers devront s’engager bénévolement pour une durée de cinq ans. En échange, les engagés seront exemptés du service militaire dans la Garde Nationale et les frais de matériels et d’uniformes incomberont aux municipalités. « En 1848, la défection de la Garde Nationale, contribue au renversement du roi Louis Philippe ». Les pompiers volontaires perdent le privilège de l’exemption du service et c’est lors de la fréquentation assidue de cette Garde Nationale qu’ils contacteront le goût immodéré des banquets, des filles et des fanfaronnades dans leurs beaux uniformes. Le casque de pompier. « Un casque de pompier, ça fait presque guerrier » … Ce casque fut l’un des beaux couvre-chefs militaires qui furent créés sous Napoléon III. Plus décoratif que fonctionnel, il était haut d’une quarantaine de centimètres, formé de deux coquilles en laiton boulonnées, avec apposé sur le devant une plaque estampée d’un coq aux ailes déployées protégeant des épis de blé. La visière mobile était ornée de deux haches de sapeur entrecroisées, encadrées par des feuilles de chêne. Les Textes et photos de Philippe Guillotel (sauf mention contraire)
pattes latérales, enjolivées par un décor d’écailles étaient fixées à la visière par des boulons permettant à celles-ci de se lever où de s’abaisser sur les côtés du visage. L’intérieur était garni de cuir, ceignant le front et fixant ainsi le casque sur la tête, alors que des liens de couleur noire, aux extrémités des pattes latérales, se nouaient sous le menton. C’est ainsi que le casque était maintenu sur la tête, n’excluant nullement les décentrages et les glissements latéraux, lors de la manœuvre syncopée de la pompe à bras ! Sur le côté droit, un logement maintenait un plumet rouge en position verticale, tandis que sur le cimier s’enroulait une épaisse chenille, noire pour les officiers et rouge pour les sapeurs pompiers. Comment ne pas se sentir fier, sous ce « casque luisant » ? Nanterre, 10 minutes d’arrêt. La première ligne de chemin de fer, Paris St-Germain, fut mise en service en 1837. Ce petit train de plaisirs crache ses bouffées de vapeur beaucoup plus haut que les arbres, pour aller se fondre avec les nuages dans le ciel bleu. Grâce au train, il est possible d’aller passer une journée à la campagne, et de revenir à Paris, en une seule journée ! La placidité des vaches à découvrir les parisiens, n’a d’égale que la curiosité des voyageurs à regarder les vaches brouter, donnant ainsi le ton aux nouveaux échanges culturels « citadino campagnards » ! A l’arrêt de la gare de Chatou, descendent des hommes chapeautés de feutres noirs à larges bords, le cou ceint d’une cravate noire nouée mollement, à la Lavallière. Ils serrent d’une main la taille de jeunes femmes rieuses, tandis que l’autre agrippe fermement la poignée de la boite de peinture- chevalet, signe inéluctable de reconnaissance des peintres du dimanche. Peu après, vient une autre gare, celle de Nanterre, où descendent de joyeux drilles, accompagnés de jeunes femmes peu effarouchées, qui, narquoises, viennent assister à la fête du couronnement de la « Rosière », rite qui se perpétue à Nanterre depuis 1818, ponctuellement, chaque dimanche de Pentecôte. Aux ardeurs du soleil matinal répondent les échos d’une musique martiale qui incite à suivre la foule dans les rues pavoisées de drapeaux multicolores. C’est devant l’Hôtel de Ville que Mr le Maire et Mr le Curé, encadrent la nouvelle « Rosière », rougissante, vêtue de blanc, qui hoche sa tête couronnée de roses blanches, aux accents percutants et virils des Pompiers de Nanterre. Les pompiers musiciens de Nanterre sont tous présents, alignés, canalisant leurs souffles vers les circonvolutions cuivrées de leurs clairons, le cœur battant à l’unisson des tambours. Les casques, haut perchés sur la tête, se renvoient mutuellement les rayons du soleil. Mais la magnificence de ces couvre-chefs détonne avec la complexion rougeaude de ces visages, aux grands buccinateurs gonflés d’air, qui semblent déposés au hasard sur des corps si différents, comme dans le jeu de la tête et des jambes. Ces sapeurs pompiers musiciens sont loin d’être calibrés comme leurs confrères parisiens. Tous ces petits, ces moyens, ces grands, ces maigres, ces ventripotents, sont si serrés dans leurs uniformes inappropriés que le public commence à sourire, puis à rire, de voir s’exhiber une garde d’honneur si mal fagotée. Parmi les badauds venus de Paris se réjouir à la fête de la « Rosière », se trouve un parisien, un railleur professionnel du nom de Burani, dont le métier est d’écrire et de chanter des chansons. Les pompiers de Nanterre l’enchantent et le soir, dans le train hoquetant, il commence à mixer dans sa tête rimes et couplets qui bientôt deviendront la chanson à succès  : « Les Pompiers de Nanterre ». Ci-dessous  : Une image publicitaire d’un marchand de chaussures. Ce sont des enfants qui interprètent les rôles du Maire, de la Rosière, du pompier et du garde champêtre. Collection et photo Noël van Overbecke. Ci-contre  : Illustration extraite d’un livre pour les enfants, un défilé de pompiers en grande tenue dans la campagne. La borne kilométrique indique Paris-Nanterre 20 Km. Collection Dominique Maggioli Jouets de collection nº 15 - F igurines - 33



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