Jouets de Collection n°1 jun/jui/aoû 2004
Jouets de Collection n°1 jun/jui/aoû 2004
  • Prix facial : 9,50 €

  • Parution : n°1 de jun/jui/aoû 2004

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : LR Presse

  • Format : (230 x 290) mm

  • Nombre de pages : 76

  • Taille du fichier PDF : 44,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'âge d'or des années 50.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Une petite 020 Trix en 00 de l’immédiat après-guerre, sur sa voie caractéristique à 3 rails isolés permettant de faire circuler indépendamment 2 locomotives. puis l’écartement III (75 mm) jusqu’au 0 (32 mm) qui fut le plus exploité jusqu’à la dernière guerre. Le catalogue Märklin de 1909 offrait ainsi un choix de matériel dans les 4 écartements usuels à l’époque  : III, II, I et 0. 1921  : naissance du petit écartement Si l’Allemagne se plaçait en tête déjà pour la production du train jouet, c’est en Grande-Bretagne que naquit vers 1920 l’idée d’un rapport de réduction plus petit que le 0, idée qui devait donner naissance au H0 utilisé universellement à l’heure actuelle. 1921 fut l’année décisive pour la naissance de ce nouveau rapport de réduction. Un modéliste anglais, M. A. Stewart-Reidpath, directeur de la firme du même nom, commença à développer une nouvelle gamme de matériel ferroviaire miniature pour laquelle il adopta d’abord l’échelle de 3/16 de pouce par pied (= 1/64 e), mais abandonna bientôt ce rapport au profit du 3,5 mm par pied, soit 1/87 e avec un écartement de voie de 15,8 mm (5/8 de pouce). Indépendamment, la même année, M. Bassett- Lowke, de la grande firme britannique de Northampton, spécialisée dans les maquettes en tous genres, demanda à un éminent modéliste ferroviaire, M. Henry Greenly, d’étudier la possibilité de lancer sur le marché un nouveau train jouet, dont l’échelle devait être environ la moitié de celle du zéro. La fabrication de ce train qui devait fonctionner avec un mouvement d’horlogerie fut confiée à la firme Bing (Allemagne) qui, de même que Märklin, participait déjà au programme de fabrication de Bassett-Lowke, pour les grands écartements. L’écartement choisi pour le petit train Bing était de 5/8 de pouce comme celui adopté par Reidpath, mais le matériel était trop gros par rapport à l’écartement. L’ensemble commercialisé en 1923 comportait une loco du type 120, trois wagons et quelques accessoires  : gare, tunnel, signaux, le tout grossièrement réalisé en tôle embou- tie et reproduisant du matériel de style anglais. Il semble que ce train qui remporta un certain succès, représente la première fabrication de série de train jouet roulant sur de la voie à un écartement égal à la moitié de celui pratiqué pour le 0. M. Greenly qui fit autorité en matière de chemins de fer modèles, commença alors, dans le souci de voir observer une échelle standard, à recommander l’échelle de 4 mm par pied, soit 1/76,2, avec la voie de 16 mm (ce qui pour la voie réelle de 1,435 m correspond à un rapport de réduction de 1/89,7). Ces rapports furent englobés sous la désignation « double 0 » (00), mais on comprend mal pourquoi fut choisi un écartement de voie de la moitié du 0 alors que les techniques de l’époque ne permettaient pas la fabrication en série de matériel roulant à une échelle correspondant à cet écartement. (Il n’était pas possible notamment de construire à l’époque des moteurs de puissance convenable sous un volume suffisamment réduit). Cette condition eut pour résultat l’adoption d’écartements de voie les plus divers, allant de 15,8 à 19 mm. Märklin présente même dans son catalogue de 1932 un train Liliput à mouvement d’horlogerie, dit « 00 », avec un écartement de 26 mm ! La bataille des petits écartements Dans les années 1922-25, les modélistes en Angleterre commençaient à utiliser l’échelle de 3,5 mm lancée par Reidpath, pendant que Bing développait d’autres trains en 00 (= selon les normes de Greenly). En France, en 1924, JEP mit en fabrication son fameux « Train Mignon ». Ce train en 00, avec un écartement de voie de 18 mm est, à notre connaissance, le premier à cette échelle qui ait été fabriqué en France. Il était proposé sous trois systèmes  : mécanique ou réseau 3 rails avec loco 120 type vapeur, et réseau 2 rails électrifié par fil trolley, avec une loco électrique à deux essieux. En Angleterre, à la même époque, une revue nouvellement créée, Model Railway News, établit la liaison entre les modélistes et bientôt la discordance dans le domaine des modèles « moitié 0 » devint évidente. Le magazine baptisa cette divergence « la bataille 52 - Pages d’histoire
des écartements », à l’instar de la célèbre controverse qui avait opposé 100 ans auparavant les partisans de Stephenson à ceux de Brunel. Dans des articles et des lettres, M. Stewart Reidpath argumentait que l’échelle de réduction devait correspondre à l’écartement et que le matériel 00 dont l’écartement était de la « moitié du 0 » (half-0 en anglais) devait par conséquent être construit à une échelle correspondant également à la moitié du 0, soit 3,5 mm par pied (« 0 » = 7 mm par pied). Les productions de Reidpath étaient offertes à cette échelle. Henry Greenly quant à lui défendait ses idées et persistait à dire  : « Il faut grossir les détails afin de rendre le matériel exploitable par l’amateur le moins averti. » Dans son livre Model Railways, paru en 1924, il publia un tableau des échelles et écartements, inscrivant le 00 comme ayant un écartement de 15,8 mm et une échelle de 4 mm par pied. Il ne mentionnait pas l’échelle de 3,5 mm par pied, et ne citait aucun écartement « half-0 », bien que du matériel modèle à l’échelle de 3,5 mm par pied fût disponible à l’époque. En 1926, dans le but de faire le point sur le différend existant, Model Railway News demanda à ceux de ses lecteurs qui travaillaient dans le petit écartement de lui communiquer leurs normes. Les réponses étaient les suivantes  : 106 amateurs utilisaient l’écartement de 15,8 mm avec l’échelle de 3,5 mm par pied (matériel Reidpath). 13 amateurs utilisaient l’écartement de 19,0 mm avec l’échelle de 4,0 mm par pied. 2 amateurs utilisaient l’écartement de 16,5 mm avec l’échelle de 4,0 mm par pied. L’écartement avec l’échelle correcte venait donc nettement en tête à ce moment. Malheureusement une certaine confusion régna par la suite, due probablement aux exigences de la fabrication de série pour le marché du jouet, et aussi au tableau incomplet publié dans le livre de Greenly qui, à l’époque, était le seul ouvrage de grande diffusion en langue anglaise sur le modélisme ferroviaire. Origine de l’appellation H0 L’expression « half-0 » (moitié du 0) avait été utilisée par Reidpath et différents auteurs, mais non en tant qu’appellation propre. C’est dans un numéro de Model Railway News, de décembre 1926 que le modéliste A.R. Walkley – qui d’ailleurs fut un collaborateur de la firme Reidpath – baptisa pour la première fois l’échelle de 3,5 mm par pied avec l’écartement 16 mm du 00  : « écartement Half-0 ». Dans le même numéro, la revue Model Railway News elle-même employa l’expression « Half-0 » comme appellation propre dans des titres d’article. A partir de ce moment, l’expression H0 désignera un système bien défini, alors que l’appellation 00 – qui aurait dû dès lors être réservée au seul rapport 1/76 e sur voie de 16 mm – sera encore longtemps employée de façon très générale. Ce n’est que la normalisation officielle – intervenue en Europe seulement après la deuxième guerre mondiale – qui mit un point final à la confusion. En Angleterre, le 00 (1/76 e sur voie de 16,5 mm) eut finalement la préférence et la garde encore à l’heure actuelle, aussi bien des modélistes que de l’industrie (Airfix, Hornby, Triang) tandis que le H0 s’imposa sur le continent et aux Etats-Unis. Le petit gabarit du matériel des chemins de fer britanniques explique sans doute la préférence des amateurs anglais pour le 00 qui permet une réduction moindre. Certains modélistes « 00-nistes » scrupuleux ont d’ailleurs cherché à mettre en accord l’écartement avec l’échelle du 1/76 e en adoptant une voie de 18 mm ; ce système a été normalisé en Angleterre sous l’appellation EM. (Voir également la très intéressante étude « Echelles et écartements » faite par M. Lanceplène dans les n°257 et 258 de Loco-Revue). Aux Etats-Unis Outre-Atlantique, quelques modélistes utilisèrent les échelles 00 et H0 aussi tôt qu’en Angleterre, mais le H0 fut réellement introduit en 1934 par un article paru dans un des premiers numéros de Model Railroader, sous la signature de Georges Stock, de Philadelphie qui s’était construit un réseau à cette échelle. L’article était titré à tort « 00 », mais traitait bien de l’échelle actuelle H0. Un peu plus tard, un certain professeur Allen Lake Rice rendait le H0 populaire en Amérique par ses articles publiés dans Model Railroder, sous le pseudonyme Eric La Nal. Le 00 était également utilisé aux USA où il fut relativement tôt normalisé avec un écartement de 19 mm. Sa popularité n’égalait cependant pas celle du H0 et il disparut pratiquement après la deuxième guerre mondiale par le manque de voie de 19 mm. Les châssis moteurs de la firme anglaise Stewart- Reidpath furent les premiers disponibles pour le H0 et le 00 en Amérique et les normes NMRA de roulement sont un développement quelque peu modifié des essieux et roues Reidpath. SLR 700 Märklin  : un des premiers modèles Märklin en 00, datant de 1936, inspiré du prototype américain « Commodore Vanderbilt », déjà reproduit par Märklin en 0 et en 1. Pages d’histoire - 53



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