Intelligence Magazine n°2 jan/fév 2015
Intelligence Magazine n°2 jan/fév 2015
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 31,1 Mo

  • Dans ce numéro : les pouvoirs extraordinaires du corps humain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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56 INTELLIGENCE MAGAZINE DEMAIN AVENIR mai 1975. Ses missions sont multiples, telles que l’astrophysique, l’exploration du système solaire, l’observation de la terre et le développement de lanceurs, sans oublier les vols habités et les télécommunications spatiales. Elle participe aussi à la Station spatiale internationale. Le siège est à Paris et la France et l’Allemagne sont les plus grands contributeurs. VOLS TOURISTIQUES : VRAIMENT ? Cela ne se sait pas toujours, mais ce sont les Russes qui sont à l’origine de cette idée. Et il ne s’agit pas ici de la chienne Leila ou des premiers singes en vol dans l’espace. Le manque d’argent provoque souvent une obligation à chercher des solutions et à faire preuve d’imagination. Or c’est l’absence de moyens budgétaires qui a poussé les responsables du programme spatial russe à rechercher de nouvelles sources de financement dans les années 90. DÉFINITION D’UN VOL DANS L’ESPACE Il est couramment admis qu’un vol dans l’espace doit dépasser ce que l’on nomme la ligne de Karman, soit 100 kms au-dessus de la surface de la terre. A cette altitude, l’atmosphère se raréfie énormément. 1. Il est possible de participer à un vol orbital, soit plus de 7.7 kms par seconde ce qui permet de rester en orbite. Cela correspond notamment aux voyages menant à la station internationale. 2. Un vol suborbital, moins onéreux : l’engin est propulsé de façon très rapide et retombe ensuite vers la terre. Pendant quelques minutes où l’avion est en chute libre, les passagers de l’engin sont en apesanteur. Au fur et à mesure de la décélération et du retour dans une atmosphère plus dense, le phénomène disparaît. DEUX TYPES DE « TOURISME SPATIAL » 1. Le séjour L’exemple le plus connu est le séjour proposé dans la station spatiale internationale qui demande un réel entraînement, digne des cosmonautes ou presque. L’Agence spatiale fédérale russe est à ce jour la seule à fournir ce type d’offre. Pour partir ainsi dans l’espace et à bord d’un vaisseau Soyouz, il faut être à même de débourser entre 20 et 30 millions de dollars. 2. Le vol suborbital Il s’agit ici de passer quelques minutes en apesanteur. Evidemment, ce type de vol est nettement moins coûteux que le précédent, et c’est le créneau de Virgin Galactic. De deux à cinq heures de vol pour environ 5 minutes en apesanteur. Un candidat en bonne forme ne doit s’entraîner que quelques jours et peut ainsi tenter l’expérience pour environ un quart de million de dollars. UN ENTRAÎNEMENT NÉCESSAIRE Un astronaute ou une personne lambda souhaitant se rentre sur la station orbitale doit suivre un entrainement poussé. Les premiers astronautes étaient pour la plupart d’anciens pilotes de chasse, qui avaient l’habitude de supporter les accélérations intenses inhérentes à ce type de vol. Aujourd’hui, les conditions sont différentes car les accélérations sont moins dures à supporter. A titre de comparaison, les premiers devaient être à même de supporter des accélérations équivalentes à presque 15 fois la pesanteur terrestre, soit environ 15 kilos ce
qui n’est pas donné à tout le monde. Aujourd’hui, en navette spatiale, ces accélérations sont inférieures à 5 grammes. Le fameux G est une unité d’accélération qui correspond à l’accélération de la pesanteur à la surface de la terre. Utilisée en automobile, dans les parcs d’attraction, et bien entendu en aéronautique. LES NOUVEAUX CONQUÉRANTS DE L’ESPACE > Vols orbitaux De 2001 à 2009, quelques heureux nantis ont ainsi pu partir quelques jours dans la station spatiale internationale en déboursant de 10 à 35 millions de dollars. Dans ce cas, il s’agit de véritables vols dans l’espace. LES 7 PIONNIERS BIENHEUREUX Ils ont tous payé cher pour ces vols orbitaux et ont également dû travailler dur durant l’entraînement : - Le premier, Dennis Tito, est américain. Ce millionnaire est un passionné de l’espace depuis toujours et a travaillé à la NASA. - Un autre américain, Gregory Olsen, est un entrepreneur chanceux : il vend son entreprise en 2000 pour 700 millions de dollars et la rachète deux ans plus tard pour 7 millions après l’éclatement de la bulle internet. - Le second Mark Shuttleworth est un entrepreneur sud-africain anglais, spécialisé dans la sécurité internet. - Anousheh Ansari est la première femme à tenter l’aventure. Américano-iranienne, elle a fait fortune dans les communications. - Charles Simonyi s’est enrichi dans l’informatique après avoir longuement travaillé chez Microsoft - Richard Garriott est anglais, et ce « Lord British » comme on le surnomme est un pro du jeu vidéo, un secteur toujours porteur. - Guy Laliberté est certainement le plus connu des Français. Québécois, il a DEMAIN AVENIR créé le fameux Cirque du Soleil, dont il détient toujours 80% des actions. > Vols suborbitaux Ce sont les Américains qui créent le concept de tourisme spatial après le vol réussi de SpaceShipOne en 2003 qui prouvait que le grand public pouvait effectivement avoir accès à l’espace. Une révolution, car cela signifiait qu’il ne fallait pas faire des années d’études, ni être dans une forme olympique, ni travailler pour une grande agence spatiale pour imaginer partir et s’envoler dans l’espace. Même s’il ne s’agit pas vraiment de vol spatial au sens pur et dur, ces expériences en apesanteur permettent d’expérimenter une véritable sensation étrangère, impossible à ressentir sur la bonne vieille terre. Certaines conditions étaient bien entendu requises en dehors des moyens financiers, mais le fait est que ce qui paraissait totalement inimaginable quelques années auparavant semble soudainement tout à fait réalisable. Et c’est d’ailleurs ce qui s’et passé pour certains passionnés. Tout le monde n’a pas envie de s’envoler dans l’infini. La curiosité a parfois ses limites, et les vols spatiaux ne sont pas imaginables pour certains qui craignent encore de prendre l’avion. Mais il y a de aventuriers partout, y compris dans le monde de l’entreprise. Le monde économique a également ses passionnés de l’espace. PAUL ALLEN & RICHARD BRANSON Paul Allen, cofondateur de Microsoft a financé le projet qui amené au vol de Space-ShipOne, ce qui a inspiré Richard Branson, le propriétaire de Virgin, connu pour être également un passionné d’aéronautique ainsi qu’un pilote émérite. L’entrepreneur décide de véritablement investir sur le sujet en créant en association The Spaceship Compagny TSC en s’inspirant de l’engin de Paul Allen. LA LIGNE DE KARMAN Située à 100 kms au-dessus de la terre, cette « ligne définit la limite entre la terre et l’espace selon la Fédération Aéronautique Internationale. En réalité il n’existe pas de frontière exacte et précise déterminant où l’atmosphère s’arrête. Mais cette ligne définit l’endroit à partir duquel l’atmosphère devient trop rare pour des applications aéronautiques classiques. INTELLIGENCE MAGAZINE 57



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