Intelligence Magazine n°2 jan/fév 2015
Intelligence Magazine n°2 jan/fév 2015
  • Prix facial : 6,80 €

  • Parution : n°2 de jan/fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 100

  • Taille du fichier PDF : 31,1 Mo

  • Dans ce numéro : les pouvoirs extraordinaires du corps humain.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Le célèbre artiste canadien, véritable star dans son pays, a d’abord été hypnothérapeute en cabinet avant de devenir l’homme de spectacle à succès qui arrive à hypnotiser ensemble sur scène des spectateurs par dizaines voire centaines. Messmer n’a rien d’un magicien, ni d’un voyant. Pourtant, il fait vivre chaque soir à son public, sans aucun trucage, une expérience sensorielle hors du commun, à l’aide de techniques qui lui sont propres mêlant habilement hypnose, magnétisme, transfert d’énergie, sophrologie et PNL. Bienveillant et bourré d’humour, infatigable travailleur, « le fascinateur » a reçu Intelligence magazine à Bobino à Paris entre deux représentations. 10 INTELLIGENCE MAGAZINE ENQUÊTE HYPNOSE LE GRAND ENTRETIEN DU MOIS Messmer, Hypnotiseur & fascinateur « Nous sommes tous dotés de » pouvoirs extraordinaires Dès son plus jeune âge, l’art de la fascination est d’un naturel déconcertant pour Messmer, qu’il ne voit pas comme un don inné mais comme le résultat d’années de travail à étudier et à pratiquer l’hypnotisme, le magnétisme et le transfert d’énergie.
Vous commencez à vous intéresser à l’hypnose à l’âge de 7 ans quand d’autres enfants ne pensent qu’à jouer aux petites voitures. Comment l’expliquez-vous ? Etes-vous un surdoué ou est-ce dû à votre environnement familial ? MESSMER : Vous savez, je jouais et m’intéressais aussi aux petites autos comme tous mes copains ! (rires). Mon grand-père adorait faire des tours de passe-passe, mais surtout, il a toujours étudié l’hypnotisme qui le passionnait. Comme il était jockey, il étudiait notamment comment augmenter la vitesse de ses chevaux à l’aide de différentes techniques comme le magnétisme et l’hypnotisme. Je l’ai vu pratiquer l’hypnose avec succès. Comme il voyait que ça me fascinait, à l’âge de 7 ans en effet, il m’a offert le livre de Jean Filiatre « Cours complet d’hypnotisme pratique » (Editions Perthuis), qui a depuis été réédité chez Hachette sous le titre « Hypnotisme et magnétisme, somnambulisme, suggestion et télépathie, influence personnelle ». Pour moi, c’était le plus beau des cadeaux, le plus magique des grimoires et je l’ai lu et étudié en cachette de l’âge de 7 à 15 ans, parce que mon père pour sa part n’était pas trop d’accord avec mon grand-père pour que je le lise, car il considérait que ce n’était pas une lecture de mon âge. C’est certainement cet interdit qui m’a d’autant plus poussé à m’intéresser à ce livre et à en faire mon ouvrage de référence et de chevet. Vous pratiquez pour la première fois l’hypnotisme à l’âge de 9 ans. C’était avec qui et comment ça s’est passé ? Oui, c’est vrai, j’avais 9 ans quand j’ai fait cette première expérience sur un de mes copains de classe. Je pratiquais depuis un an déjà, mais jamais sur des êtres humains. J’ai proposé à un copain un test sur lui et il a accepté car ça ne représentait pas beaucoup de risque. Je voulais juste voir si j’étais capable de lui faire tenir son bras raide au-dessus de sa tête. Je lui ai demandé de tenir son bras raide en hauteur, de le contracter et je me suis concentré. J’ai été le premier surpris que ça marche car en quelques secondes, son bras était tellement contracté qu’il ne pouvait plus le bouger ! Le problème, c’est que j’avais compris comment retenir son membre contracté mais je ne savais pas comment faire pour le relâcher. C’est quand j’ai vu la panique dans les yeux de mon ami que j’ai compris que ça marchait vraiment et que ENQUÊTE HYPNOSE j’ai eu un peu peur moi aussi ! Il était vraiment coincé avec le bras en l’air et s’est mis à pleurer. J’ai couru consulter mon livre et j’ai pu le décoincer en quelques minutes. On a beaucoup rien suite avec mon copain de cette aventure. Quant à moi, voyant que ça marchait vraiment sur des êtres humains, je n’ai eu de cesse de continuer à en apprendre plus pour aller plus loin dans la pratique et tenter d’autres expériences. Vous commencez à vous perfectionner, à donner des petits spectacles, puis vous décidez d’ouvrir un cabinet d’hypnose thérapeutique dans les années 90. Que retenez-vous de ces années et de votre pratique sur des patients ? J’ai pratiqué pendant dix ans l’hypnose thérapeutique en cabinet, avant de décider de me consacrer entièrement à des spectacles et des performances scéniques. En fait, ce qui m’a déçu à l’époque, c’est que l’hypnose n’était pas encore assez reconnue et qu’elle n’était pas encore prise au sérieux. C’était plutôt vu comme une croyance, voire même pire, de la magie. Les patients qui arrivaient dans mon cabinet prenaient cette démarche comme celle de la dernière chance, en me disant « j’ai tout essayé, rien ne marche, alors je ne perds rien à essayer l’hypnose ». Alors que s’ils avaient essayé l’hypnose dès le départ en complément de leur traitement médical traditionnel, ça les aurait certainement aidés à se soigner plus vite. C’est à ce moment-là que ma vision a changé. Je me suis dit qu’il fallait absolument arriver à médiatiser l’hypnose autrement, d’où mon désir de développer mes techniques sur scène. Je suis persuadé aujourd’hui, avec le recul, que j’ai contribué à « démocratiser » et d’une certaine manière à « crédibiliser » les techniques d’hypnose auprès du grand public au Canada. Et comme ça a marché, je continue maintenant en France et dans les autres pays francophones. Mais pour finir de répondre à votre question, ce que je retiens de ces années thérapeutiques, c’est que l’hypnose obtient de très bons résultats sur les maladies psychosomatiques - comme l’angoisse, le stress, les phobies, les addictions… - et sur le plan physique, elle contribue à améliorer la vitesse de guérison et notamment la cicatrisation des plaies. Ce n’est pas pour rien que les études réalisées au Canada sur de grands brûlés démontrent que l’hypnose permet des taux de cicatrisation 7 fois plus rapides. Heureusement, aujourd’hui, la médecine traditionnelle et l’ensemble du corps médical sont beaucoup plus ouverts sur la question et l’hypnose est même très souvent utilisée pour remplacer l’anesthésie pour de très nombreuses opérations. Tout cela va dans le bon sens. Quels sont vos maîtres, vos référents en matière d’hypnose ? Milton Erikson par exemple ? Je n’ai pas de référent, je n’ai pas suivi les techniques développées par Milton Erikson. Je me suis formé moi-même, au départ avec le livre de Jean Filiatre, puis tout seul. Cela fait déjà 35 ans que j’étudie et que j’expérimente toutes les méthodes qui existent, afin de mettre au point mes propres techniques. Un jour, peut-être, je les enseignerai pour que d’autres puissent les développer à leur tour. Quelles sont justement les techniques que vous utilisez ? En plus de méthodes qui me sont propres, j’utilise l’hypnotisme, le magnétisme, le transfert d’énergie, la programmation neurolinguistique (PNL), mais aussi la sophrologie dynamique qui m’a beaucoup aidé à affiner ma propre méthode. Je ne suis enfermé dans aucun carcan et au contraire très ouvert pour pratiquer mon art de la fascination. Vous savez, chaque personne, chaque patient, chaque spectateur est unique. On doit donc s’adapter à chaque personne. Ce qui marche sur quelqu’un ne fonctionnera pas forcément sur un autre. C’est pour cela qu’il faut savoir utiliser un mélange de techniques complémentaires les unes des autres. On ne « fascine » pas seulement avec le regard, mais aussi avec la parole, la tonalité de la voix, l’imposition des mains, la gestuelle, la pensée et la suggestion. Tout compte. Et c’est parce que j’arrive à utiliser si bien toutes ces techniques à la fois que j’arrive à hypnotiser des centaines de personnes en même temps ! Avez-vous déjà été hypnotisé vous-même ? J’ai tenté l’expérience à l’âge de 16 ans en découvrant sur scène Domineau, un hypnotiseur canadien très connu dans les années 60/70, appelé « le maître de l’hypnose » au Québec. Il m’a beaucoup inspiré. Quand je l’ai vu performer dans un petit cabaret, j’ai compris qu’on pouvait gagner sa vie en pratiquant l’hypnotisme sur scène et ça a été une véritable révélation pour moi ! En revanche, quand je me suis retrouvé sur scène devant lui, je n’ai pas pu me laisser aller, car j’étais INTELLIGENCE MAGAZINE 11



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