Idées Job n°7 oct/nov/déc 2009
Idées Job n°7 oct/nov/déc 2009
  • Prix facial : 6,90 €

  • Parution : n°7 de oct/nov/déc 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 52,0 Mo

  • Dans ce numéro : gros revenus immédiatement.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Réussite RÉTROSPECTIVE « LEURS DÉBUTS » ENTRETIEN AVEC LE N°1 EUROPÉEN DE LA COIFFURE Franck Provost, P-dg du Groupe Provalliance : « Quand on n’a pas peur de perdre, on remet tout en jeu ! » Création d’entreprise magazine inaugure dans ce numéro une nouvelle chronique intimiste sur les grands leaders français. Des rencontres pour tout savoir sur leurs débuts, leur démarrage dans l’entreprenariat. A l’heure où le Groupe Provalliance, numéro 1 européen des chaînes de salons de coiffure (2 400 salons dans 27 pays), vient de faire l’acquisition des salons Jean-Marc Maniatis, il était logique de démarrer cette série d’interviews avec son Président fondateur, Franck Provost, coiffeur de renom, de retour de la 62 e édition du Festival de Cannes où il a sublimé avec ses équipes les plus grandes vedettes du cinéma international et de Canal + dont il était partenaire pour l’émission « Le Grand Journal ». Vous venez une fois encore de créer la surprise en reprenant les salons de Jean-Marc Maniatis, dont vous êtes un ami de longue date. Le Groupe Provalliance se retrouve donc à la tête de 10 marques réputées de la coiffure et conforte sa position de numéro deux mondial. Mais où vous arrêterez-vous ? Franck Provost : « Jean-Marc Maniatis est venu me voir en début d’année pour que Provalliance reprenne son affaire. Jean-Marc est un ami que je connais et estime l 78 depuis très longtemps. Son groupe s’est taillé une très belle réputation dans le très Haut de gamme. Cette fusion a donc pour objectif de développer l’enseigne Jean-Marc Maniatis, dont le positionnement sélectif est aujourd’hui concentré en France (quatre salons à Paris) et au Japon (20 salons). J’ai à cœur de maintenir l’image luxueuse de la maison Maniatis, et le haut niveau de technicité de coupes et de colorations, tout en développant la marque sur des territoires soigneusement sélectionnés, dans les grandes villes et les grandes capitales. Vous savez, même si Provalliance a 2 400 salons dans le monde avec Groupe Provalliance Franck Provost, Jean Louis David, Saint Algue, Fabio Salsa, Intermède, Saint Karlby Intermède, Interview Coiff&Co et Niwel Jean-Marc Maniatis plus de 20 000 collaborateurs - ce qui nous place en effet à la première place européenne -, nous sommes encore loin des 12 000 salons de coiffure du Groupe Regis, le n°1 mondial, qui est également notre partenaire depuis 2007 ! Même si nous sommes présents dans 27 pays, il y a encore des régions et des capitales importantes où nous sommes très peu ou pas implantés. Où s’arrêter ? Aller jusqu’où ? Je
ne me suis pas fixé d’objectif précis ni de limites. Je travaille avec une équipe compétente et fidèle qui me suit depuis de longues années. Mon but, c’est de continuer à avancer pour eux, pour qu’ils puissent faire une belle carrière dans le Groupe. En 2009, on peut considérer la valorisation de Provalliance à environ 300 millions d’euros. Alors, si j’arrive à 500 millions, ce ne sera pas si mal ! » Sans oublier que vous travaillez toujours en famille ? « Oui, c’est vrai. Parmi mes collaborateurs « historiques », il y a mon épouse Natacha, qui aujourd’hui a pris un peu de recul pour s’occuper d’une association humanitaire, ma fille, Olivia, qui est directrice de la communication du Groupe et mon fils, Fabien, qui en est le directeur artistique. Mais le tableau ne serait pas complet si j’oubliais des collaborateurs qui travaillent avec moi depuis plus de 15 ans comme Marc Aublet, directeur général et Daniel Gagnor, directeur financier. Deux hommes qui ont accompagné l’émergence du groupe et la croissance des franchises. » Justement, parlons des franchises. Là encore, vous étiez un précurseur, un visionnaire même. Comment êtes-vous venu à ce type de développement ? « Dans ma carrière et dans ma vie, tout s’est toujours fait très naturellement. Avec beaucoup de travail derrière, bien sûr, mais sans ambitions démesurées. J’ai créé mon premier salon de coiffure en 1975 à St Germain en Laye. Pendant vingt ans, j’ai ouvert un salon par an. Ce n’était pas du tout de la franchise à l’époque, puisque je m’associais dans chaque salon avec l’un de mes collaborateurs. Vingt ans plus tard, en 1995, après avoir gagné plusieurs grands concours internationaux de coiffure comme le Championnat du monde et avec mes 20 salons, j’avais acquis une réputation de coiffeur sérieux. En regardant autour de moi, j’ai vu que des hommes comme Jean- Louis David ou Dessange s’étaient lancé avec succès dans la franchise. J’ai donc lancé à mon tour ma franchise, adossée à un réseau de 25 succursales. Pour cela, j’ai recruté Marc Aublet pour s’occuper du développement et Daniel Gagnor pour les finances et j’ai structuré ma société autour de solides formations, avec notamment en 1999 la création de l’Académie Franck Provost Internationale et l’arrivée de mon fils à la direction artistique du groupe. De 1995 à 2000, tout est allé très vite. Nous avons été très bien accueillis en franchise et nous sommes développés de façon importante. Mais notre grande force a toujours été de garder un nombre important de succursales. Aujourd’hui encore, sur 2 400 salons, 380 sont des succursales. Une sacrée valeur ajoutée ! Car dans un métier où les contrats de franchise sont en général de 5 ans, la présence de nombreuses succursales est une garantie pour l’avenir. » L’année 2000 a été un tournant avec votre premier rachat d’un autre réseau de coiffure… « Oui, tout à fait. C’est en 2000 que nous avons racheté le réseau La Coifferie qui possédait 13 salons, tous dans des centres commerciaux en région parisienne comme Parly II ou Vélizy. La reprise a très bien fonctionné. Ce réseau qui végétait en quelque sorte a retrouvé sa vigueur. Mais il fallait oser le faire, car le groupe coûtait 50 millions de francs ! Ce n’était pas rien à l’époque ! Nous avons osé et ça a marché. Ensuite, tout s’est fait très vite, mais toujours aussi naturellement. Il y a eu notre OPA sur le Groupe Jean-Claude Aubry (56 salons) qui était à la limite du dépôt de bilan en 2002. Puis le rachat du réseau Espace Coiffure (20 salons) en 2004 dans le Sud-Ouest et le rachat du Groupe Elexia en 2006 (50 salons franchisés situés en centres commerciaux)… » 2007 a été votre deuxième grand tournant, transformant votre réseau en groupe multinational ? « C’est vrai. L’idée de départ est venue parce que l’on ressentait un certain malaise chez les franchisés des réseaux Jean Louis David et Saint Algue, qui venaient nous voir pour nous en parler. J’ai contacté le Président du Groupe Regis aux USA pour lui proposer de nous vendre la partie européenne de son groupe. Nous avons procédé par échange de parts. Notre accord a permis de donner naissance au N°1 européen de la coiffure, et numéro deux mondial, en créant « Provalliance », issu de la fusion des entités « Franck Provost » et de celles de Regis en Europe dont j’ai pris le contrôle majoritaire. Notre groupe familial qui comptait alors un réseau de 600 salons de coiffure, se retrouvait alors à la tête de 2 200 salons dans le monde, dont 1 500 en France. Ensuite, il y a eu le rachat du Groupe Saint Karl(140 salons) et celui du réseau Interview (50 salons), sans oublier la création de Niwel et l’ouverture de la Provélite Académie, notre école diplômante en septembre 2008. Ce qui fait qu’aujourd’hui, Provalliance compte près de 2 500 salons de coiffure dans le monde. » On ne sait pas grand-chose de vos débuts. Raconteznous comment vous avez démarré. Petit, vous rêviez de faire quel métier ? « Je suis arrivé tout à fait par hasard dans le monde de la coiffure. Originaire du Nord de la France, j’ai grandi dans la région de la Chiffres clés Provalliance Sacrée Soirée Star Academy (TF1) Le Grand Journal (Canal +) Sarthe. Petit, je me destinais plutôt à être militaire – le métier de mon père - ou cuisinier. J’ai même failli rentrer à l’école militaire La Flèche. C’est sur l’initiative de ma mère que je me suis présenté dans le salon de coiffure de mon village. Je n’étais jusqu’alors jamais entré dans un salon ! A l’âge de 16 ans, j’y ai effectué mon apprentissage de la coiffure, au départ – je l’avoue - sans grande passion. Mon père m’a alors convaincu que si je voulais réussir dans ce métier, il ne fallait pas rester en province, mais monter à Paris. C’est ce que d’euros en 2009. l 79



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