Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 61 Mo

  • Dans ce numéro : gros revenus anti crise.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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74 Voici une vraie success-story. Peut-être ne connaissez-vous pas, il faut dire qu'il faut être « streetwear » pour être familier à la marque de vêtement. Originaire de Sarcelles, né en 1973, le créateur avait envie lui comme bien d'autres de s'en sortir et de réussir. A la recherche de la bonne idée La plupart de ses amis étant dans la musique, il aurait aimé les suivre, mais il n'était pas vraiment doué pour cela. Convaincu qu'il fallait créer son entreprise pour s'en sortir, il investit dans une pizzeria, mais le succès n'est pas au rendez-vous. A la recherche d'une autre idée, il se dirige tout simplement vers ce qui lui plait : les vêtements. Ses voyages aux Etats-Unis l'aident à se diriger dans cette direction, car il remarque évidemment le style des Noirs américains, avec baggies et XXL pour tout. Il est persuadé qu'une marque centrée sur une personne venant des banlieues pour la clientèle des banlieues a une justification et une reconnaissance immédiate. Il commence à disposer de ses propres modèles et demande à ses amis rappeurs, comme Ministère Amer ou Doc Gyneco, de bien vouloir les porter en public. La meilleure des pubs et bien ciblée sur la future clientèle. Plutôt culotté, il convainc même Bernard Tapie lors d'une émission télévisée de porter tee-shirt et pull à sa marque. De la zone à la consécration L'itinéraire n'a pas été toujours rose et il faut être très obstiné et optimiste avant de trouver un industriel pour la fabrication, ainsi que la distribution commerciale adéquate. C'est en 1988 qu'il commence à faire produire ses vêtements dans la zone franche de Sarcelles, sous le logo M.DIA. En 2000, un accord est conclu avec la société JAJ Distribution qui est spécialisée dans les sportswears et outdoors avec les marques Schott, Airness, Segura, Morgan Sport et donc M.DIA. En 2001, c'est la consécration avec la signature d'un accord de licence avec la ligue américaine de basket, la NBA. Une nouvelle marque voit le jour : NBA by Dia. Depuis, il a ouvert plusieurs boutiques dont son premier magasin aux Etats-Unis à New York en 2004. Et pour en finir avec cette belle histoire, il réside aujourd'hui aux Etats-Unis. Pour en savoir plus : wwwmdiawearcom Aza Senni ATA pour Alliance Transport et Accompagnement en lege.1 1-1 JidllIJILI U.11..11.1 —""— Habitant de la banlieue de Mantes la Jolie, Aza Senni a décidé de prendre sa vie à bras le corps en créant une société originale. Sa devise : « N'est pas un bon soldat celui qui ne rêve pas d'être un jour Général ». Cela en dit long sur son ambition. Un BTS de transport et Logistique en poche, cet aîné d'une famille marocaine de six enfants commence à travailler dans deux entreprises différentes. Aza Senni veut absolument réussir, il a grandi à Val-Fourré et comme pas mal de jeunes a passé bien des journées à traîner dans les cages d'escalier. Pas question que cela dure... La naissance du taxi collectif Les journées de travail sont donc longues, mais l'expérience porte ses fruits et en 2000, il décide de créer un concept innovant, inspiré du taxi brousse africain et du modèle suédois. Le slogan est vite trouvé « Plus rapide qu'un bus, moins cher qu'un taxi ! ». Le premier taxi collectif d'He-de-France ! Première année, 351 000 euros de chiffres d'affaires pour passer à 1 200 000 euros en 2004. De nombreux prix ont récompensé le jeune chef d'entreprise, en allant du Prix talent Cité 2002 du ministère de la Ville à la Kamel Duan lin chorégraphe voué à la scène Vous le connaissez peut-être si vous avez regardé la Star Ac. Sinon, sachez que Kamel Ouali, d'origine kabyle, est né en 1971 à Saint Denis. Avant dernier d'une famille marocaine de onze enfants, on ne peut pas dire que son destin était forcément tout tracé. médaille de l'Assemblée Nationale, sans oublier les félicitations personnelles du président de la République « himself », Jacques Chirac, venu en visite au siège de l'entreprise. Un concept en franchise Fin 2004, il est à la tête de trois agences en Ile-de-France et a lancé son concept en franchise, avec l'objectif de parvenir à une centaine d'agences sur le territoire français. Son secret : la volonté. Car la réussite demande énormément d'efforts. Les initiatives ne sont pas toujours les bienvenues même dans les cités. On l'a vu récemment, les lobbies de taxi ont du pouvoir et ne voient pas toujours d'un bon oeil la concurrence arriver. Capitaliste, il l'est et le clame haut et fort, mais n'oublie pas pour autant la solidarité. Il crée ainsi en 2002 l'association des Jeunes Entrepreneurs Mantois qui a pour objectif d'aider des jeunes à se lancer dans la création d'entreprise. Il sait qu'il y a de nombreux jeunes des cités qui sont pleins d'idées mais n'ont pas suffisamment de motivation pour aller jusqu'au bout de l'aventure ou qui finalement n'y croient pas. L'association « 100 000 entrepreneurs » qui a pour but de transmettre la culture d'entreprendre aux jeunes de 13 à 25 ans a dernièrement invité le Secrétaire d'Etat chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur à voir plus de deux-cents jeunes avec 8 entrepreneurs dont Aza Senni en octobre dernier. Une belle preuve de reconnaissance. Pour en savoir plus : vwvw.atafrance.com Toujours intéressé par le spectacle, il participe par hasard à une audition pour une participation à un show de danse où l'une de ses soeurs était présente. Il a ainsi pu pénétrer un
monde qui l'avait toujours attiré mais qui n'avait pas la faveur du père, en tous les cas pour un garçon. Il suit donc une formation de danseur et de chorégraphe d'abord en France puis aux Etats-Unis, sans oublier des cours à Saint Denis. Le désir d'une troupe Tenaillé par le désir de créer sa propre troupe, il y parvient finalement avec six danseuses. Ils se produisent dans les discothèques parisiennes et c'est dans la célèbre boîte « Les Bains Douches » que David Guetta en personne lui propose de se charger de la chorégraphie d'un de ses clips. Il est enfin lancé et commence à travailler pour les clips de Tom Jones, Arielle Dombasle ou Manu di Bango. Son spectacle le plus connu est certainement celui qu'il a organisé pour Najet Smida Une avocate à la barre des Najet Smida a cinq ans lorsque sa mère quitte la Tunisie pour rejoindre son mari, fondeur dans la région lyonnaise. Elle se lance dans les études de droit, et devient avocate à 29 ans. Elle cherche alors un emploi dans un cabinet. Après plus de cent cinquante candidatures sans succès, elle ne se décourage pas, pourtant il y avait de quoi ! Dotée d'une volonté de fer, elle décide de changer son fusil d'épaule en créant son propre cabinet à Vaulx-en-Velin, en région lyonnaise. Elle parvient à s'installer avec Franck Sodoyer Un pionnier des services Au Raincy, c'est Franck Sodoyer qui a été l'un des pionniers en ce qui concerne les services à la personne. En effet, il a créé sa société en 1998 dans la banlieue du Raincy. Une formation d'infirmier au départ n'était pas vraiment la voie royale pour la création d'entreprise, mais cela restait pourtant très proche de la notion 4 Mustafa Yildiz Pas d'argent, mais des idées Mustafa Yildiz, quant à lui, a décidé de créer dans un domaine qui n'est pas vraimentésotérique : l'électricité générale. Mais il ne faut pas toujours trouver des idées géniales pour réussir. A vrai dire, le plus souvent, ce sont les personnes qui investissent sur des secteurs existants mais qui parviennent à apporter un plus qui sont les vraies successstories de notre vie de tous les jours. En ce qui concerne Mustafa Yildiz, il est seul lorsqu'il crée sa société à Cenon, quartier réputé difficile de Bordeaux, mais zone franche urbaine, ce qui apporte des avantages la maison Yves Saint-Laurent pour le lancement du parfum « Nu ». Une nouvelle clientèle vient donc frapper à sa porte, celle des grands de la mode pour leurs défilés ou lancements en ce qui concerne la chorégraphie. Très polyvalent, il ne danse pas que du modern jazz ou du hip hop, mais il crée au contraire sur tous types de musiques. D'ailleurs, la comédie musicale s'ouvre à lui lorsqu'il travaille pour la revue French Cancan des Folies Bergères pour passer ensuite aux Dix Commandements. Autant dire que la réussite de Kamel Ouali n'a pas attendu la Star Ac, mais il est vrai qu'il a acquis une nouvelle popularité aux yeux des Français et des Marocains grâce à la télévision. Il n'y a pas que des personnes célèbres dans les banlieues, ce qui n'empêche pas les success-stories. banlieues l'aide d'une banque et du service économique de la ville. Les clients arrivent et même si les trentecinq heures ne représentent que trois jours de travail, elle ne se décourage pas. Elle a décidé de s'occuper en priorité des personnes en difficulté et est habilitée chéquier-conseil pour aider également les autres à créer leur propre entreprise. Le consulat de Tunisie l'a proclamée « représentante de la femme tunisienne en France ». de service. Un DEA en sociologie lui permet de continuer à réfléchir à un projet éventuel. Au départ, il est seul à fonder une association de services d'aides à la personne. Trois ans plus tard, c'est une société qui naît : Confiance Services, puis en 2005, Tout à Dom Services, qui se lance du même coup dans la franchise. L'offre est complète et porte sur le ménage, le jardinage, le baby-sitting. Pourquoi parler de réussite ? 150 salariés et 1 700 000 euros de chiffres d'affaires en 2005, cela vous dit quelque chose ? certains. La zone franche n'est pas la seule raison de son choix, puisqu'en fait il s'agit bel et bien de son quartier. Ces zones franches sont faites en priorité pour animer les banlieues et cités, mais aussi pour aider les populations de quartier. Or, cela n'est pas toujours le cas. Ici, nous sommes dans l'exception qui confirme la règle, d'autant que Yildiz Entreprise embauche en priorité des locaux. Et pourquoi ne pas finir par quelques belles success-stories internationales. Juste pour se convaincre que, où que l'on naisse, il ne faut surtout pas perdre espoir. Au contraire peut-être, comme le disent certains des entrepreneurs ci-dessus, cela donne la « gnaque ». 75



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