Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 61 Mo

  • Dans ce numéro : gros revenus anti crise.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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72 mouvoir sa marque. Il ne manque pas de flair, puisque dès 2001 il recrute Djibril Cissé avant qu'il ne devienne très connu. Le joueur devient une vedette de l'AJ Auxerre et Airness explose. C'est ensuite Drogba qui signe et la marque se retrouve dans environ 1 500 magasins. Football : Une marque symbole AIR 3 Ces deux dernières années, Airness continue à équiper les joueurs de foot des grandes équipes françaises, mais aussi étrangères, comme Boavista, Fulham et les équipes nationales de pays africains. Même Guy roux porte du Airness ! Airness devient la marque à la mode et financièrement, c'est l'envolée. De 30 millions d'euros en 2002, le chiffre d'affaires s'envole à quasiment 120 millions en 2006. Cette croissance se fait aussi grâce à une diversification bien connue des entreprises qui évoluent dans le textile : chaussures, lunettes, téléphones portables, montres, cartables et j'en passe. Le bond de la panthère Toujours en recherche et en réflexion, MK créée la société MK Promotion. Cette société gère l'aspect communication, sponsoring, absolument essentielle dans ce monde où les modes vont et viennent. La production est laissée aux partenaires type Afflelou pour les lunettes par exemple. Les fabricants rémunèrent ensuite MK Promotion en fonction d'un pourcentage du chiffre d'affaires. Evidemment, les autres marques ne voient pas d'un très bon oeil cette ascension. La panthère semble un peu trop proche du puma. Tant que la société était peu importante, et la marque marginale, cela n'attirait pas trop l'oeil, aujourd'hui ce n'est plus le cas. A noter cependant que l'organisation de la société est différente de celle des grandes sociétés du sport. En effet, MK promotion fait écran par rapport à la production et la structure d'une quinzaine de personnes paraît bien légère. A suivre donc, rien n'est jamais gagné dans la vie, même si ce qui a été réalisé dans ce cas est bel et bien mérité. Evidemment, les tentations de joint-ventures existent, car il ne faut pas oublier que le marché français du textile sportif est le deuxième mondial et une réussite comme Airness provoque bien des convoitises. Qui aurait cru que le petit MK qui gardait les moutons au Mali aurait ses bureaux près de l'avenue Montaigne, ne se déplacerait qu'en berline avec chauffeur et gagnerait un peu plus de dix millions d'euros par an ? Et pourquoi pas après tout ? MK souhaite non pas évoluer plutôt vers la mode, mais rester dans le monde sportif qui lui convient. On peut le comprendre par son passé. Pour lui, un créateur d'entreprise est comme un sportif de haut niveau, ce qu'il aurait pu devenir en boxe. Rigueur, travail, respect sont des valeurs communes aux deux mondes. C'est un point essentiel, le créateur doit être bien dans son monde, car son affaire est aussi sa passion. Pas un handicap d'etre black il Il faut savoir rêver y compris dans les banlieues. Et comme le dit le créateur lui-même, le fait d'être black ou beur ne doit pas être vécu comme un handicap. Malamine fréquente les pouvoirs publics, il a rencontré le président de la République du Mali, comme celui de la France. Au sein du Medef, il travaille sur la création d'entreprise des jeunes des banlieues. Il a également un rôle important auprès des jeunes du Mali. Il ne pense pas que donner de l'argent soit nécessaire, mais plutôt de l'aide juridique, comptable, des conseils. Ensuite la création ne signifie pas toujours un gros besoin d'argent et ce, que l'on soit en Afrique ou en Europe. En fait, lorsque l'on étudie un peu la réussite des créateurs d'entreprises autodidactes, on s'aperçoit qu'ils sont partis avec quasiment rien financièrement. C'est le travail et la conviction qui ont ensuite réussi à convaincre les financiers. Impossible de faire le contraire. Par contre l'argent, le businessman sait aussi en donner, mais en premier lieu sur des choses vitales comme l'accès à l'eau potable de villages africains. La question ne se pose pas en France, même dans les quartiers pauvres, par contre qu'un jeune crée une entreprise en Afrique alors que ses besoins basiques ne sont pas satisfaits rend la situation beaucoup plus difficile. Un modèle pour les jeunes créateurs Le conseil que donne MK lors d'une interview accordée aux jeunes sur www.grioo.com : « Ne pas partir seul ». S'entourer d'amis et de personnes de confiance comme lui a pu le faire. Et surtout se dire que c'est possible. Personne ne peut y croire si le créateur n'est pas profondément convaincu lui-même. Il faut savoir foncer et « aller de l'avant ». La création d'entreprise : la solution pour les jeunes d'Afrique et de France ? En tous les cas, le rêve et le travail vont ensemble. Les success stories ne sont pas seulement imaginaires, elles existent bel et bien. Beaucoup plus souvent que l'on ne croit. Mais le monde de l'entreprise n'est pas le Loto, cela implique aussi du travail, de l'acharnement, du désir et de la passion.•
C11111177 SUCCES-STORY Des banlieues à la fortune ! Tout le monde en rêve et pourquoi pas, après tout ? Faire fortune y compris lorsque l'on vient d'un milieu dit défavorisé. En résumé, venir de la cité pour en sortir et y revenir auréolé de sa nouvelle gloire. A priori, lorsque l'on évoque les banlieues, c'est plutôt pour en parler de façon négative : entre la cité dortoir et la zone de non droit, de quoi se poser des questions. Pourtant les exemples de réussite existent bel et bien. Abdellatif Kechiche Le cinéaste des Moulins Le monde de l'entreprise n'est pas le seul à être concerné par les talents de la cité. Les artistes aussi naissent dans les banlieues, et pas seulement pour le hip hop ou le rap. Commençons donc par un exemple de réussite dans un monde au moins aussi difficile que celui de l'entreprise traditionnelle. Abdellatif Kechiche a triomphé lors des derniers Césars et du dernier festival de la Mostra de Venise. Trois films et déjà trois succès : « La graine et le mulet », « L'esquive » et « La faute à Voltaire ». De la Tunisie à... Nice Arrivé de Tunisie à l'âge de 5 ans dans le quartier des Moulins, l'un des quartiers dits « chauds » de Nice, le réalisateur n'était plus revenu dans son quartier depuis 2005. Toute la famille y habite encore et supporte avec enthousiasme cette belle réussite qui fait la fierté de tous. Abdellatif Kechiche a toujours été passionné par le théâtre et la comédie. Il prend d'ailleurs des cours au Conservatoire d'Antibes et commence à jouer en tant que comédien sur différentes scènes à Nice et à Paris. Eclectique, il devient également metteur en scène, pourtant la banlieue vit, s'agite, fait du sport, et crée aussi des entreprises. Il est exact que le chômage y est plus élevé que dans d'autres zones, et que le parler des « djeuns » peut parfois laisser perplexe les non-initiés et certains em- ployeurs. Sans oublier les problèmes des jeunes filles qui naviguent entre la cité et ses codes, l'autorité des grands frères, l'amour parfois un peu dépassé des parents et la liberté qu'elles s'accordent une fois dans un contexte plus professionnel et moins privé. notamment à Avignon en 1981, où il monte une pièce d'Arrabal. Puis, c'est en acteur qu'il commence au cinéma dans le film « Le thé à la menthe » en tenant le rôle principal. Peu à peu, Abdellatif Kechiche se montre doué pour tous les métiers du cinéma. Scénariste, il passe à la réalisation de son premier film « La faute à Voltaire ». Malgré cette description du quotidien d'un sans-papiers, le film reste romanesque et séduit à tel point qu'il décroche le prix de la meilleure Première Œuvre à Venise. Le millénaire commence donc bien pour lui. Le second film « L'Esquive » confirme les qualités qui ont été remarquées et le sujet est toujours proche de la réalité des immigrés et des cités, puisqu'il s'agit de l'histoire d'adolescents de banlieue qui répètent une pièce de Marivaux pour le lycée. Les deux styles de langage s'affrontent entre le français de la banlieue et celui du XVlllème siècle, le clash n'est pas aussi évident qu'on aurait pu le penser. Quatre Césars viennent récompenser cette oeuvre. Grand travailleur, il s'acharne à créer un véritable esprit d'équipe avec les acteurs avant de tourner. Les femmes y sont présentées comme solaires, peut-être pour prendre le contre-pied de la femme arabe considérée comme soumise. Les hommes sont, quant à eux, plus silencieux et obstinés dans leurs projets. MohamedDia M.DIA ou la success-story par excellence Le secteur de la mode aussi est privilégié dans le monde des banlieues et des cités. Tout d'abord, parce que les jeunes prêtent une grande attention à leur apparence et si les codes évoluent rapidement, ils sont suivis avec profusion de détails et d'accessoires. La visière de la casquette courbe est devenue complètement ringarde au profit de la visière plate mise de travers et avec les étiquettes d'origine. Jusqu'au prochain changement... Le fondateur de la marque Airness a été un précurseur, suivi de près par MohamedDia, le créateur de la marque M.Dia. 73



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