Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
Idées Job n°4 jan/fév/mar 2009
  • Prix facial : 6,95 €

  • Parution : n°4 de jan/fév/mar 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 61 Mo

  • Dans ce numéro : gros revenus anti crise.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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NEER 70 k\1,1'11 I,\I\su cossus.. us MO. KM SUR RALIM../1111119.■.11111014•1. or FASHION SHOW SPRING 2008 G'MAME,. reinucuuirc DÉCOINItti couussEs u•oues, petit commerce est ouvert grâce à un prêt de 50 000 dollars qui lui permet de prendre son envol. Il lui faudra pas mal d'années pour faire évoluer sa marque, mais grâce à son goût très sûr, il va de succès en succès jusque dans les années 80, où il lance toute la gamme d'accessoires, mais en les produisant lui-même. Les années 90 voient sa réputation se confirmer grâce à la nouvelle ligne Polo Sport. Même si tout cela s'est construit dans le temps, il faut dire que la ligne de Ralph Lauren a su trouver son public dès le départ. Hommes et Femmes qui ne se reconnaissaient ni dans le style hippie, ni dans le costume cravate ou tailleur gris ou noir de l'époque. Enfin, quelque chose de différent, mais pas suffisamment pour faire peur à la plupart. Un génie de l'image Ralph Lauren a également su se mettre en avant grâce à des coups de pub via le cinéma. Ainsi, c'est lui qui a réalisé les costumes des films Gastby le magnifique avec Robert Redford ou Annie Hall ; films qui ont rencontré un succès planétaire et ont permis de faire connaître la marque en la positionnant exactement où elle devait être. Depuis 1967 et le label Polo, différentes lignes ont été lancées au cours des années : Purple Label, Ralph Lauren Collection, Polo Ralph Lauren, Polo Black Label, RRL, RLX, Polo Golf, Polo Jeans Co et Rugby. Mais la société dispose aussi d'une marque de décoration spécialisée en linge de lit, vaisselle et accessoires de décoration : RL Home. Une image d'homme u parfait) 1 Sur sa vie privée, peu de tapage, puisqu'il est resté marié à la même femme, Ricky, celle qui lui a inspira la ligne pour femme évidemment Le polo en emblême Le petit emblème lié au polo a bien été trouvé. Il prouve aujourd'hui à ceux qui le portent qu'ils sont en quelque sorte suffisamment à l'aise pour se payer ce type de vêtements chics et sport. C'est d'ailleurs au cours de cette décennie qu'il entre en bourse à la City de New-York. et il a trois enfants. On connaît cependant l'un de ses hobbies : il collectionne les automobiles. Mais il a aussi consacré une partie de ses bénéfices dans l'ouverture d'un centre contre le cancer à Harlem. Son frère travaille toujours avec lui, la preuve que l'argent ne détruit pas toujours les liens familiaux, en tous les cas pas chez les Lauren. Il faut dire que c'est aussi ce qui contribue à son histoire : Ralph Lauren a tout de l'homme séduisant, il connaît une réussite continue depuis plus de quarante ans et pourtant il ne « la ramène » pas. Pas de scandale, pas de mariages à répétition, pas de divorces à répétition, c'en est presque effarant ! Quand même, une telle réussite, tant d'argent et en plus le bonheur, en tous les cas vu de l'extérieur ! Il s'agit donc bel et bien d'une vrai success story. Il avoue lui-même qu'il a toujours eu l'ambition de devenir quelqu'un et notamment de devenir riche, de ne pas rester dans le quartier pauvre du Bronx. Si sa popularité ne se dément pas, c'est qu'il sait aussi donner, en s'occupant notamment des problèmes de la population pauvre américaine, face aux coûts des soins médicaux A la force du poignet Il l'a fait à la force du poignet et avec beaucoup de travail. Toujours propriétaire majoritaire de son entreprise, il peut passer de ses trois propriétés nord-américaines au Colorado ou dans l'état de New-York à sa villa en Jamaïque, sans oublier le duplex à Manhattan. Et pourtant, il a su garder les pieds sur terre en ne prenant pas tout bêtement la grosse tête. Sa famille est aussi très certainement au coeur de sa réussite, mais là encore, il fallait savoir faire les bons choix. Il a su les faire. Aujourd'hui, la gamme offerte surfe carrément sur le luxe, sans oublier pourtant des produits plus accessibles, toujours dans l'esprit sport qui a fait le succès de la ligne. Et avec les fameux accessoires et parfums, qui contribuent un peu plus à la fortune du créateur et qui sont le pendant inévitable de tout créateur de mode. Reprenant à son compte le style plutôt british du gentleman farmer aristocratique à la Windsor, mais en l'adaptant de façon plus moderne, les clients savent qu'ils peuvent porter ces vêtements sans se poser de question quant à leur confort et leur look. Des tissus bien connus et reconnus pour leurs qualités comme le tweed ou le cachemire, des poignets et cols blancs, des cravates rayures club. En bref, une mode quasi intemporelle, bien installée sur le haut de gamme et qui peut plaire un peu partout dans le monde. Sans oublier le côté un peu cow-boy qui rappelle que l'on est quand même en Amérique. Que l'on soit étudiant, businessman ou sportif, on peut trouver son bonheur dans la gamme. Un créateur de rêves La citation la plus connue de Ralph Lauren qui s'adapte bien au monde de la mode ou de la joaillerie par exemple est une vraie promesse : « Je ne crée pas des vêtements, je crée des rêves ». Et oui, lorsque l'on achète cette marque, c'est un peu un style de vie que l'on essaie d'acheter. Un peu comme si l'on devenait Robert Redford, John Kennedy, un aristocrate anglais ou un grand joueur de cricket. Ce côté cool et clean a forcément ses adeptes. La symbolique qui entoure le vêtement qu'il s'agisse de la cravate, du polo ou d'un costume est tout aussi importante que l'article lui-même. C'est ce qui en fait un designer de génie, pourtant totalement autodidacte. Aujourd'hui, ce ne sont pas simplement ses nouvelles collections qui font rêver, c'est aussi la réussite de cet homme qui personnifie le rêve américain dans toute sa splendeur.
Autre continent, autre aventure et autre génération... Malamine Anne : Du Mali... à Airness Malamine Koné Un authentique conte de fées Presque une caricature ou un conte de fées, et pourtant, tout cela est réel et assez courant à vrai dire. A 10 ans, le voici donc installé dans le 93, le « 9-3 » comme on dit, autant dire un changement par rapport à son passé. Il ne parle pas français, mais comme souvent pour les enfants, l'adaptation se fait rapidement. Des études secondaires sans problèmes et un Deug de droit, car Malamine Koné souhaite devenir commissaire de police. Mais ce projet est pour plus tard, car il est un des petits prodiges de la boxe. Il en fait depuis l'âge de douze ans et devient champion de France amateur en 1994 et 1995. Encore mieux, il est présélectionné pour les Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. Autant dire que son avenir semble tout tracé, sport et police, voici un jeune qui sait ce qu'il veut. La fin des espoirs sportifs Mais la vie n'est pas toujours toute droite et un accident de voiture vient mettre un terme aux rêves sportifs de Malamine Koné. Finis les JO, finie la boxe ou un autre sport de haut niveau. Douze opérations plus tard, tout a changé. Heureusement l'amputation est évitée de peu. Que faire alors, après un stress aussi intense, une telle déception aussi, alors que l'on n'a qu'une vingtaine d'années ? Mais Malamine ne se laisse pas abattre. Il se met à son compte de façon on ne peut plus modeste, puisqu'il vend des vêtements au marché aux puces avec son copain Hamidou. Evidemment, il ne Une aventure qui lie à la fois l'Afrique et l'Europe. Malamine Koné, vous connaissez ? Peut-être que non. Né au Mali il y a trente cinq ans, voici un jeune homme d'affaires, me direz-vous. Il passe ses dix premières années au Mali, élevé par sa grandmère. Comme de nombreux petits garçons, il va a l'école et fait aussi office de berger. Ses parents ont émigré en France. C'est la fameuse loi sur le regroupement familial qui permet à Malamine Koné de venir lui aussi en France rejoindre ses parents. Les parents travaillent tous les deux, mécanicien et femme de ménage. Une grande famille avec neuf enfants. peut s'empêcher de remarquer que tous les jeunes de banlieue sont hyper branchés sur la mode et suivent toutes les dernières tendances en fonction de leurs moyens. Ce sont même parfois eux qui lancent de nouvelles modes. Une u bête de mode » Notre businessman en herbe dessine donc cinq modèles de sweatshirts et les fait fabriquer. Sans argent mais à crédit. Et il part faire le boulot de commercial que tous les hommes d'affaires connaissent un jour ou l'autre. Il part donc proposer ses sweats à différentes boutiques avec un logo qui fait référence à son passé de boxeur. En effet, surnommé « la panthère », son logo est donc la panthère noire sous une marque qu'il crée : Airness. En 1999, il laisse ses premiers tee-shirts en dépôt-vente dans un magasin de sport, alors que le gérant n'était pas vraiment enthousiaste. A force de persévérance, il arrive à le convaincre et les ventes suivent. Le gérant commande. On est aux débuts de l'histoire d'une réussite d'entreprise. Un sens inné du marketing Quatre ans plus tard, c'est l'explosion parce qu'il est plus malin que d'autres. En effet, il constate que les contrats des footballeurs professionnels ne les contraignent à porter certaines marques que sur les stades. En dehors, tout est possible. Il connaît quelques-uns de ces sportifs ainsi que des rappeurs qui sont des personnes aptes à lancer un produit. Le premier contrat signé l'est avec un ancien camarade d'école qui joue à l'OM : SteveMarlet. Evidemment, la rémunération est peu importante par rapport à des marques importantes, mais d'autres sont prêts à jouer le jeu, même gratuitement comme Dugarry et Louis Fernandez. Les tee-shirts commencent à apparaître dans les media lors des interviews et Malamine Koné continue à fréquenter les joueurs pour pro- 71



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