Gend'info n°411 aoû/sep 2019
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La problématique des dépôts sauvages touche l’ensemble du territoire. Parmi ces déchets, l’amiante pose un réel problème en raison de la sensibilité et du coût de son retraitement. 8 Le trafic d’espèces protégées, vivantes ou naturalisées, fait l’objet d’un nombre croissant de procédures. Mais les enquêteurs AESP sont également très vigilants aux conditions de détention des animaux de compagnie et d’élevage.
Magazine Lutte en réseau contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique Phénomène croissant et polymorphe, les atteintes à l’environnement et à la santé publique sont du ressort de l’OCLAESP, en charge des dossiers complexes, sensibles ou de portée internationale. Pour autant, cette criminalité fait également partie du quotidien des unités de terrain de la gendarmerie, qui a donc mis en place un réseau d’enquêteurs spécifiquement formés, permettant de couvrir l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, afin de répondre aux besoins opérationnels, cette formation, entièrement rénovée, cible un panel plus large de personnels. Les atteintes à l’environnement et à la santé publique sont des problématiques croissantes. Très souvent de portée internationale, elles revêtent des formes très diverses, affectant notre quotidien à travers l’air que nous respi- rons, les aliments, l’eau, voire les produits contrefaits ou détournés que nous consommons. Trafic de médicaments détournés à des fins psychotropes, récréatives ou dopantes, dopage, trafic d’espèces protégées et des produits qui en dérivent, comme l’ivoire, pêche illégale, exploitation forestière illégale, vente, stockage ou utilisation illicite de produits phytosanitaires, déversement et commerce illégal de déchets et substances dangereux et toxiques, pollutions, remblais illégaux de zones humides, exploitation et commerce illégal de minerais… la matière est vaste et nécessite de travailler avec pas moins de vingt-sept codes et de nombreux partenaires extérieurs ! Aujourd’hui, les trafics de médicaments empruntent les mêmes procédés que les stupéfiants, et la criminalité environnementale, selon un rapport de l’ONU, dépasse désormais le trafic illégal d’armes légères, pourtant évalué à 3 milliards de dollars, se classant à la 4 e place des activités criminelles mondiales, après le trafic de drogues, la contrefaçon et la traite des êtres humains. De l’enquête locale aux dossiers internationaux Pour traiter le haut du spectre de cette criminalité complexe et très souvent organisée, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) dispose de soixante et onze gendarmes et policiers, appuyés par quatre conseillers techniques issus des ministères des Sports, de la Santé, de l’Environnement et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). L’office s’appuie également sur un réseau de 360 enquêteurs spécialisés, répartis sur le terrain, dans les unités de recherches, mais aussi dans les brigades territoriales et les gendarmeries spécialisées, susceptibles d’être confrontées à ces problématiques dans leur quotidien. Point d’entrée national, l’OCLAESP pilote et anime ce réseau, sur lequel il s’appuie pour collecter le renseignement sur cette criminalité et analyser son évolution. Parallèlement, ses différentes divisions apportent un soutien gradué  : appui téléphonique, documentaire ou encore opérationnel, évaluation d’un dossier, pilotage à distance, voire projection d’enquêteurs 9



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