Gend'info n°411 aoû/sep 2019
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G7  : UNE MANŒUVRE D’ANTICIPATION RÉUSSIE L’organisation du G7, du 23 au 26 août, à Biarritz, a nécessité un important dispositif de sécurisation et de secours, planifié près d’un an à l’avance par les différents acteurs impliqués. Les dispositifs terrestre, maritime et aérien ont ainsi permis de couvrir toutes les dimensions du terrain et de la menace potentielle, contribuant au bon déroulement du sommet. La gendarmerie a contribué à cette manœuvre interministérielle et interadministrations à hauteur de 5 100 gendarmes, d’active et de réserve, et personnels civils. Au terme d’un sommet sans incident, le ministre de l’Intérieur et le secrétaire d’État ont adressé, lundi 25 août, leurs remerciements à l’ensemble des personnels engagés à Biarritz, dans le cadre du dispositif de sécurisation et de secours mis en place pour le sommet du G7, soulignant le professionnalisme et l’engagement de chacun, ainsi que le travail collectif accompli, tant dans la phase de préparation que dans le temps de la conduite. Pendant près d’un an, la préfecture a en effet travaillé avec les différents acteurs, afin de répondre aux trois principales menaces pesant sur cet événement de portée internationale  : les débordements inhérents à tous rassemblements de ce type, en vue d’en entraver le déroulement, la menace terroriste et enfin la menace cyber. Près de 13 200 gendarmes et policiers ont été déployés au plus fort de l’événement, épaulés par les armées, principalement dans le domaine du contre-terrorisme aérien et DOSSIER es défis de l’été maritime, et par les forces espagnoles et allemandes, dans le cadre de la coopération internationale. Leur mission était « d’assurer la sécurité des délégations, de garantir l’ordre public durant toute la durée du sommet et d’assurer les meilleures conditions de vie pour les habitants, les touristes et les commerçants », tout en respectant la libre expression de chacun, tant que l’ordre public ne se trouvait pas menacé, ainsi que l’a rappelé Christophe Castaner avant le sommet. Terre, air, mer prs de endarmes mobilisés Commandant la Région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, le général de corps d’armée Jean-Pierre Michel a été désigné Commandant des forces gendarmerie (COMFORGEND) pour le G7. À elle seule, l’Institution a engagé environ 5 100 personnels, militaires d’active et de réserve issus de toutes les subdivisions et personnels civils, déployant à travers eux l’ensemble de ses savoir-faire, du soutien opérationnel à l’intervention spécialisée. L’occasion aussi d’expérimenter des unités de circonstance  : Escadrons de gendarmerie mobile (EGM), compagnies, Brigades motorisées (B.Mo.) et Brigade de recherches (B.R.) Les dispositifs terrestre, maritime et aérien, associés à la sûreté aéroportuaire, aux capacités d’intervention spécialisée (GIGN, CNAMO, C2NRBC, douze VBRG, CNOEIL, CBH et DRAP), aux pools judiciaire, cynophile (33 équipes engagées, dont quatre REXPEMO), transmissions et radiocommunication, ou encore circulation (sept B.Mo. de circonstance, comprenant 250 motards, quatre véhicules rapides d’intervention et huit motos tout-terrain), ont permis de couvrir toutes les dimensions du terrain et de la menace potentielle, en remplissant des missions de contrôle de zone et de surveillance du territoire, de gestion des flux et de sécurisation des escortes, de police judiciaire, de renseignement, de maintien de l’ordre… a réion ouellequitaine et le P la manure Pour la gendarmerie, l’organisation du G7 a débuté en septembre 2018, par une manœuvre qui a prioritairement été logistique. « Dès l’annonce de ce sommet, il convenait de prendre nos marques et d’effectuer les premières réservations afin d’organiser l’hébergement de l’ensemble du dispositif gendarmerie tel qu’on pouvait l’évaluer dans un premier temps, explique le GCA Michel. Nous avons ensuite conçu notre manœuvre opérationnelle avec l’aide déterminante du Centre de planification et de gestion de crises (CPGC), et évalué le volume de forces nécessaires à l’accomplissement des missions qui nous étaient confiées. » En effet, si l’action principale du G7, c’est-à-dire le sommet des chefs d’État, se déroulait à Biarritz, en zone police, la gendarmerie avait un rôle important à jouer, que ce soit en termes de contrôle du territoire en amont, ou au regard des déplacements prévus sur sa circonscription. « L’engagement d’un tel volume de forces ne pouvait se faire sans une préparation rigoureuse, tant au niveau opérationnel que logistique, explique le colonel François Santarelli, commandant le CPGC. À ce titre, le rôle du CPGC était de faire le lien avec le niveau central et de proposer des options opérationnelles, puis de les mettre en musique une fois validées par l’autorité préfectorale et par le COMFORGEND, pilote de la manœuvre gendarmerie. » Comme pour chaque opération d’ampleur, 25



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