Gend'info n°411 aoû/sep 2019
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Les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix et du groupe montagne gendarmerie multiplient les opérations de contrôle et de prévention sur la voie d’accès au Mont-Blanc. MONT-BLANC  : PRÉVENIR ET SÉCURISER POUR LIMITER LES SECOURS Chaque année, près de 25 000 personnes tentent l’ascension du Mont- Blanc, parfois dans de mauvaises conditions de sécurité ou de préservation de l’environnement. Surfréquentation, camping sauvage, comportements nocifs, alpinistes mal préparés et/ou mal encadrés… les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Chamonix et du groupe montagne gendarmerie effectuent, en période estivale, des missions de contrôle, d’information et de dissuasion, notamment sur la voie d’ascension la plus empruntée. DOSSIER es défis de l’été Entre 200 et 300 personnes se lancent, chaque jour, à l’assaut du Mont-Blanc et de ses 4 810 mètres. « L’engouement pour cette ascension sur la voie normale a engendré, ces dernières années, des phénomènes de surfréquentation des refuges, des problèmes de sécurité pour les pratiquants et, ponctuellement, des incivilités et des atteintes à l’ordre public, qui ont atteint des sommets à l’été 2018 », explique le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, commandant le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix. La forte fréquentation de ce site naturel fragile et affecté par le réchauffement climatique a donc conduit les services de l’État à encadrer et à réguler les flux d’alpinistes au cours de l’été 2019. Face à ces différentes problématiques, les gendarmes du PGHM et du Groupe montagne gendarmerie (GMG) de Haute-Savoie, épaulés par la brigade blanche, créée par la commune de Saint-Gervais et composée de trois guides de haute montagne, dont un ancien gendarme, ont pour mission de prévenir les comportements dangereux et de dissuader les alpinistes tentés d’accéder au Mont- Blanc sans posséder de réservation en refuge, désormais obligatoire ! ne ascension réulée Victime de son succès, le Mont-Blanc a, en effet, vu son accès réglementé de façon permanente lors de la période estivale. Depuis le 1er juin 2019, le nombre d’alpinistes arpentant le Mont-Blanc est quotidiennement limité. Seules les personnes attestant d’une réservation pour l’un des trois refuges (Nid d’Aigle, Tête Rousse et Goûter) jalonnant la voie dite normale, peuvent accéder à l’itinéraire. Les cordées souhaitant s’engager dans l’ascension du « Toit de l’Europe » doivent être en mesure de présenter le récépissé individuel nominatif généré lors de chaque réservation et, plus particulièrement, pour le refuge du Goûter. Ce refuge de 120 couchages, construit en 2013 et situé à 3 815 mètres d’altitude, avait connu, en 2018, un état de saturation inédit en raison de l’arrivée sans réservation d’un certain nombre d’alpinistes, parfois épuisés. « Les alpinistes dépourvus de réservation refusaient de descendre et dormaient dans les couloirs, dans le hall d’entrée et même dans 21



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