Gend'info n°406 oct/nov 2018
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20 ture optimale de l’île, clé de toute conduite opérationnelle et gage de la sécurité des militaires. Différents travaux sont menés de front jusqu’à la fin juin 2018  : remise à niveau des relais radio (réseau VHF outre-mer), bascule sur fibre optique sous-marine (bande passante multipliée par dix - prérequis au déploiement de Néogend) de la liaison de sortie vers la métropole pour l’ensemble des unités locales, en conservant l’ancien lien satellite en secours pour le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie, mise en place d’un réseau numérique projetable PTN, déploiement accéléré de 259 smartphones et huit tablettes, mise en œuvre d’un système de géolocalisation des véhicules (y compris les non opérationnels), livraison de matériels pour compléter les dotations, renforcer les volants tactiques ou répondre à des besoins nouveaux (balises)… Les Véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG), ainsi qu’un hélicoptère, sont par ailleurs équipés de caméras pour alimenter la manœuvre image. Dans le même temps, un volet formation est mis en œuvre pour que les personnels de la SSIC soient en mesure de déployer et d’opérer les différents équipements. Toutes les deux semaines, le COMGEND organise des tests pour contrôler le fonctionnement du réseau de communication. Le CPGC déploie par ailleurs son dispositif de cartographie tactique numérique dédié  : T@cMap988. Renforcer les effectifs Si la manœuvre de sécurisation de cet événement s’appuie très largement sur l’ensemble des ressources du COMGEND, celui-ci doit recevoir le renfort d’une cinquantaine de spécialistes dans différents domaines (administratif, judiciaire, logistique, communication, intervention spécialisée, etc.), regroupés au sein du GPO. La projection de trois escadrons supplémentaires est également programmée pour répondre aux besoins d’intervention, portant à huit le nombre total d’unités de force mobile à un mois du jour J. Deux escadrons Serval sont, en outre, placés en alerte en métropole. Garantir la sécurité des militaires et des emprises Dans sa conception de manœuvre, la gendarmerie s’attache également à garantir la sécurité de ses militaires et de leur famille tout au long de ce processus électoral, en renforçant à la fois leur protection et leur capacité de résilience. Outre les moyens de communication et de géolocalisation qui participent largement à ce volet, le parc de véhicules blindés est renforcé  : - quantitativement, à hauteur de 22 engins  : huit Véhicules de l’avant blindés (VAB), de retour d’Afghanistan, et quatre VBRG, projetés depuis la métropole, s’ajoutent aux dix VBRG déjà présents en Nouvelle-Calédonie ; - qualitativement, avec la mise en place d’un dispositif de surblindage pour faire face aux armes de grande chasse. Des moyens de communication (radio, haut-parleurs) et de prise d’images sont également installés sur certains engins. Parallèlement, une formation est mise en place au centre national d’entraînement des forces de gendarmerie afin de préparer les gendarmes mobiles à intervenir sous blindage. Des référents sûreté sont également projetés sur place pour réaliser l’audit de trente-trois emprises de gendarmerie isolées, où des opérations de renforcement des protections passives sont effectuées courant 2018. Des trousses de secours et des rations alimentaires sont livrées dans les unités, des plans d’évacuation sont élaborés, et les sites sensibles font l’objet de dossiers d’objectif réalisés par l’antenne GIGN. Une manœuvre logistique d’ampleur Essentielle elle aussi, la manœuvre logistique est principalement conduite par la section logistique du CPGC, le Service de l’achat des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure (SAELSI) et le Centre national de soutien logistique (CNSL), en charge de la projection opérationnelle. Divers matériels sont ainsi acheminés par bateau (deux mois de transport) et par avion  : munitions, matériel de secourisme, lots de protection balistique, rations individuelles, herses amovibles, véhicules 4x4 blindés, véhicules surblindés VBRG, une rame Iribus, cinq rames tactiques Serval… sans oublier le matériel de la manœuvre SIC. La gendarmerie est, par ailleurs, accompagnée dans sa manœuvre de planification par les forces armées, qui prennent en compte la mission d’appui à la mobilité en termes de dépannage, de distribution de carburant et de stockage de munitions. L’état-major des armées dispose également sur place de trois CASA, de deux PUMA et de moyens maritimes sur lesquels s’appuyer en cas de besoin. J-15  : le dispositif est prêt À J-15, la phase de planification laisse place à la conduite opérationnelle. Une cinquantaine de spécialistes de différents services arrivent sur l’île pour renforcer le GPO. Sur le terrain, la présence des gendarmes s’intensifie. Un contrôle de zone classique mais vigilant est mis en place jusqu’au jour J. Par la capitaine Céline Morin Photos  : MAJ F. Balsamo La manœuvre logistique, orchestrée par la section logistique du CPGC, le SAELSI et le CNSL, a permis d’acheminer de nombreux matériels par bateau et par avion  : matériel de transmission et de secourisme, munitions, lots de protection balistique, rations individuelles, herses amovibles, véhicules 4x4 blindés, VBRG, Iribus…
À J-15, le GPO est renforcé par une cinquantaine de spécialistes dans différents domaines (administratif, judiciaire, logistique, communication, intervention spécialisée, etc.). Parmi eux, par exemple, des mécaniciens autoengins blindés, afin de dépanner les VAB et les VRBG. 21



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