Gend'info n°406 oct/nov 2018
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DOSSIER Le 4 novembre 2018, les habitants de la Nouvelle-Calédonie étaient appelés aux urnes pour décider de leur rattachement à la France. Un événement historique, auquel la gendarmerie s’est préparée dès décembre 2016, en étroite liaison avec arrêtée. le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, les Armées et la police nationale. La planification était d’autant plus essentielle que près de 17 000 km et 9 à 10 heures de décalage séparent ce territoire français, situé dans le Pacifique Sud, de la métropole. Une distance impactant à la fois la manœuvre logistique et la projection de personnel en termes de réactivité. Tout précis. devait donc être évalué et préparé bien en amont, afin d’être en mesure de réagir à tout événement et de garantir le bon déroulement du scrutin, tout en assurant la sécurité des militaires et de leurs familles. Début de planification dès décembre 2016 Le contexte dans lequel les préparatifs débutent est celui d’un automne 2016 tendu, au cours duquel les forces de l’ordre ont été la cible de plusieurs tirs d’armes à feu. Pour l’appuyer dans sa manœuvre de planification de l’opération de sécurité, le Commandement de la gendarmerie 18 Référendum en Nouvelle-Calédonie SÉCURITÉ PLANIFIÉE (COMGEND) pour la Nouvelle-Calédonie fait appel au Centre de planification et de gestion de crises (CPGC) dès le mois de décembre 2016. À cette époque, la date définitive du référendum n’est pas encore Selon ses méthodes habituelles, le CPGC commence par projeter sur place, dès le mois de janvier 2017, une équipe d’évaluation afin de dresser un état des lieux des moyens disponibles, de la menace et des forces en présence. Puis, il élabore une conception de manœuvre générale, ainsi qu’un inventaire des mesures indispensables à prendre selon un rétroplanning L’idée de manœuvre, validée par le directeur général le 15 mars 2017, repose principalement sur le renforcement de la résilience des unités territoriales, l’intensification du contrôle du territoire et une augmentation de la capacité d’intervention. Sur ordre du directeur général, le CPGC met alors en place, dès avril 2017, à Nouméa, un Groupe de planification opérationnelle (GPO) permanent, composé de différentes technicités évoluant au regard des besoins, pour piloter l’ensemble de la préparation en lien avec le COMGEND, préparer la montée en puissance des moyens opérationnels et logistiques, puis la conduite des opérations. Anticipées et préparées depuis près de deux ans, les différentes étapes du processus d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie se sont déroulées sans incident. Le jour du vote, plus de 1000 gendarmes étaient mobilisés, sous l’autorité du Haut-commissariat de la République, pour en assurer la sécurité. Retour sur une importante manœuvre de planification conduite en étroite liaison avec les autres services de l’État. Parallèlement, la manœuvre renseignement, conduite par les échelons locaux, la sous-direction de l’anticipation opérationnelle et le service d’information et de relations publiques des armées gendarmerie, permet d’avoir un suivi en temps réel de l’évolution de la situation et de la menace, et donc d’affiner les besoins opérationnels. Consolider les moyens locaux Premier objectif  : renforcer la résilience des unités territoriales et les capacités de communication. À cet effet, la manœuvre de rotation des escadrons de gendarmerie mobile déployés en permanence sur l’île est conçue de manière à en maintenir cinq sur place. Leurs effectifs sont sanctuarisés, bien en amont du jour J, au profit des unités territoriales, sous forme de détachés en brigade et de Détachements de surveillance et d’intervention (DSI). Dès l’été 2017, une manœuvre d’ampleur est également entreprise par la Section des systèmes d’information et de communication (SSIC) projetable du CPGC, en lien avec le Service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure [ST(SI) 2], le Service central des réseaux et technologies avancées (SCRTA) et la SSIC de l’île, afin de rénover l’ensemble du réseau de transmissions et assurer une couver-
La rénovation du réseau de communication, conduite par la SSIC projetable du CPGC, en lien avec le ST(SI) 2, le SCRTA et la SSIC de Nouvelle-Calédonie, s’est achevée en juin 2018. Elle a permis d’assurer une couverture optimale de l’île. Courant 2018, des opérations de renforcement des protections passives ont été réalisées sur trente-trois emprises de gendarmerie isolées, après l’audit des référents sûreté.



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