Gend'info n°406 oct/nov 2018
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Outre les atteintes à la santé publique, l’OCLAESP œuvre depuis 2004 contre la criminalité environnementale. Son engagement au sein des institutions européennes et de réseaux, tel Envicrimnet, a largement contribué à ce que cette problématique majeure soit inscrite parmi les priorités européennes.
Magazine L’Europe contre la criminalité environnementale Depuis le 1er janvier 2018, l’OCLAESP assure, au nom de la France, le pilotage, à Europol, de la plateforme européenne Empact, consacrée à la lutte contre la criminalité environnementale. Outre la mise en œuvre de plusieurs actions opérationnelles, les pilotes ont essentiellement consacré cette première année à structurer et orienter un réseau de partenaires, ainsi qu’à élaborer une réponse globale à apporter à cette problématique. Mais déjà l’OCLAESP, également fer de lance dans la lutte contre les atteintes à la santé publique, voit plus loin… Lucrative et rendue très attractive par la faiblesse des sanctions pénales encourues, la criminalité environnementale est aujourd’hui la quatrième source de revenus criminels, après les stupéfiants, la contrefaçon et la traite des êtres humains, et juste avant les armes. Parmi les pionnières dans la lutte contre cette criminalité, la France s’est structurée depuis de nombreuses années, avec la création, dès 2004, de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) et le déploiement d’un réseau local AESP au sein de la gendarmerie, mais également avec la présence d’un magistrat référent dans chaque parquet. Il a toutefois fallu attendre 2015 pour qu’Europol érige la criminalité environnementale au rang de menace émergente dans son état des lieux annuel, puis décembre 2016, pour que le Conseil de l’Union européenne (U.E.) inscrive ce phénomène comme une réalité criminelle clairement identifiée. Ceci n’a été possible que par l’engagement de l’OCLAESP au sein des institutions européennes, avec le fort soutien des présidences tournantes de l’U.E. (Slovaquie et Malte). C’est d’ailleurs notamment au travers d’Envicrimnet (réseau européen des forces de police en charge de la lutte contre la criminalité environnementale), que l’OCLAESP, fortement soutenue par ses partenaires, a œuvré sans relâche pour que cette problématique soit prise en compte à la mesure de son importance. Et c’est en toute logique que l’office en assure la présidence cette année, en la personne du lieutenant-colonel (LCL) Christian Tournié. En mai 2017, la criminalité environnementale fait donc finalement son apparition parmi les dix priorités du cycle politique 2018-2021 de l’U.E. La France, par l’intermédiaire de l’OCLAESP, est désignée driver de cette priorité pour quatre ans, assistée de l’Espagne, de la Slovaquie et de l’Italie. Un driver et une cellule projets européens à la manœuvre L’office français, dont la totalité des composantes est engagée dans ce projet, a ainsi pour mission de définir, d’animer et de coordonner l’ensemble des actions opérationnelles conduites par les États partenaires. Pour ce faire, le directeur général de la gendarmerie a décidé la création, à l’été 2017, d’une cellule projets européens, armée par trois personnels. Le capitaine (CNE) David Aires, arrivé le 1er janvier 2018 en tant que manager de projet, le major (MAJ) Alain Lemangnen et l’adjudant (ADJ) YannCanick, tous deux déjà affectés au sein de l’OCLAESP, offrent trois profils diffé- 13



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