Francs-Jeux n°647/648 1er jui 1974
Francs-Jeux n°647/648 1er jui 1974
  • Prix facial : 3 F

  • Parution : n°647/648 de 1er jui 1974

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (186 x 274) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 49,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial vacances... découvre la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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— Crois-tu que cette fois-ci ils vont nous emmener en vacances ? demande Batiba. Batiba fronce ses sourcils d'hippopotame, et ses petites oreilles pendent lamentablement. — En vacances ? Quoi ? Qui ? demande Motimo d'un air complètement ahuri. — Ben oui, quoi  : les enfants, Luc, Pascale et Véronique... Tu ne te rends pas compte que le trimestre est presque fini ? — Tiens, comme le temps passe ! — Tu crois qu'ils vont nous emmener dans le Midi, comme l'année dernière, ou qu'ils vont nous laisser là, comme de vieilles chaussettes ? — Bien sûr qu'ils nous emmèneront — dit placidement Motimo — ce sont des enfants gentils. L'éléphant Motimo est un sage. Il ne se fait jamais de souci inutilement  : A quoi ça sert, je vous le demande ? — Oui, je sais... seulement le papa ne veut pas qu'ils emportent trop de jouets  : comment dit-il, déjà ? Ah oui  : « Un tas de petites saletés sur la banquette... » 50 racontées par Jacqueline Held avec une image de Catherine Cambier — De petites saletés, dit Motimo — vexé — par exemple ! — Eh oui, mon vieux, c'est pourtant comme ça ! Motimo et Batiba rêvent  : — Tu te souviens, dit Motimo, quand ils allaient jouer dans un pré, et qu'on se roulait dans le thym et le romarin ? — Et quand Pascale me portait sur ses épaules. Et la lavande. — Et puis, l'hôtel, c'est bien agréable, dit ce gros gourmand de Motimo, quand on est au restaurant à côté de leur chaise, et qu'ils nous donnent des petites bouchées... — De la salade niçoise et de la pizza, dit Batiba. — De la tarte aux pommes et de la glace à la pistache, dit Motimo. — Humm... — Sûr, ça vaut mieux que de s'ennuyer dans un coin. Et puis, j'aime le bruit des cigales. — Oui, mais comment faire ? Les enfants préfèrent peut-être emmener les poupées !
49) Résumé  : Benoît, Nathalie et Philippe ont repêché e petit coffre que Constantin Bavelli a perdu au cours d'une tempête sur une côte de Corse. Mais qui est Constantin Bavelli ? Son comportement est étrange. — Alors ? font les autres. — Il est revenu. Il est assis sur un banc, à la table. Il mange du fromage et du pain. Sur le bois, sans assiette. — Qu'est-ce qu'on fait ? Benoît ne sait pas très bien. S'ils ne veulent pas forcer le coffre, la seule chance d'en connaître le contenu, ils l'ont ce soir. Demain peut-être, Constantin Bavelli sera parti. — Philippe, va prévenir nos parents. Dis-leur n'importe quoi. Qu'il nous a invités à dîner, tiens, que nous rentrerons plus tard. Nathalie et moi, pendant ce temps, nous allons frapper chez lui. — D'accord. Le frère et la soeur poussent la porte entrebâillée. — Bonsoir, M. Bavelli ! vous êtes de retour ? Nous revenons de l'île et, en passant, nous avons vu de la lumière. Nous nous sommes dit  : M Bavelli est de retour. — - ROMAN DE JEAN-COME NOGUÈS °magnons de la DESSIN DE ROBERT GIGI nasse 50 Il a fini le fromage. Son couteau à cran d'arrêt fait un petit bruit sec en se refermant. Le chien, qui a reconnu les visiteurs, vient flairer leurs jambes. — Je repars demain matin. Du regard, il indique des ballots posés sur le lit. Le buffet ouvert laisse voir deux étagères vides. — Vous déménagez ? s'écrie Nathalie comme si elle venait à peine d'en faire la découverte. — Eh oui ! Je retourne chez moi, à Bastelica. L'été prochain, si je suis encore en vie, je remonterai à ma bergerie. Ses yeux pétillent d'une flamme inhabituelle. Il n'est plus le même Constantin Bavelli. Heureux, oui. Il est heureux, ce soir. S'il est un trafiquant, un homme malhonnête, il cache bien son jeu. Sa figure est pleine de bonhomie. Forcer son coffre eût été une mauvaise action mais forcer ses confidences pour savoir un peu de cette mystérieuse affaire, pour ne pas être descendu au fond de la mer pour rien, c'est de bonne guerre. — Pourquoi ne l'avez-vous pas fait plus tôt ? Constantin lève le bras et renverse la tête. — Ça... c'est une histoire qui remonte loin.



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