Francs-Jeux n°647/648 1er jui 1974
Francs-Jeux n°647/648 1er jui 1974
  • Prix facial : 3 F

  • Parution : n°647/648 de 1er jui 1974

  • Périodicité : bimensuel

  • Editeur : Francs-Jeux

  • Format : (186 x 274) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 49,6 Mo

  • Dans ce numéro : spécial vacances... découvre la mer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LDE FABULEUSES RICHESSES DORMENT DANS LES OCÉANS DU GLOBE Les tempêtes et les batailles navales ont englouti sous les eaux des trésors fabuleux. On a calculé qu'un cinquième de l'or et de l'argent extraits de la terre repose au fond des océans et qu'un vingtième seulement de cette colossale richesse avait pu être récupéré. Pourtant, nombreux sont ceux qu'ont tenté les trésors des frégates espagnoles surprises par la tempête alors qu'elles ramenaient en Europe l'or du No iveau Monde ou ceux des galions portugais coulés par l'ennemi sur la route des épices. Mais l'audace ne suffit pas pour être pêcheur de trésor et, malgré leurs efforts, plongeurs et scaphandriers n'ont jusqu'à présent obtenu que de maigres résultats. 18 sous la mer 1. Les galions de Vigo Le plus fabuleux des trésors sousmarins est sans doute celui de la baie de Vigo. On l'estime à 560 millions. Cela s'était passé en 1712. Seize ga-. lions espagnols bourrés de lingots d'or et d'argent sont attaqués par une flotte anglo-hollandaise au large du petit port de Vigo. On se bat toute la journée. Quand la fumée des canons se dissipe enfin, tous les navires espagnols sont au fond de l'eau au grand dépit des agresseurs qui espéraient bien s'emparer du trésor. La bataille avait eu lieu en un lieu connu et précis à proximité des côtes. Il semblait donc facile de retrouver les épaves et les richesses qu'elles contenaient. Dès 1728 et jusqu'à la dernière guerre, les tentatives se succèdèrent mais avec des résultats dérisoires. La baie de Vigo, large et profonde, n'a pas encore livré son butin. 2. La Plata Flota La « Plata Flota », la flotte d'argent, méritait bien son nom. Les quinze navires qui la composaient avaient pour mission de ramener en Espagne l'or et l'argent arraché aux mines du Mexique et du Pérou. Ce ne furent pas les pirates ou les corsaires qui causèrent sa perte, mais la tempête. Surpris en novembre 1643 par l'ouragan au large des îles Bahamas, les précieux navires s'éventrent l'un après l'autre sur les récits du Banc d'Argent. Seul le navire amiral échappe au désastre. Quarante ans plus tard, un audacieux aventurier, William Phips, est sur les lieux de la catastrophe. Le gouvernement britannique lui a confié deux
frégates. Pour une fois, la chance sourit aux plongeurs. Une des épaves de la « Plata Flota » est bientôt repérée. On travaille fébrilement pendant plusieurs semaines et les cales bourrées de pièces d'or, de lingots d'argent et de pièces d'orfèvrerie, les deux navires repartent pour Londres ou William Phips est fait chevalier. 3. La Santa Cruz Le lieutenant américain Harry E. Riesenberg était, comme William Phips, mais 250 ans après lui, un chercheur de trésors professionnel. Sa première chance fut de trouver un vieux manuscrit relatant le naufrage du navire espagnol « Santa Cruz » dans la baie de Manta sur les côtes du Pérou ; la seconde fut de disposer d'un matériel perfectionné qui lui permit de trouver en quelques semaines l'épave et de remonter à la surface un coffre contenant le trésor du navire  : des pièces et des lingots d'une valeur de 40.000 dollars. 4. L'Elingamite Il y eut encore d'autres réussites comme celle des hommes-grenouilles italiens qui, en 1967, arrachèrent des flancs de « l'Elingamite », disparu au début du siècle au large de la Nouvelle-Zélande, des milliers de pièces Les scaphandriers du « Nautilus », de « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne, ont découvert des coffres bourrés de pièces d'or. d'or et d'argent. Mais, au cours de précédentes tentatives, « l'Elingamite » avait provoqué la mort de deux scaphandriers. Six plongeurs britanniques ont aussi réussi à récupérer un trésor de 150 millions de francs qui se trouvait dans l'épave du « Liefde » (5), naufragé dans les Shetlands en 1911. Par contre, on n'a encore retrouvé qu'une partie infime du trésor de guerre de « l'Association », vaisseau de 90 canons disparu en 1707 sur les récifs des îles Scilly à cent milles de la pointe de Cornouailles (6). Les frégates de Navarin Bien plus nombreuses encore sont les épaves qui gardent leur secret. 11 y a celles des frégates hollandaises de la baie de la Table (7), coulées en 1716 au large de l'Afrique du Sud et qui transportaient, dit-on, 400 millions ; celles des galions portugais, au large de Campos (8)  : 480 millions ; celles de la flotte turco-égyptienne de Navarin  : 129 bâtiments portant une richesse évaluée à 280 millions qui furent coulés en 1827 dans la mer Ionienne par les forces combinées de la France, de l'Angleterre et de la Russie en une bataille navale qui décida de l'indépendance de la Grèce (9). Bien d'autres encore... 19



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