Faribole n°3 fév/mar 2013
Faribole n°3 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Berme & Wängler

  • Format : (215 x 307) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 22,6 Mo

  • Dans ce numéro : Nina Simone... la femme libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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WWW.fA0100LL.006 Tant de lancinements, tant de lieux, Nous les caressions des yeux, Ils n'en gardent la marque de nos charmes, Un million de rêves et de larmes, Sous un arbre, un réverbère, Une chaise, quel hiver ! Les lieux nous font comme nous les parcourons, Boueux, escarpés, y rester des éons. L'enfant n'oublie pas, Seule la vérité s'en va. Il n'oubliera pas le sourire du soleil goûté au matin, Ni le plaisir de le retrouver le lendemain. Tu sais, après tout ces zéphyrs, Je n'oublie que les souvenirs, Pas leur vraie essence Malgré le temps, malgré la pluie battante, malgré le soleil éclatant, je m'effondre. C'est une course effrénée qui m'envoie dans le fond des marais. Noyé sous la boue froide. La boue m'éprend le coeur. Jusqu'à la vomir de larmes blanches. Je ressasserai les maux, un par un puis tous d'un coup tempétueux. Je vis comme un chien se noie. Jouant de ses breloques, de ses danses et de ses derniers dés pour vaincre les minutes d'un coup de folie. Juste une minute ou deux. Le vent fouette les feuilles inlassablement. Et je regarde lassé mon jeu passer. La solitude est un refuge, la mélancolie une demeure, ce n'est que soi la brisure. Je suis ma brisure. Mon cerveau a enfanté son mal. Une histoire de dingues. Occuper le temps qui bat des plumes impose une croyance absolue et infaillible en soi. Croyance qui fuit plus vite que le temps encore. Alors on rêve de retour à la norme, d'un album d'images jaunies du redoux. D'une écharpe en laine, d'une chevelure aimée. Ou on jette sa dernière monnaie de singe aux fontaines, vacillante, la pièce finit sa danse dans la chute. Et que les violons hurlent, et que la peinture coule, et que la frénésie s'empare des jours. Et qu'on oublie dans tant de mal, le seul vrai. On perd toujours au jeu de la question. On perd toujours aux jeux. En attendant je regarde les minutes glisser sur mes mains paniquées qui s'agitent sans fm. Et mon « je » ne même pas être autre. Mon « je » être. Il "est" beaucoup trop fort, beaucoup trop bruyant, comme un coeur qui s'emballe, « je » est." 8 -
L'âme qui pense WWW.EAOIOOLE.006 Melancholia. C'est à l'heure morte que ton nom lacère les quelques recoins de l'esprit. Quand tu y prends place c'est le chemin sans fin, qui tournoie et se perd à travers les méandres de l'âme. Souviens-toi. Il brûle encore au loin. Jamais n'en finira ? C'est l'essence qui s'est éteinte et s'est tue dans la roche. Mouvement céleste, magnificence des brumes éternelles. Volutes tourbillonnantes, autrefois opaques et si riches, elles se perdent dans le puis noir, plus profond le jour qui suit. Néant perdu, et se perdant, et se mourant. C'est à ta recherche que la triste fleur de vie s'est mise en quête. Laisse et passe, oubliant le trait d'un immense royaume maintenant trop petit. A l'heure qui tremble, je ne serai plus ici. « Le vert amer, la pointe, transpercent l'immensité bleue. Ils chantent, personne n'entend, tant de crimes. Vivre immobile, discret. Quand l'ombre se fait reflet du monde. Seraient-ils des compagnons ? Le royaume du silence. Silence bavard. Lyrisme intérieur. Eternité achevée. Arbres, vous avez conquis mon âme... » « Tu es le chêne, il est le frêne. Cela fait bien longtemps que vos branches ne côtoient plus que l'éternel. De sempiternelles questions brodent votre feuillage de dentelle. Les fissures de votre écorce renferment une kyrielle d'essences si pures. Debout, jamais vous ne frémissez. Le vent n'a d'atteinte aucune, à vos racines tenaces que l'on foule parfois nonchalamment. Tu es le chêne, il est le frêne, et depuis toujours, c'est dans mon âme, que vous vivez ! » « Souffle, souffle, souffle, tu vogues si loin et si haut. Les voiles de ton passé amer ne sont que traces sur cet océan de peine. On voit encore les halos du feu, là-bas, parfois ils gravitent autour de l'horizon. Il manque encore ce temps où tu chantais sur les flots fâchés et houleux. Le voyage achevé, il sera là. Cette place dont on ne peut encore ouïr le nom patiente la fm du temps. » « Ma Loire, fumante, bruissante, tu drapes de tumultes la voix de tes chimères. Sauvageonne, libre, les lois du monde disparaissent en ta fureur. Ma Loire, du cri, j'ai ouï ta pudeur. »



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