Escape n°26 juin 2009
Escape n°26 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de juin 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Free Presse

  • Format : (210 x 300) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : spécial sérénité.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 L a verticale Collection Ueli Steck escape n°26 I printemps/été 20 nconnue jusqu’à ce printemps, la face nord de ce monstre népalais est sous le feux des projecteurs depuis que son ascension a été récompensée d’un Piolet d’Or. Certaines montagnes existent dans le PAF (paysage alpin fondamental !) à cause de l’insolence de leur relief ; d’autres grâce à la perfection de leurs verticales ; d’autres encore s’incarnent dans les drames qui s’y sont noués. Au Népal, le Tengkampoche n’a rien de ces caractères anoblissants. CHACUNE DES LONGUEURS DE 60 MÈTRES A ÉTÉ UNE AVENTURE Dans la cour des géants himalayens, son altitude – officiellement 6500 mètres, en réalité 6487 mètres – renvoie son granit au jardin d’enfant. Les villageois de la vallée de Khumbu qui y conduit ne lui prête d’ailleurs pas plus d’attention qu’on prête à une muraille de roche et de glace. Rien non plus coté linguistique : son nom est une banalité géographique qui ne trouve aucune traduction glamour pour l’âme sensible des occidentaux. Il va pourtant falloir s’habituer à articuler cette verticale improbable. En récompensant l’ascension de sa face nord dans la catégorie difficulté technique, l’organisation des Piolets d’Or – les Oscar de la montagne – viennent de faire entrer ce relief dans le dictionnaire alpin. L’itinéraire choisi par les alpinistes suisses Ueli Steck et Simon Anthamatten, a été savoureusement baptisé Checkmate (échec et mat). Le jury l’a retenu pour l’impressionnante somme de difficultés qu’il concentre sur une longue ligne de près de 2000 mètres. « Un niveau technique jamais rencontré à cette altitude », applaudissent les spécialistes. Steck et son collègue ont attaqué ce monstre en style alpin sans corde fixe, ni plaquette. À l’origine, cette ascension devait préparer une tentative dans la face
sud de l’Annapurna. Mais la résistance de la face avait renforcé la détermination de celui qu’on présente comme le meilleur alpiniste de sa génération. Sur la même ligne en 2007, Steck avait dévissé de 300 mètres (!) à cause d’un bloc qui s’était détaché. Le 10 avril, quatorze jours avant la victoire, la cordée avait dû renoncer une nouvelle fois à 6000 mètres d’altitude en raison d’une forte tempête. « Chacune des longueurs de 60 mètres a été une aventure », a raconté Steck en revenant du sommet après deux bivouacs dans les pentes. Les deux hommes portaient avec eux moins que le minimum vital : un sac de 25kg comprenant vivres, équipement et quincaillerie. « Trop de poids à ces altitudes peut gêner gravement l’expédition, commente l’alpiniste. Quand on monte en style alpin, c’est le talent de l’alpiniste et pas son matériel qui compte ». Michel Bojarski Collection Ueli Steck publicité Foto : Evrard Wendenbaum Verdon Tentative : Les braves gens ne courent pas les rues 8b www.salewa.com Florian Riegler



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