Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 128 Mo

  • Dans ce numéro : relancer sa carrière.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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a créé le seul site spécialisé sur le sujet (www.entrepreneursfrancais.com) et ID Conseil, agence conseil en développement des entreprises à l'international, en particulier à destination des marchés d'avenir et lointains. « On parle beaucoup des créateurs expatriés en Europe, aux États-Unis, au Canada et en partie en Asie. Mais on rencontre aussi des passionnés dans des pays où les Français sont les moins nombreux, comme l'Afrique du Sud, le Mozambique, le Mexique, le Chili ou l'Inde. Ce qui ressort de ces rencontres, c'est que les profils sont très différents au niveau de l'âge, de l'expérience, du secteur d'activité ». Pour Jacques Gérard, ancien « représentant des Français établis hors de France » pour le Conseil économique et social, aujourd'hui à la retraite, animateur d'un blog spécialisé (www.entreprisesaletranger.org) et auteur d'un rapport (République française — Avis et Rapports du Conseil économique et social — Un atout pour notre pays, les entreprises créées par les Français établis hors de France — 2004), « si nous disposons de statistiques précises sur les expatriés, grâce aux consulats, la vision des entrepreneurs est beaucoup moins précise. C'est certainement plus 64 - Entreprendre Emploi&Carrière d'une centaine de milliers de compatriotes — entre 100.000 et 250.000 probablement — qui, dans le monde entier, gèrent les entreprises qu'ils ont eux-mêmes créées, de la toute petite dans la restauration ou l'esthétique à la plus grosse dans le textile ou le grand commerce de détail. C'est, et de loin, beaucoup plus que les 22.044 filiales de groupes français implantées à l'étranger selon le recensement annuel effectué en 2002 par nos missions économiques hors de France. Les entreprises créées par les Français établis hors de France sont un atout pour notre pays, mais elles sont malheureusement méconnues ». Cet ostracisme s'explique peut-être par un préjugé tenace : les créateurs s'exileraient pour de « mauvaises » raisons, principalement pour bénéficier d'avantages fiscaux. Un cas plus rare qu'on ne le pense mais semés d'embûches On entend (et on lit) souvent qu'il est plus simple de créer une entreprise partout ailleurs qu'en France. Réflexe gaulois classique mais, il faut bien le reconnaître, assez éloigné de la réalité. En Chine, les formalités vous demanderont plus de deux mois et l'assistance d'un agent local bien introduit auprès des autorités. Et ce n'est pas tout ! Comme le déclare Frédéric Choux, fondateur du site de vente de vins en ligne DCT Wines, « toutes les formalités prennent beaucoup de temps. On peut mettre 7 jours à envoyer une bouteille à l'autre bout de la Chine, alors que nos clients récla- Jacques Gérard, ancien « représentant des Français établis hors de France » pour le Conseil économique et social. « Les 200.000 entreprises créées par les Français établis hors de France sont un atout pour notre pays, mais elles sont malheureusement méconnues ». Sylvain Peuch, ID Conseil, agence conseil en développement des entreprises à l'international « Les profils des expatriés sont très différents au niveau de l'âge, de l'expérience, du secteur d'activité ».
« J'ai appris dix fois plus vite au Vietnam qu'en restant en France » Thierry Mermet, directeur et fondateur de The Bamboo Factory En quatre ans, cet entrepreneur de trente-sept ans installé au Vietnam depuis quinze ans, réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires de près de L'amour de l'Inde remonte à la jeunesse d'Alexandre Le Beuan : « J'avais sept ans quand mes parents ont ramené des photos et des objets d'un voyage au Népal et le coup de cceura été immédiat. Je savais que je partirais là-bas dès que possible ». Une passion qui ne se démentira jamais et qui conditionnera tout son parcours professionnel. Bac en poche, inscrit en Langues 0, évidemment pour apprendre le Népal'et l'Hindi, c'est chose faite. Pour pouvoir vivre sa passion, Alexandre rejoint un tour-opérateur parisien comme responsable de production pour l'Asie, spécialisé dans le voyage aventure à destination des marchés français, belge et suisse. Un métier qui lui permet de passer six mois par an sur le terrain pour monter des circuits. « J'ai toujours eu l'idée de monter ma propre agence en Asie du Sud et au plus proche de l'Himalaya. Après quatre années de salariat, je me suis senti prêt à me lancer. Après une première expérience avec un associé indien, j'ai décidé de voler de mes propres ailes. Bien que je sois plus attiré par le côté sauvage de la nature, je me suis installé à New Delhi ; une plaque tournante incontournable, et j'ai consacré quatre mois à monter 5 millions de dollars et emploie plus de 400 personnes. Rien ne prédisposait ce diplômé d'HEC à s'établir en Asie : « Je suis allé à Hanoi pour rendre visite à un ami etje suis tombé amoureux du pays etj'ai décidé de m'impliquer dans un projet caritatif de création d'une école pour sourds et muets. J'ai créé une première entreprise de mobilier en bois, mais nous n'avons pas survécu à la crise de 1997 Je suis rentré en France en 1997 oùj'ai travaillé pour Adecco pendant deux ans. Fin 1999, un investisseur français, qui lançait une usine de fabrication d'objets en laque traditionnelle, m'a proposé de revenir à Hanoi pour en prendre la direction. Dans le cadre de notre développement commercial, j'ai rencontré les acheteurs d'IKEA qui souhaitaient proposer du parquet en bambou dans leurs magasins. L'occasion était trop belle et j'ai lancé mon entreprise en douze mois, avec la création d'une usine de 13.000 m2 ». Si l'entreprise s'est heureusement diversifiée vers d'autres clients (produits grand public et matières premières pour les professionnels), elle reste fidèle au Il est devenu le prince du voyage en Inde la société, créer un site Internet et surtout a définir plus de 35 offres de circuit, avant de me lancer sur le marché ». Fort développement Rejoint par sa femme puis associé avec Jérémy Grasset, un consultant français proche du monde de l'entreprise, Alexandre Le Beuan voit grand pour le développement de son entreprise, qui compte une vingtaine de salariés. « Nous avons débuté sur le marché français, mais nous voulons élargir notre clientèle à toute l'Europe grâce à Internet, notre site étant traduit en anglais, allemand, espagnol et bientôt en italien. Et surtout, nous allons nous diversifier par une politique de niches pour nous distinguer des tour-opérateurs Alexandre Le Beuan, créateur de Shanti Travel, spécialiste des circuits en Inde bambou : « Cette plante grandit vite et pousse partout, ce qui permet de lutter contre la déforestation. On peut considérer que nous avons créé une société écologique rentable,. Un environnement stressant Si le Vietnam séduit par une maind'oeuvre peu onéreuse et une croissance à deux chiffres, ce n'est pas pour autant un paradis pour les entrepreneurs : « Un tel développement encourage la spéculation et les choses évoluent très vite. Par ailleurs, l'éducation reste un problème et il est nécessaire de former ses employés et de les garder, ce qui n'est pas toujours simple. Tout cela demande beaucoup de temps, d'énergie et de capacité d'adaptation. Franchement je ne pensais pas que ce serait si difficile et si fatigant. Mais je ne regrette rien, parce que je n'aurais jamais progressé aussi vite ni autant appris si j'étais resté en France'. classiques,. Ainsi, Shanti Travel propose des voyages sur la célèbre moto Royal Enfield, avec un site Web dédié. De même, l'agence propose des voyages aux nombreux expatriés résidant en Inde, avec là encore un site Web dédié. « C'est peut-être le plus intéressant dans le fait d'avoir créé ma propre entreprise, je peux proposer des programmes à mon image, qui sont proches de ce que j'aime faire ». Pourtant, entreprendre en Inde peut se révéler un véritable parcours du combattant : « En théorie, le gouvernement indien aide les étrangers à investir en Inde sur de nombreux secteurs, dont le tourisme. En pratique, les choses sont moins simples, notamment en raison d'une bureaucratie lourde et complexe et des différences culturelles. Mais je n'aurais jamais pu créer Shanti Travel en France, parce qu'il m'aurait fallu beaucoup plus de ressources financières. Maintenant, c'est bien de l'avoir fait a trente ans, parce qu'il faut un engagement total et une sacrée santé pour travailler 12 heures par jour au démarrage ». Aujourd'hui encore, les semaines d'Alexandre comptent le plus souvent 70 heures. Mais c'est le prix pour faire ce que l'on aime. Entreprendre Emploi&Carrière - 65



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