Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 128 Mo

  • Dans ce numéro : relancer sa carrière.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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L'entrepreneur telecom qui bouscule les tabous Boston Goké, P-DG de Networks services et président de la DRIM Boston Goké cumule les casquettes de chef d'entreprise et de président de la DRIM (Diversité républicaine initiatives en mouvement). Il exprime une vision plus pessimiste des effets du plafond de verre sur l'entrepreneuriat noir en France. « Le mode de fonctionnement de l'entrepreneuriat est basé sur la confiance. Mais tout le problème de la confiance, c'est que des archétypes de gens peuvent plus ou moins l'incarner. L'accès au financement pour les Beaucoup de choses peuvent changer également en fonction des impulsions données par le ministre des PME. En montrant des chefs d'entreprise qui s'organisent et font vivre leurs entreprises, donnent du travail et participent ainsi au développement de leur commune, l'évolution est évidente. Sans parler encore de basculement radical, il est envisageable d'atteindre les postes de décision et le vrai pouvoir. 44 - Entreprendre Emploi&Carrière entrepreneurs de la diversité se fait bien souvent via des crédits à la consommation utilisés pour monter leur entreprise. Lorsqu'ils parviennent ensuite à donner vie à ces entreprises, ils sont confrontés aux problèmes d'expansion, pâtissant, là encore, du manque de confiance de leur banquier. Je suis dans les Telecom depuis 2000. Si mon entreprise perdure aujourd'hui ; c'est parce que je travaille avec des Canadiens, les plus grands concurrents d'Alcatel. Même dans mon corps business, où je suis devenu l'une des petites boîtes les plus compétentes pour les déploiements de réseaux optiques, je ne peux pas travailler avec les grands comptes français. Lorsque j'y mets un bout de doigt, je suis confronté aux paiements à 120 jours et à la confiance du banquier li va bien falloir cependant que l'on nous fasse confiance puisque les élites d'aujourd'hui sont un peu plus basanées que celles des générations précédentes>. Un label Diversité D'ailleurs il n'est pas tendre avec la génération dirigeante actuelle. « Là où l'on pouvait attendre beaucoup des enfants de 1968, on déplore au contraire des freins énormes. Ils ne traitent pas les problèmes de fond et repoussent sans cesse à demain. La question n'est pas de créer des programmes de formation pour les jeunes de quartier, mais de savoir s'ils donneraient une place de directeur aux jeunes Noirs qui ont Bac + 5 Les solutions proposées par la DRIM ne se font pas attendre. « Le meilleur instrument est de fixer des critères sociétaux, de la même La peur vient parfois du rapport historique, issu de la colonisation même si l'émancipation individuelle et les valeurs universelles véhiculées par l'éducation à la française restent des remparts à l'isolement. C'est aussi culturel, avec une école qui véhicule des valeurs remises en cause par des élites africaines qui souhaitent mettre en avant leurs valeurs. Ces autres valeurs, plus précisément la volonté de les faire manière que l'on prend en compte des critères environnementaux pour attribuer des marchés. La politique de diversité des grands groupes financiers doit être prise en compte. Rien à voir avec la création de quotas ou de marchés spécifiques aux entrepreneurs de la diversité. À compétences égales, entre Siemens, Alcatel... regardons leurs pratiques sociétales au regard de la diversité avant de signer. Vous jouez ainsi sur deux leviers : le salariat et l'entrepreneuriat. Si l'on veut dépasser le stade des voeux pieux, nous en avons les moyens. On nous parle aujourd'hui d'un label Diversité. C'est une chose, mais il faut qu'il serve à l'attribution de marchés publics. Si l'on ne touche pas à leur portefeuille, ils ne changeront rien ! Lorsque les grandes entreprises ont eu à signer les chartes de la diversité, une chose toute simple pouvait être faite. S'ils ne parviennent pas eux-mêmes à renouveler leur comité de direction avec des Français venus d'ailleurs, ils pourraient commencer à imposer à leurs services d'achat un quota de marchés à signer avec des entrepreneurs issus de la diversité ». La DRIM espère finaliser en cette fin d'année, la 2— édition des Colombes d'Or avec M. Novelli afin d'y décerner des trophées aux entreprises qui ont des pratiques. partager et de faire voir une Afrique riche avec un gros potentiel énergétique et des matières premières, font de ce continent une terre pouvant prétendre à l'autonomie, un continent suscitant d'ailleurs tout l'intérêt des entreprises françaises, quelle que soit la couleur de ceux qui les dirigent. Sans même parler de la francophonie qui peut susciter bien de réseaux à explorer.
Projet ENTREVUE « A LA UNE Elle innove avec son concept bientôt en franchise Nadia Batata, créatrice de la « Clinic du cheveu Hélène Chevalier » g il ne faut jamais renoncer à ses rêves I » Parmi les créateurs innovants de l'année, impossible de ne pas se pencher sur le parcours atypique de Nadia Batata. Originaire de Kabylie, cette jeune orléanaise démarre dans la vie professionnelle à 16 ans par l'apprentissage de la coiffure. C'est en 1993 qu'elle monte sa première entreprise capillaire à Fortde-France. 13 ans plus tard, elle se lance avec cœur et passion dans sa première clinique du cheveu qu'elle baptise Hélène Chevalier. 2009 sera pour elle l'année de tous les défis avec l'ouverture de son concept innovant à la franchise. Celle qui se considère comme une autodidacte n'en revient toujours pas du succès rencontré. Un bel exemple de réussite pour tous les jeunes créateurs ! Racontez-nous votre parcours. Tout commence à Orléans avec votre CAP de coiffure... Nadia Batata : « Oui, à seize ans, je commence un apprentissage de coiffure à Orléans. Studieuse, j'obtiens à dix-huit ans mon CAP avec mention très bien. La même année, parce que j'ai une grande soif de liberté, je décide de m'envoler pour Londres. Je travaille chez Toni & Guy, un salon de coiffure britan- nique spécialisé. Plus tard, je suis recrutée par un groupe australien Advanced Hair Studio », spécialisé dans le remplacement capillaire. Ce concept peu développé en Europe, m'a motivée à créer ma propre entreprise en rajoutant la « French Touch ». En 1993, c'est aux Antilles que j'implante ma première société capillaire. Ainsi, durant dix ans, j'ai dirigé l'institut Hair Design à Fortde-France. Puis, à la naissance de ma fille, des raisons personnelles m'obligent à vendre mon entre- Nadia Batata, 40 ans, a tout pour réussir dans le monde de l'entrepris et de la franchise : un concept innovant et duplicable, un savoir-faire hors-pai une véritable humilité et des qualités d'empathie essentielles dans l'univer capillain prise pour rentrer en métropole. Fin 2006, je redémarre de zéro en créant une nouvelle société de remplacement capillaire : Hélène Chevalier à Paris dans le 15ème arrondissement. » L'histoire dit que vous avez démarré dans une chambre de 10 m2 seulement... « Oui, en effet, c'est dans ma petit chambre de dix mètres carrés qu Entreprendre Emploi&Carrière - 45



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