Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
Entreprendre Emploi n°4 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : 5,95 €

  • Parution : n°4 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Lafont Presse

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 128 Mo

  • Dans ce numéro : relancer sa carrière.

  • Prix de vente (PDF) : 1 €

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Dogad Dogoui, Malamine Koné Le rappeur Rost MohamedDia Pierre Porn lisation dans la libéralisation de l'économie. Certains secteurs fonctionnent encore de manière féodale. Or le risque fait partie de l'entrepreneuriat, la différence est souvent un atout pour comprendre les enjeux, les modes, la 40 - Entreprendre Emploi&Carrière demande de la clientèle. On ne sait pas faire confiance aux talents et aux compétences. Lors du Be- Forum Africagora le 7 février dernier à Bercy, nous avons alors proposé au ministre du Commerce extérieur d'envisager dorénavant d'em- Le rappeur Mokobé » L'ex-ministre des PME, Renaud Dutreil, aujourd'hui dirigeant de LVMH aux USA, et le président de la DRIM, Boston Goké. Boston Goké Said Agbanrin mener avec lui lors de ses déplacements un entrepreneur issu des minorités. Il n'y a rien de saugrenu dès lors qu'il a une solution pour que le commerce français soit présent dans les pays qu'il visite ! La France doit être
enquête les cou eurs c e entrepreneuriat MohamedDia commence par fabriquer ses tee-shirts chez lui. Ce sont ensuite les membres du Secteur A, en les portant, qui offrent la notoriété à la marque du jeune homme. « J'ai d'abord cru en moi Dia, l'homme qui a cru en lui pour pouvoir m'en sortir. Cependant, il est vrai que toute réussite repose sur de bonnes associations. J'ai eu l'idée, au bon moment, de m'associer avec le SecteurA qui a accepté de porter mes produits. Encore représentée dans sa diversité y compris dans le monde de l'entrepreneuriat. C'est ainsi que l'on pénètre des marchés, que fonctionnent les Américains lorsqu'ils veulent s'imposer sur le marché de pays émergents en considérant leurs ressortissants issus de ces pays comme un plus. L'accès au financement reste un problème de taille pour les jeunes entrepreneurs noirs de France. L'urgence selon Dogad reste l'accès au capital et donc à la confiance. Sans eux, l'accès à l'entreprise n'est pas fluide. Le pays semble manqué d'une touche libérale pour vivifier ses entreprises. Et quand c'est le cas, cela fonctionne, l'existence et la reconnaissance de l'État (en 2004) d'Africagora en témoignent. « Le monde de l'entreprise a réagi positivement en un ou deux ans lorsqu'elle a compris que nous étions un club d'entrepreneurs et non pas une association. Nous pouvons maintenant passer à l'étape supérieure en devenant également un club d'investissements. aujourd'hui, je fais fonctionner mon réseau de connaissances. Sans cela, il est difficile pour une société de fonctionner ». Il sait aussi faire face aux stigmatisations style : jeune, noir, banlieue... « Au tout début, lors de mes démarches administratives, certaines personnes ne m'accueillaient pas toujours les bras ouverts, mais il faut savoir prendre sur soi pour mieux rebondir. En France pour monter son entreprise, il ne suffit pas d'avoir la bonne couleur. On ne laisse pas assez leur chance aux jeunes qui font l'objet de trop de stigmatisations, de racisme et d'a priori. C'est ce qui empêche au monde de l'entreprise de voir se développer des idées. Certains n'osent pas se lancer, se démoralisent avant même de commencer. Trouver sa place MohamedDia intervient fréquemment en tant que conseiller pour guider les jeunes entrepreneurs qui le sollicitent. Ces propos permettent de mesurer Aujourd'hui, Africagora ce sont 10 délégations, 180 entrepreneurs actifs, 3.000 contacts dans notre réseau, des partenaires dans le monde de l'entreprise, des programmes de formation, des jeunes intégrant le monde de l'emploi. Nous sommes proches du Medef dans nos actions parce que nous considérons que c'est avec le patronat que nous devons faire affaire.. Le gouvernement paritaire et représentatif de la diversité, si critiqué qu'il soit, suscite le débat. La grande question qui brûle les lèvres c'est : pourquoi pas un homme, un homme noir ? Il est étonnant de voir que, sur le choix des représentants des minorités, il s'agit toujours de femmes, souvent jolies. C'est curieux et l'on peut se demander quel impact cela peut avoir sur la population. Aux couleurs de l'entreprise S'il suscite le débat, le mot communauté a pourtant du sens et certai- à quel point il peut être pesant d'être sans cesse ramené à vos origines qu'elles soient ethniques ou sociales. « C'est ridicule et cela prouve que l'intégration n'est vraiment pas faite et quand j'emploie le mot intégration, c'est à contrecoeur, je le déteste. Une personne d'origine malienne née en France est française, elle n'a donc pas besoin de s'intégrer à la société, sinon il faut dire les choses clairement et parler de racisme, de refus des différences. Il en appelle alors des mesures exemplaires. « Je suis plutôt pour un système de quotas parce qu'en France les choses n'ont pas été faites. Il faut malheureusement en passer parla pour que la société change. C'est dommage d'avoir à se faire assister comme cela, mais c'est vraiment ce dont on a besoin pour que chacun trouve sa place et puisse participer à la société. Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs promis une loi sur les quotas. nement un rôle à jouer. Dogad Dogoui fait la distinction qui établit la différence. « Je suis contre le communautarisme qui consiste à s'enfermer dans sa communauté, mais je suis pour le communautaire qui se regroupe pour aller vers l'universel, se diversifier. L'idée c'est que le communautaire serve la République. Je suis pour le fonctionnement en tribus dès lors qu'elles sont ouvertes aux autres et tendent à la communauté nationale. La chance pour l'économie nationale ce sont les tribus qui fonctionnent bien ». Mais ces chefs d'entreprise, qu'ils raisonnent ou non en communauté, en réseau... doiventils pouvoir sans en être gênés et encore une fois pointés du doigt l'imputer à leurs compétences et expériences propres ou à l'opportunité de colorer des secteurs trop monochromes, au regard des modes et des politiques. Dogoui exprime sa position sur la notion d'alibi. « Seule une minorité de personnes, dont je fais partie, ne se pose pas la question. Il n'y a que devant un Entreprendre Emploi&Carrière - 41



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