Direct Tennis n°4 jui/aoû/sep 2014
Direct Tennis n°4 jui/aoû/sep 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jui/aoû/sep 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bollore Media Digital

  • Format : (220 x 288) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : Roger Federer a vraiment envie de continuer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Wimbledon Marion Bartoli « Championne de Wimbledon à vie » La championne 2013 ne remettra pas son titre en jeu, car elle est désormais une retraitée très active. Qui prend le temps d’évoquer pour Direct Tennis SON Wimbledon. Direct Tennis : Que vous inspire le mot « Wimbledon » ? Marion Bartoli : Centre Court, royauté, gazon vert, tradition, historique… C’est un endroit magique, qui a compté et comptera toujours énormément dans ma vie. Je veux absolument pouvoir le montrer à mes futurs enfants, leur faire voir que, voilà, maman a gagné là et qu’il y a son nom inscrit. J’en rêvais depuis tellement longtemps que d’y être arrivée fait partie de mon histoire. C’est un tournoi à part, chargé de tradition… C’est un peu la Mecque du tennis. On voit de plus en plus de shows à l’américaine sur le circuit, un peu partout. Là, on a vraiment la tradition du tennis, dans une ambiance très feutrée. On revient aux sources : ce n’est que du tennis à l’état pur, la beauté du jeu. Les joueurs, unanimement, le disent : c’est le plus grand tournoi du monde et celui qui marque le plus l’histoire quand on le gagne. Mais à côté de ça, ce tournoi n’a-t-il pas finalement un côté un peu fou et très populaire ? C’est un tournoi à l’anglaise : il a ce côté excentrique et chic, qui, moi, me plaît beaucoup. Et j’adore l’humour anglais ! Historique Après Suzanne Lenglen et Amélie Mauresmo, Marion Bartoli est la troisième Française sacrée à Wimbledon, grâce à sa victoire finale sur l’Allemande Sabine Lisicki 6-1, 6-4. Y a-t-il un endroit que vous aimez particulièrement à Wimbledon ? Oui, le tableau d’honneur où mon nom est désormais gravé en lettres d’or ! Juste avant de rentrer sur le Centre Court, il y a les deux tableaux, à gauche et à droite, avec les noms des vainqueurs et la galerie des trophées, juste derrière. C’est absolument mythique et c’est mon endroit préféré. Wimbledon a une autre spécificité : la plupart des joueurs et des joueuses louent des maisons ou des appartements à deux pas du stade. C’est une ambiance qui vous plaît ? À Wimbledon, on a un peu l’impression d’être dans un tournoi de village. D’ailleurs, le quartier où résident tous les joueurs s’appelle « Wimbledon Village ». On fait généralement les courses au supermarché, on se fait la cuisine, dans une ambiance très britannique, avec, par exemple, le petit barbecue que l’on organise dans le jardin, le « Middle Sunday », le dimanche où l’on ne joue pas entre la première et la deuxième semaine. L’an dernier, quand je finissais tard, j’allais dans la maison de la Fédération française de tennis et je Andy Hooper/Visual Press Agency - Actionplus/Icon Sport - BPI/Icon Sport L’année gagnante Pour Andy Murray – finaliste en 2012 – et Marion Bartoli – finaliste en 2007 –, l’année 2013 a été celle du sacre. 34 Direct Tennis
Wimbledon cuisinais là-bas avec les autres joueuses françaises et les kinés. Wimbledon, c’est aussi une belle histoire humaine, qui nous rapproche plus que quand nous sommes isolés dans une chambre d’hôtel ou éparpillés dans une grande ville. Achèvement Ce titre, Marion Bartoli en rêvait depuis l’âge de 6 ans. BPI/Icon Sport Je veux absolument pouvoir montrer Wimbledon à mes futurs enfants, leur faire voir que maman a gagné là. Un an après votre victoire, vous êtes une retraitée active. Quelles sont vos principales activités ? Je fais beaucoup de choses. Mais aujourd’hui, quand on me demande de décrire mon métier, je dis créatrice de mode pour le bonheur des autres. J’ai créé des objets, des chaussures, des bijoux. Et comme je suis ambassadrice d’ELA, l’Association européenne contre les leucodystrophies, une partie des bénéfices de toutes mes créations qui ont été vendues pendant Roland-Garros sera reversée à l’association. Ne regrettez-vous pas votre vie d’avant ? Il n’y a rien à regretter. Ma vie d’avant était fantastique, et aujourd’hui j’ai la chance de me balader dans des grands tournois, où beaucoup de gens me reconnaissent, et d’être championne de Wimbledon à vie. Et ça, c’est juste un sourire à chaque fois que je le dis, un sourire qui part de l’oreille gauche et qui finit à l’oreille droite. Je ne l’oublierai jamais.



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