Direct Tennis n°4 jui/aoû/sep 2014
Direct Tennis n°4 jui/aoû/sep 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4 de jui/aoû/sep 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bollore Media Digital

  • Format : (220 x 288) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18,3 Mo

  • Dans ce numéro : Roger Federer a vraiment envie de continuer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Rencontre ActionPlus/Icon Sport J’aime les joueurs qui peuvent faire des coups que d’autres ne savent pas faire ou n’osent pas tenter. Aujourd’hui, finalement, peut-être que l’on aime bien à nouveau les joueurs un peu plus tranquilles… Vous qui suivez de très près le circuit et regardez beaucoup de matchs en tant que spectateur, que recherchez-vous et qu’aimez-vous voir chez un joueur ? Je dirais presque que j’aime bien quand c’est un peu différent. Parce qu’il y a tellement de joueurs qui jouent de façon monotone, dans les gammes ; qui font toujours un peu la même chose. J’aime bien Gaël Monfils et Fabio Fognini, par exemple, ou des joueurs qui peuvent faire des coups que d’autres ne savent pas faire ou n’osent pas tenter. J’appréciais Lleyton Hewitt aussi : j’ai beaucoup joué contre lui et je l’admire vraiment. J’aime bien quand quelqu’un montre ses émotions, or il y a pas mal de joueurs au sujet desquels tu te demandes : « Il est bien ou pas bien aujourd’hui ? » Et en fait… tu ne sais pas ! C’est un peu le mystère. Bon, c’est vrai que je suis un peu comme ça, moimême ! Après, ça dépend du moment. (Il tourne la tête vers l’écran de télévision du salon des joueurs, sur lequel un match est diffusé.) Est-ce que j’ai envie de regarder ça, là, maintenant ? Oui, peut-être. Et puis d’autres jours, je n’ai juste pas envie. Ça dépend aussi de l’état d’esprit dans lequel je suis. Lorsque l’on vous voit jouer, on a l’impression que le tennis, c’est facile. Vous pensez que l’on a tendance à oublier qu’il y a beaucoup de travail derrière ? Si vous parlez des joueurs en général, je pense qu’ils savent qu’il y a du travail. Après, en ce qui me concerne, la ligne a toujours été très fine entre génie et désastre. Au début surtout. Quand je perdais, c’est parce que je n’essayais pas assez, et quand je gagnais, c’était tellement facile… Et même encore aujourd’hui, les gens ne comprennent pas toujours quand je perds. Ils se disent : « Aïe ! il y a un truc, là. » Au lieu de se dire : « Peut-être que ce n’était pas son jour. » Le côté travail, chez moi, ça ne se voit pas trop parce que je suis très décontracté. Comme d’autres joueurs d’ailleurs, qui ont également cette capacité. C’est un avantage et un désavantage. Et puis cela vient aussi du fait que je me suis rarement exprimé sur le sujet. Il y a certains joueurs – Stanislas Wawrinka, Rafael Nadal ou Andy Murray – qui sont très fiers de dire : « Oui, je bosse super-fort, je fais six heures d’entraînement par jour et tout ça… » Moi, j’ai toujours dit : « De toute façon, je travaille dur aussi mais je ne vais pas expliquer que je travaille plus fort que d’autres parce que je n’en sais rien. » En tout cas, ce que moi je sais, c’est que je travaille très-très dur pour 16 Direct Tennis
Rencontre être en forme, ne pas me blesser et tout le reste. Après, cela m’importe peu que les gens pensent ou ne pensent pas certaines choses à mon sujet. Je sais de mon côté que je fais mon boulot, et c’est ce qui compte. Avez-vous un côté « Ah ! le tennis c’était mieux avant, comme quand je jouais contre Untel ou Untel » ? Ou êtes-vous vraiment dans le présent ? Je parle souvent du passé parce qu’on me le demande après mes victoires ou quand j’établis un nouveau record. Quand tu parles avec quelqu’un, tu évoques aussi tes expériences et c’est sympa de se retourner vers le passé. Mais moi, j’aime bien être dans la situation où je me retrouve aujourd’hui, en fait. Forcément, j’ai aimé la période où je dominais tout, ou encore celle où je montais au classement et jouais contre des joueurs que je n’avais vus aupara- Admiration Gaël Monfils fait partie des joueurs que Roger Federer admire le plus. vant qu’à la télé : c’était quand même assez spécial. Ensuite, je suis passé par des phases où j’aimais un peu moins, puis énormément de nouveau et puis un peu moins… Mais en ce moment je suis de nouveau dans une phase où j’aime vraiment beaucoup être sur le circuit, savoir que je peux jouer avec les meilleurs, que je peux gagner des grands tournois, que je peux gagner des matchs facilement contre des adversaires de qualité. Ça me procure du plaisir. De toute façon, si le tennis ne me donne plus de plaisir, je n’ai plus de raison d’y jouer. Je suis tombé très tôt amoureux de ce sport et je ne vois pas comment ça pourrait s’arrêter un jour. Peut-être que je jouerai beaucoup moins parce que je serai juste fatigué de mettre mes chaussures ! Forcément, à un moment donné, ce sera beaucoup moins une priorité, mais pour l’instant j’ai vraiment très envie de continuer. (Suite p.18 Xavier Cailhol/Icon Sport Métronome Appelez-le Monsieur Wimbledon ! La saga de Roger Federer à Wimbledon débute en 2001. Âgé de 19 ans, il signe le premier gros coup de sa carrière en éliminant à la surprise générale, en huitième de finale, son idole Pete Sampras, sept fois vainqueur du tournoi, mettant fin au règne de l’Américain sur le gazon britannique. Deux ans plus tard, c’est en pleurant comme un bébé qu’il reçoit son premier trophée du Grand Chelem, après avoir battu l’Australien Mark Philippoussis en finale. Le nouveau maître des lieux va conserver son titre cinq années de suite, face à l’Américain Andy Roddick en 2004 et 2005, puis face à son grand rival Rafael Nadal en 2006 et 2007. Il finit par céder en 2008 lors d’une finale d’anthologie contre l’Espagnol, mais parvient à récupérer le trophée l’année suivante aux dépens d’Andy Roddick, lors d’une finale qui reste à ce jour la plus longue en nombre de jeux 16-14 au 5 e set). En 2012, après sa victoire sur le Britannique Andy Murray, Federer est sacré pour la septième fois à Wimbledon, comme son idole de jeunesse Pete Sampras. Visual/Icon Sport Direct Tennis 17



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