Direct Tennis n°1 oct/nov/déc 2013
Direct Tennis n°1 oct/nov/déc 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de oct/nov/déc 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Bollore Media Digital

  • Format : (221 x 287) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : interview de Richard Gasquet... « Mon histoire singulière. »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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★ Bio express ★• Né le 26 mars 1996 à Schœlcher (Martinique)• Vit à Paris• 1,80 m - 80 kg• Droitier, revers à deux mains• Classement : 9 e mondial au classement junior ITF et 782 e mondial au classement senior ATP World Tour• Professionnel depuis septembre 2012• Gains en tournoi : 5 409 euros
Photos : Alexis Réau/Notabene Jeunes espoirs Johan-Sébastien TATLOT Le nouveau « Jo » Il a le même surnom que Jo-Wilfried Tsonga. Et les mêmes ambitions. Rencontre avec Johan-Sébastien Tatlot, 17 ans et meilleur junior tricolore. Bien qu’il soit né en Martinique il y a plus de dix-sept ans, Johan- Sébastien Tatlot n’a pas goûté très longtemps aux charmes de son île natale. À force d’entasser des coupes dans une maison familiale trop exiguë, la décision s’est imposée : tenter le grand saut. Un pari assumé. « Là-bas, il n’y avait rien, aucune rivalité, et à 10 ans je suis venu en métropole », analyse-t-il non sans maturité. Très vite repéré par la Fédération française de tennis, il intègre le Pôle France de Boulouris, à Saint- Raphaël. Sous le soleil azuréen, il récolte un surnom évident : « Jo ». Sous peine de faire de l’ombre à « l’autre », le beaucoup plus célèbre Jo-Wilfried Tsonga, auquel il est déjà comparé tant sur le plan physique que technique. Très fort chez les jeunes, Johan-Sébastien Tatlot doit toutefois attendre août 2013 avant de décrocher son pre mier titre national chez les 17-18 ans. Un sacre vécu comme un soulagement mais non comme un accomplissement, après trois finales perdues dans sa catégorie d’âge face à ses coéquipiers de l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et rivaux, Quentin Halys et Enzo Couacaud. Johan-Sébastien Tatlot veut croire que la roue tournera l’an prochain, pour sa seconde année chez les pros. Car à l’Insep, le laboratoire français multisport du haut niveau, dans lequel il vient de débuter sa 3 e année, la concurrence est rude. Tout comme sur le circuit mondial. En témoigne son élimination en quart de finale de l’US Open juniors, le mois dernier, par le guerrier chilien Christian Garin, lauréat du dernier Roland-Garros juniors. Johan-Sébastien Tatlot, classé 9 e mondial chez les juniors, veut pourtant croire que la roue tournera l’an prochain, pour sa seconde année chez les pros. En attendant, il continue de se faire la main dans les Futures, la troisième division des tournois pros. « J’ai atteint la finale de Saint-Gervais en juillet dernier », annonce-t-il fièrement. Il y a aussi engrangé ses premiers points ATP et l‘un de ses premiers chèques. « J’ai oublié le montant exact mais de toute façon, je mets ça sur un compte », confie-t-il. Vérification faite, Johan-Sébastien Tatlot a épargné 998 euros après cette première place en finale ! Un petit pas pour l’épargnant qu’il est, et un beaucoup plus grand, espérons-le, vers le monde des pros, pour rejoindre son modèle, son idole et aîné. Le grand Jo-Wilfried Tsonga… Direct Tennis 21 Hit-parade La petite musique du hasard ? Faut-il y voir un lien de cause à effet ? En février 1996, Richard Gasquet, 9 ans et demi, devient le plus jeune joueur français à faire la une d’un magazine sportif. Le petit prodige y gagne instantanément ses galons et son surnom de « petit Mozart du tennis français ». Deux mois plus tard, à Schœlcher (Martinique), naît Johan-Sébastien Tatlot. Johan-Sébastien, c’est le prénom de Bach, considéré par bien des mélomanes comme le père spirituel de Mozart. « Mon prénom n’a rien à voir avec celui de Bach, et d’ailleurs je n’aime pas trop quand on m’appelle Johan- Sébastien », lâche le jeune Tatlot sans aucune musicalité. Dans le fond, peu importe, pourvu que Gasquet-Mozart ou Tatlot-Bach réussissent enfin à écrire la « symphonie de la victoire », composée cette fois par Beethoven et magistralement interprétée par Yannick Noah à Roland-Garros, en 1983.



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