Direct Soir n°88 15 jan 2007
Direct Soir n°88 15 jan 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°88 de 15 jan 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Nicolas Sarkozy le rassembleur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
Directsoir t Lundi 15 janvier 2007 6 ACTU EN COUVERTURE NICOLAS SARKOZY/96 jours pour gagner Réunie en congrès à Paris, l’UMP a désigné hier son candidat. Nicolas Sarkozy a recueilli 98,1% des voix. Il a rassemblé son camp. Il doit élargir sa base. La vraie campagne présidentielle commence. Si brillante soit-elle, la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l’UMP pour la prochaine élection présidentielle était acquise puisque soumise au vote des militants, qui lui sont très majoritairement favorables depuis son arrivée à la tête du parti au congrès du Bourget en novembre 2004. Le mode de désignation directe du candidat par les adhérents était une des réformes majeures introduites par Nicolas Sarkozy dans les statuts de l’UMP. Les résultats enregistrés hier attestent de l’efficacité de cette mesure. Du discours de plus d’une heure, prononcé devant 78 000 militants, il faut retenir une approche émotive et par ailleurs, un contenu d’une grande densité. Face à la foule, la position de Nicolas Sarkozy, isolé au centre d’un vaste podium tricolore, voulait symboliser les choix d’un homme face à son destin. Sur le fond, le désormais candidat officiel de l’UMP a tenu un discours plein de propositions et de références à « la République irréprochable ». On a noté le recul manifesté à l’égard de la stratégie internationale américaine, sans doute pour nuancer les commentaires que l’apparente cordialité de la rencontre avec George W. Bush avait suscités en septembre dernier. Enfin, à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a C. ENA/AP GUILLAUME ZELLER Nicolas Sarkozy, hier, entonnant la Marseillaise à l’issue de son discours. tendu la main aux électeurs du Front national qui constituent aujourd’hui, avec une frange des partisans de François Bayrou et les indécis, un dernier gisement de suffrages pour le premier tour. Le choix exprimé hier par l’UMP est l’aboutissement d’un travail de plus de deux ans pendant lesquels n’ont pas été ménagés les efforts pour construire une puissante machine électorale, officiellement forte de Les trois objectifs de Nicolas Sarkozy Cimenter l’UMP Beaucoup de chemin a été parcouru au cours de ces derniers jours avec le soutien affiché par Alain Juppé, Jérôme Monod et Michèle Alliot-Marie, qui écarte l’hypothèse d’un bastion de résistance chiraquien. Même Jean-Louis Debré apparaissait détendu hier, tandis que Dominique de Villepin faisait une courte visite sans affronter les sifflements redoutés. Pour Nicolas Sarkozy, il faut consolider ces acquis, tandis que subsiste le silence observé par Jacques Chirac qui n’a pas envoyé de message de soutien hier. M. EULER/AP A. GELEBART/REA près de 340 000 membres, prête à mettre au service de son champion ses ressources militantes et financières. Il reste 96 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Pour cette dernière ligne droite, Nicolas Sarkozy devra tenter d’élargir sa base électorale, et affronter Ségolène Royal. Les premières réactions du camp adverse autant que de ses alliés indiquent que le candidat Sarkozy a effectué un bon départ. (Voir page 7) Élargir la base électorale Nicolas Sarkozy peut aujourd’hui compter sur une base électorale solide. Les derniers sondages lui accordent environ 33% d’intentions de vote au premier tour, ce qui le positionne de justesse en tête des candidats déclarés. Le président de l’UMP doit néanmoins prendre d’assaut une bastille décisive : la jeunesse, qui pour le moment semble se défier de lui. Dans son discours, Nicolas Sarkozy a longuement parlé de l’avenir des jeunes, leurs chances et leurs atouts. M. BUREAU/AFP L’infoenplus QG de campagne Les équipes du candidat Sarkozy prennent aujourd’hui possession des locaux, basés au 18 rue d’Enghien, dans le X e arrondissement de Paris. Claude Guéant, qui était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, devient son directeur de campagne. (Voir photo p.2) Affronter Ségolène Royal Nicolas Sarkozy partage une caractéristique avec la candidate du parti socialiste : il brouille les grilles de lecture traditionnelles de sa famille politique. Au cours de son discours d’hier, ancré à droite, il n’a pas hésité à invoquer les mânes de Jean Jaurès, Léon Blum, citant par ailleurs de Gaulle et Albert Camus. Cette nouvelle donne peut conduire les candidats à s’affronter sur le terrain de l’image et de la communication, sur lequel la présidente de la région Poitou- Charentes bénéficie d’atouts substantiels. La journée réussie au Bourget confirme que le camp Sarkozy possède autant d’armes dans ce combat pour l’image.
www.directsoir.net Ségolène Royal dans une ferme dans la Vienne. ANTI-LIBÉRAUX/Autain soutiendrait le PS au second tour h Sans s’exprimer explicitement sur le sujet, Clémentine Autain, tête d’affiche de la gauche antilibérale, a évoqué son possible soutien à Ségolène Royal pour le second tour de la présidentielle. Dans un entretien au Journal du Dimanche paru hier, elle insiste sur la distinction toujours actuelle entre droite et gauche : « Le PS n’a pas décidé de rompre avec les politiques libérales menées depuis 25 ans. Pour autant, je ne mélange pas droite et gauche, même si j’aimerais bien que Ségolène Royal aide à faire un peu plus la différence entre les deux. » C’est principalement le spectre d’une répétition du second tour de 2002 qui motive cette décision : « Il est en tout cas primordial de battre l’extrême droite et Nicolas Sarkozy. » Le soutien de l’adjointe au maire de Paris se fera au premier tour en faveur d’un éventuel candidat unitaire de la gauche antilibérale : « Je ne sais pas aujourd’hui pour qui je vais voter. Je ne soutiendrai pas Ségolène Royal au premier tour. » D. MAILLAC/REA P.MARIANA/EDITING/PIX PALACE A. JOCARD AJ/AFP S’informer sans partis pris PS/Évasion champêtre pour Ségolène Royal h Alors que tous les regards se portaient sur l’investiture de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a joué sur le contraste en se rendant sur ses terres poitevines. Elle n’a pas souhaité « faire de commentaire particulier » sur le discours du leader de l’UMP. Elle a profité de cette escapade pour inaugurer une pompe à huile de tournesol et de colza d’une ferme de Benassay (Vienne), soulignant son intérêt pour les énergies propres et son assise régionale. Elle a ensuite partagé un « moment de plaisir et de simplicité » autour d’une galette des rois avec des agriculteurs de Melle (Deux-Sèvres), son fief électoral, dans « cette France respirante, qui redonne des forces authentiques et en même temps tournée vers l’avenir ». Loin de l’événement UMP, mais aussi loin des remous que traverse le parti socialiste. Invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Dominique Strauss- Kahn a reconnu soutenir la candidate Royal par défaut : « parce que c’est ma famille » et « parce que Nicolas Sarkozy est une mauvaise solution pour notre pays ». Il a également regretté la comparaison entre justice française et chinoise lors du déplacement à Pékin de la députée des Deux-Sèvres. L’ancien ministre de l’Economie s’impliquera pourtant auprès de la candidate, qui l’a chargé d’une mission sur la fiscalité. François Hollande avait initié une polémique interne au PS se déclarant favorable à une nouvelle hausse des impôts pour financer les retraites. PRÉSIDENTIELLE/Les sites d’information h L’élection de 2007 est bien le premier scrutin présidentiel de l’ère Internet. Chaque candidat dispose de son site de campagne et, pour certains, s’y ajoute un blog personnel. Idéal pour les supporters de chacun des camps, mais beaucoup trop partisan pour l’internaute en quête de renseignements et d’objectivité. Tournez-vous plutôt sur les sites de veille de la campagne, qui sauront vous fournir les dernières infos, les sondages, les discours des candidats, ou encore des scrutins fictifs avant l’heure. Souvent, un « chat » vous donnera la possibilité de débattre avec d’autres internautes. LES SITES À CONSULTER www.programme-presidentiel.com www.buzz-blog.com www.2007.tns-sofres.com www.debat2007.fr FRANCE INVESTITURE SARKOZY : LES RÉACTIONS Les Verts dénoncent le coût du congrès UMP. « Nicolas Sarkozy organise aujourd’hui la surprise-partie la plus chère de l’année, dépensant en une seule journée 3,5 millions d’euros à la gloire de son ego », commente YannWehrling, porte-parole national des Verts. 1 Michel Barnier, conseiller politique de Nicolas Sarkozy a déclaré lors du congrès de l’UMP : « La France ne peut pas se permettre de choisir un président ou une présidente qui se tait, qui hésite, qui attend. Il nous faut un capitaine qui fixe le cap et qui tienne la barre. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons trouvé ce capitaine. » 2 Pour le candidat de la LCR, Olivier Besancenot, ce matin sur France 2 : « Quand on entend un Sarkozy dire : « je suis le candidat du pouvoir d'achat ou le candidat de la France qui travaille », on pourrait presque se marrer, sauf que c'est catastrophique. » 3 Antoine Rufenacht, maire du Havre et directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002, souligne que « Nicolas Sarkozy est le seul qui puisse faire gagner notre camp. Sa défaite serait un cauchemar qui durerait au moins dix ans ». XAVIER FORNEROD,XAVIER PLASSON,NICOLAS CAILLEAUDC.FOHLEN/FEDEPHOTO Directsoir t Lundi 15 janvier 2007 7



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :