Direct Soir n°877 22 déc 2010
Direct Soir n°877 22 déc 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°877 de 22 déc 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 274) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,6 Mo

  • Dans ce numéro : Chantal Goya, une fée pour Noël

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
EN COUVERTURE Direct Soir n o 877•Mercredi 22 décembre 2010 4
PORTRAIT CHANTAL GOYA ÉTERNELLEMENT Avec ses divers spectacles présentés depuis trente ans, Chantal Goya a déjà attiré 1 300 000 personnes au Palais des Congrès de Paris. Elle y présente son nouveau spectacle, « L’étrange histoire du château hanté », du 23 au 26 décembre. A 68 ans, la chanteuse, fascinée par l’enfance, est encore loin de tirer sa révérence. Idole des petits. Et des grands. Depuis plus de trente ans, Chantal Goya, ses personnages et son univers féerique remplissent les salles de spectacle d’enfants et de parents. L’éternelle Marie-Rose a connu des creux et des bosses, affronté des problèmes financiers et des moqueries, passant du statut de star à celui de has been en un rien de temps. Mais elle a toujours refait surface. Une nouvelle fois, elle retrouve, au Palais des Congrès, une salle qu’elle « adore », le public qui lui a toujours été fidèle. Elle y donne quatre représentations de L’étrange histoire du château hanté à partir de demain et jusqu’au 26 décembre avant de partir en tournée dans toute la France. Ce spectacle, déjà joué en 1989, a été entièrement remanié. Seulement quatre chansons proviennent du répertoire existant, les vingtcinq autres sont inédites. « C’était un pari assez fou, parce que les enfants ne les connaissent pas, mais je voulais tester. Mes histoires se communiquent à travers les parents et, en fait, les enfants connaissent l’univers », explique Chantal Goya. Sur scène depuis toujours mais réso- lument moderne, Chantal Goya a demandé à son public via Internet quel spectacle il aimerait voir. « C’est le Château hanté qui a été choisi », raconte la chanteuse. Si le spectacle a changé, l’émotion et la joie, elles, sont intactes. Voire plus puissantes. « Les parents ont la larme à l’œil et moi aussi ! » Séquence nostalgie Avec Bécassine, Un lapin, Le chat botté et Pandi Panda, elle a fait chanter, danser et rêver des générations d’enfants. Aujourd’hui, après trente ans de carrière, son public est autant composé d’enfants que d’adultes, parents bien trop contents d’accompagner leur progéniture et de retomber en enfance deux heures durant. « Ma première rencontre avec les parents remonte à une vingtaine d’années. Ce sont d’ailleurs les grands-parents d’aujourd’hui ! Tous viennent en famille, désormais : il y a deux enfants pour cinq-six adultes. » La nostalgie : voilà ce qui remplit les salles depuis quelques années. « C’était leur enfance. Souvent, les adultes me racontent qu’ils ne pouvaient pas venir me voir lorsqu’ils étaient enfants parce qu’ils habitaient une petite ville. Ils participent maintenant avec leurs enfants et me disent leur chance de me voir enfin. Ils retrouvent l’émotion de leur petite enfance, quand ils étaient heureux avec leurs parents, leurs grands-parents », commente l’amie des familles. Est-elle plus Chantal Goya, née Chantal de Guerre ou Marie-Rose ? « J’ai l’impression d’avoir une autre peau. Je suis Gémeaux. J’ai un double, que je ne connais pas bien, c’est Marie-Rose. Et quand j’enlève le costume, c’est celle de tous les jours qui revient. Mais je m’occupe bien de Marie-Rose. » L’une comme l’autre sont en tout cas en contact avec les fans. « Sur scène, les adultes courent pour m’embrasser. Ils font comme leurs enfants. Dans la rue, ce sont surtout les grands qui viennent m’embrasser et me demander de prendre une photo. Même avec l’agent de police au coin de la rue. Je m’arrête et je fais une photo. Je suis très accessible, les gens le sentent et sont très gentils », s’amuse la chanteuse. Une expo sur ses spectacles Chantal Goya n’est pas près de chanter sa dernière chanson. « Je continuerai jusqu’à 85-90 ans », plaisante-t-elle. L’artiste a des projets plein la tête. « Je pense que j’irai vers des histoires plus jouées, vers la comédie musicale. Et vers les films. Avant que j’arrête tout, je voudrais faire un beau film fantastique. J’ai également pour projet de monter une très belle exposition sur tous mes spec- BIO EXPRESS• 1942 : Naissance à Saïgon (Indochine française).• 1946 : Arrivée en métropole, à Remiremont (Vosges).• 1966 : Premier rôle dans Masculin-Féminin de Jean-Luc Godard.• 1976 : Elle signe chez RCA. Immenses succès.• 1985 : Début de la traversée du désert.• 2000 : Elle devient une icône branchée.• 2010 : L’étrange histoire du château hanté. tacles. Il y a plus de deux cents personnages et il faut que je la prépare maintenant pour pouvoir la présenter dans deux ans. L’expo bougera de ville en ville, je suis sûre que ça fera un carton », affirme la chanteuse. A-t-elle déjà pensé à un successeur éventuel ? « A ma mort, je pense que j’emmènerai mon secret dans la tombe. Je ne vois pas qui pourrait faire ce que je fais. Parfois je me dis que je suis sur une autre planète. » Celle de Marie-Rose, sans doute. Visionnez les vidéos



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :