Direct Soir n°837 22 oct 2010
Direct Soir n°837 22 oct 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°837 de 22 oct 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : Les Bleus, Blanc, le Real, Mourinho exclusif : Zidane au révélateur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 20 - 21  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
20 21
TÊTE D’AFFICHE FRÉDÉRIC ANTONETTI Direct Soir n°837• Vendredi 22 octobre 2010 20 < ON NE PEUT PAS AVOIR UN PLAN DE CARRIÈRE QUAND ON A UN PROFIL COMME LE MIEN. > UN BRETON TRES CORSE De lui, on retient d’abord ses coups de gueules légendaires. Pourtant, l’entraîneur corse du Stade rennais, leader invaincu de Ligue 1, se définit surtout comme quelqu’un de discret, travailleur et rigoureux ! PROPOS RECUEILLIS PAR > LIONEL VELLA PHOTOS > POL EMILE/SIPA Le Stade rennais n’avait plus été en tête de la Ligue 1 depuis la 9 e journée de la saison… 70-71. Il y a quarante ans. Êtes-vous attaché à ce genre de symbole ? Pas du tout. Certes, cette première place (Rennes est leader depuis le 3 octobre,ndlr) vient récompenser pas mal d’années de travail, mais ce qui m’intéresse en priorité, c’est être premier à l’issue de la 38 e journée. Animer le championnat, c’est très bien, le gagner, c’est quand même mieux. Être en tête à l’issue de la 9 e journée, c’est complètement anecdotique pour moi. Fin octobre début novembre, vous affrontez coup sur coup l’OM, Lyon et Auxerre. Êtes-vous impatient de vous frotter aux « cadors » de la L1 ? Je suis surtout impatient de voir où on en sera à la fin de l’hiver. Ceci dit, c’est intéressant de se jauger face à Marseille ou Lyon. Au complet, Rennes est une bonne équipe. J’attends donc avec impatience les retours d’Apam (genou), de Fanni (adducteurs) et de Montaño (ischio-jambiers) pour voir ce que nous sommes capables de faire. Votre groupe peut-il rivaliser jusqu’au bout avec les meilleurs ? Les gros de la L1 ne sont pas encore au rendez-vous, ce qui explique un peu aussi notre position au classement. Pour moi, Marseille et Lyon doivent terminer premier et deuxième car ils ont beaucoup plus de moyens que les autres. Le PSG, Lille et Bordeaux ont des équipes supérieures à la nôtre. Nous, on se trouve dans le deuxième chapeau. On peut faire ce qu’Auxerre a réussi la saison passée. Mais bon, il faut pour cela éviter un trop grand nombre de blessés, que les jeunes joueurs se révèlent au plus haut niveau, qu’on ait de la chance… Pas mal de paramètres entrent en jeu. Qu’est-ce qui a fondamentalement changé depuis l’an dernier ? On a bâti un effectif avec un mix de jeunes recrues et de joueurs athlétiques. On a aussi réduit le groupe parce qu’on était trop nombreux (9 départs, 1 prêt). Beaucoup de garçons n’y trouvaient pas leur compte. Et quand c’est le cas, ils ont des états d’âme. C’est difficile à gérer. Aujourd’hui, je sens que tout le monde est concerné. Je pense aussi que les jeunes ont pris une année de plus et ont gagné en expérience (voir encadré). Bref, on s’est renforcé, on a gagné en puissance et en vitesse. Le Stade rennais est-il un club qui vous ressemble ? (Il réfléchit.) Je dirais oui… (Il répète.) Contrairement à ce que l’on pense, la rigueur, la discrétion et le travail sont des qualités que possède le Stade rennais. Et moi, ça me convient parfaitement. Se remettre en question tous les jours est un critère qui me correspond. Cela a-t-il été difficile pour vous de vous imposer dans une région diamétralement opposée à votre région d’origine, la Corse ? C’est vrai que je suis arrivé assez timidement en Bretagne (en juin 2009). Durant les premiers mois, j’ai été observateur. Mais je trouve de plus en plus mes marques ici. Et puis, vous savez, les résultats facilitent l’adaptation. En fait, je me sens très bien en Bretagne, même si je n’ai toujours pas appris le moindre mot en breton ! (Rires) Vous êtes-vous fixé un plan de carrière ? Non. J’ai la chance d’avoir toujours eu du travail dans un milieu où il y a beaucoup de chômage. On ne peut pas avoir de plan de carrière quand on a un profil
< LA CORSE ME MANQUE. IL FAUT QUE J’AILLE DE TEMPS EN TEMPS ME RESSOURCER LÀ-BAS. MÊME POUR VINGT-QUATRE HEURES ! > comme le mien. Les anciens grands internationaux ont peut-être plus les moyens de faire des choix. Moi, ce n’est pas le cas. Je fais en fonction de ce que l’on me propose et de ce qu’il y a sur le marché. Et puis le jour où je serai fatigué, je m’arrêterai. Mais là, il faut bien gagner sa vie. Si vous deviez définir ou caractériser votre travail, que diriez-vous ? Je dirais beaucoup d’investissement, comme tout entraîneur qui se respecte. Et du travail, sans rien laisser au hasard. Depuis seize ans, je suis toujours dans cette logique. Pour durer dans ce métier, il faut beaucoup s’investir. Êtes-vous allé sur You Tube où toute une séquence de vos plus célèbres coups de gueule est répertoriée ? Non. On me l’a raconté plusieurs fois, mais je n’y suis jamais allé. Cela fait partie des 5% de ma personnalité qui frappent les gens. Les 95% restants, on n’en parle pas beaucoup. Nous, on carbure à l’énergie verte, et vous ? OFFRE EXCEPTIONNELLE ! = le 3 e OFFERT ** Code Promo : NICKELPLUS Vous le regrettez ? C’est le monde de l’image qui veut ça. Ceux qui me côtoient au quotidien savent que je suis très différent. Les gens seraient très surpris s’ils me connaissaient un peu mieux. On dit qu’un jour, vous reviendrez entraîner Bastia… Je suis très heureux que Bastia marche plutôt bien en ce moment. J’espère de tout cœur qu’ils retrouveront la Ligue 2 en fin de saison. Maintenant, si un jour les circonstances me le permettent, cela ne me déplairait pas. Mais pas obligatoirement au poste d’entraîneur. Peut-être dans d’autres fonctions. Mais cela n’est pas d’actualité. La Corse vous manque ? (Sans hésiter.) Oui. Franchement, oui. Il faut que j’aille de temps en temps me ressourcer là-bas, même pour seulement vingt-quatre heures. Mais je ne peux pas rentrer facilement. Depuis Rennes, c’est un peu compliqué ! • NOUVEAU Soin regard Soin visage Exfoliant visage 3 soins visage anti-fatigue etis * pour homme et femme En vente en parfumeries et grands magasins. Plus d’infos sur www.nickel.fr FOOTBALL M’VILA ET LES AUTRES... Meilleur centre de formation de France depuis maintenant cinq ans, le Stade rennais puise volontiers dans son vivier pour dé er en L1 les plus gros budgets du pays. Résultat des courses : chaque sélection nationale compte au moins un joueur rennais dans ses rangs. Le plus connu se nomme YannM’Vila, 20 ans. Encore inconnu du grand public il y a six mois, il est aujourd’hui un élément incontournable de l’équipe de France de Laurent Blanc. « La première fois que j’ai ashé sur lui, se souvient Frédéric Antonetti, c’était l’an dernier lors de notre premier match amical à Carnac, contre Brest. Il avait joué une mi-temps, mais je m’étais dit : celuilà, il a quelque chose en plus ! Au bout de trois matchs, il était déjà devenu indispensable. Dans le jeu, il a toutes les qualités qu’un milieu défensif doit avoir : récupération, lecture du jeu. Mais son vrai plus, c’est sa relance. Quand il a un ballon dans les pieds, il sait quoi en faire. Et en plus, il fait toujours ça avec une incroyable sobriété… Il me fait penser déjà à un joueur très mature, car il a une simplicité dans le jeu qu’un joueur de son âge n’a pas toujours. » Dans l’effectif rennais version 2010-2011, d’autres joueurs peuvent, selon Antonetti, débarquer un jour chez les A. « Le plus proche reste pour moi Sylvain Marveaux (24 ans). Par son talent, il pourrait apporter beaucoup. Il est capable de faire basculer un match à lui tout seul. C’est un joueur rare. Je vois bien aussi les défenseurs Jean-Armel Kana-Biyik (21 ans) et Kévin Théophile-Catherine (bientôt 21 ans). Ils progressent bien en ce moment ! » L.V.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :