Direct Soir n°772 31 mai 2010
Direct Soir n°772 31 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°772 de 31 mai 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Clint Eastwood bon, brut, géant

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 INTERVIEW CULTURE Quand et comment avez-vous débuté dans la musique ? Ben l’Oncle Soul : Il y a quatre ans. Je suis originaire de Tours. J’y ai fait mes études, aux Beaux-Arts – je voulais être professeur d’arts plastiques. Le week-end, j’ai intégré un petit groupe de gospel avec lequel j’ai joué pendant deux ans. Ensuite, j’ai rencontré mon pianiste sur les concerts, Gabin Lesieur, avec qui j’ai composé et le maxi Soul Wash et la majorité des titres de l’album. Au début, on ne faisait vraiment de la musique que le week-end. On a mis deux-trois titres sur MySpace, et tout est parti d’Internet. On a eu rapidement un assez bon retour du public et puis surtout, on a commencé à nous demander d’assurer les premières parties d’artistes comme India Arie, Musiq Soulchild, Raphael Saadiq… Cela a créé un petit buzz. Du coup, on a commencé à faire nos propres concerts. Le premier a eu lieu à L’Opus Café, où on avait invité la maison de disques Motown France. J’avais entendu parler de la création du label, je me suis dit : « Motown France, c’est moi en fait : je suis français, je fais de la soul… » A l’époque, Diam’s et Sébastien Catillon étaient à la tête du label. On a signé avec eux, et fait l’album. Tout a démarré comme ça. Vous puisez vos influences musicales dans la soul des années 1960 ? B. O. S. : Je dirais que la colonne vertébrale de l’album est assez soul des sixties, Ben l’Oncle Soul, chanteur « Motown, c’est moi… » Ses reprises de « Seven Nation Army » et « Crazy », extraites de son EP « Soul Wash », nous avaient mis l’eau à la bouche. Ben l’Oncle Soul sort ce mois-ci son premier album. Des chansons bien à lui, en français et en anglais, qui groovent comme les classiques de la soul qu’il connaît par cœur. Un chanteur à l’univers plein d’humour. puisque les artistes qui sont pour moi des références sont Otis Redding, Ray Charles, Marvin Gaye, Donny Hataway… Mais pas seulement, j’ai aussi beaucoup écouté les Beatles. Et puis l’EP Soul Wash était aussi un clin d’œil à notre génération. Je suis né en 1984, et j’ai grandi avec beaucoup de pop : Aqua, les Spice Girls… Sur Soul Wash, on a voulu faire des reprises très personnelles de ces titres pop pour présenter notre univers, un univers qui n’est pas dénué d’humour. D’où vient votre nom de scène ? B. O. S. : Pour la petite histoire, mon premier pseudo est Oncle Ben. C’est un surnom que je dois à mon style vestimentaire parce que je portais déjà des nœuds papillons au collège, alors que ce n’était pas du tout la mode. Mes potes ont très vite fait le rapprochement avec la marque de riz. J’aimais bien ce surnom, mais au moment de signer avec Motown, la marque s’est manifestée et a dit que ce n’était pas possible. Du coup, on a mis les mots un peu dans le désordre, ce qui a donné Ben l’Oncle Soul. Ben l’Oncle Soul, Ben l’Oncle Soul, Mercury. Toutes les dates de concerts sur www.myspace.com/oncleben. DR ED. DES BULLES SONY MUSIC BANDE DESSINÉE Une B.A. en BD ➔ Garfield, Snoopy, Mafalda, les Bidochon, Joe Bar Team, Captain Biceps, Kid Paddle, l’élève Ducobu… Toute la fine fleur des héros de BD est enfin réunie ! Et ce, pour la bonne cause : pour chaque album acheté, un euro sera reversé à l’Unicef pour les enfants du monde. La preuve que les auteurs de BD sont peu, puisqu’ils se sont mobilisés en masse pour donner vie à cette BD directement tournée vers la cause des enfants. En plus de la satisfaction de faire une bonne action, acheter cette bande dessinée pleine de gags autour du thème de l’été permet de passer un bon et amusant moment. Les bulles pour l’Unicef, l’été des héros, Editions des Bulles, 10,95 €. Directsoir N°772/Lundi 31 mai 2010 THÉÂTRE Jeux de mots, jeux d’esprit Julien Sibre et Hubert Drac. ➔ Décidément, Les diablogues de Roland Dubillard tiennent le haut de l’affiche. Après le duo François Morel- Jacques Gamblin, puis celui composé de Muriel Robin et Annie Grégorio, c’est à Hubert Drac et Julien Sibre de s’emparer de ces dialogues de sourds délicieusement absurdes, rebaptisés pour l’occasion Les fourmidiables. Toujours aussi drôle et décalé, ce ping-pong de répliques à la logique imparablement fantasque (« si vous attendez que je plonge pour plonger, moi j’appelle pas ça plonger ensemble ») a d’ailleurs valu à Roland Dubillard le molière de l’auteur francophone en 2008. Les fourmidiables, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6 e (01 45 44 57 34). ALBUM La Sexion à l’assaut ➔ Formée en 2002, la Sexion d’Assaut est un collectif hip-hop regroupant sept MC’s de la capitale à l’efficace punch line. Un Wu Tang Clan à la française, dont le récent album L’école des points vitaux a séduit Jay-Z et NTM (rien que ça !), illustres aînés dont la Sexion sera pour le coup chargée d’assurer les premières parties parisiennes. L’école des points vitaux, Sexion d’Assaut, Sony. En concert le 6 juin à Bercy, en première partie de Jay-Z et le 19 juin au parc des Princes, en première partie de NTM. En bref Toutes les dates de la tournée sur www.myspace.com/sexiondassaut Malick Sidibé en pose à Lyon/Salué par le Lion d’or de la Biennale d’art contemporain de Venise en 2007 et par le prix PhotoEspana en 2009, le photographe malien Malick Sidibé prend ses quartiers à la Fnac Lyon Bellecour. Une exposition de portraits, qu’il a réalisés dans les années 1960 et 1970 dans le célèbre « Studio Malick » de Bamako, se tiendra dans la galerie photo du magasin. Une date à retenir : le 2 juin, le public pourra se faire tirer le portrait par le maître, qui reprendra pour l’occasion le rituel photographique qui est devenu sa marque de fabrique. Malick Sidibé, jusqu’au 30 juin, galerie photo de la Fnac Lyon Bellecour, 85, rue de la République, Lyon 2e.
www.directsoir.net Jean-Jacques Jelot-Blanc, journaliste. Parce qu’il était sur le tournage des Bronzés, parce qu’il les connaît bien, parce qu’ils ont fait partie intégrante de sa vie, le biographe et journaliste Jean-Jacques Jelot-Blanc rend hommage à la troupe du Splendid. Une troupe atypique, sans leader, au succès aussi bien commun que solo, dont il rend compte dans Splendid, un ouvrage truffé d’anecdotes et de propos recueillis au fil des années. Des bancs du lycée Pasteur de Neuilly – où la plupart se sont rencontrés – au caféthéâtre, des sept films tournés en sextette aux réalisations personnelles des uns et ALBUM Pas de temps mort pour Dead Weather Belle alchimie menée par l’omnipotent Jack White et la chanteuse Alison Mosshart, les Dead Weather sortent leur deuxième album. Du vrombissant, du lourd, du massif… Du rock comme on l’aime. ➔ Réunis de nouveau sous la bannière Dead Weather, Jack White (The White Stripes et moult autres projets) – pour l’occasion batteur et chanteur, la chanteuse Alison Mosshart (The Kills), le guitariste Dean Fertita (Queens of the Stone Age) et le bassiste Jack Lawrence (The Raconteurs) sortent Sea of Cowards. Un deuxième album un an seulement après Horehound, leur premier opus très remarqué et apprécié par la critique spécialisée, ils reprennent ici les mêmes ingrédients : gros rock sombre, blues d’outre-tombe et sonorités seventies incendiaires. Les titres portés par la voix de l’électrisante et à fleur de peau Alison Mosshart, chanteuse aux incantations d’âme perdue, déclinent une passion amoureuse enragée faisant de Sea of Cowards un disque d’une sensualité exacerbée. En témoigne par exemple le morceau Gasoline : « To be afraid is a luxury/Don’t cool your engine for me/I don’t want a sweetheart/All I want is a machine. » Brûlant. Sea of Cowards, The Dead Weather, Warner. DR ONE-MAN SHOW LIVRE CULTURE 11 BIOGRAPHIE Un succès Splendid Balasko, Chazel, Blanc, Clavier, Jugnot, Lhermitte ont à eux six conquis 100 millions de spectateurs. Près de quarante ans après leurs débuts au théatre du Splendid, Jean-Jacques Jelot-Blanc retrace le parcours de cette troupe hors du commun. des autres (Gazon maudit, Grosse fatigue, Scout toujours), il dépeint six personnalités au caractère bien trempé. « Jugnot est l’éternel insatisfait ; Lhermitte, le dilettante qui choisit ses rôles et se consacre à ses autres passions. Blanc, l’introverti bien dans sa peau qui pense ne pas être allé au bout, Balasko, une vraie Coluche au féminin, Clavier le polyvalent, Chazel, une femme qui sait prendre du recul », explique l’auteur. Mais il dépeint surtout six comédiens nés des planches. « Leur talent est venu de la scène. Ils ont ramé pendant des années, joué devant des salles vides. Ça fait rentrer le métier dans les tripes. » Une volonté de fer que ce groupe « à l’ADN commun » a mis à profit, écrivant à plusieurs mains, s’échangeant les rôles tout en conservant une part d’autonomie. « Dans ED. ALPHEE J. DEMARTHON/AFP ÉD. 10/18 Gisèle, toujours dans le Vamp ➔ Dominique de Lacoste (photo) alias Gisèle des Vamps, revient en solo dans En coup de Vamp. A cette occasion, la comédienne endosse à nouveau tablier bariolé, fichu mal assorti, dentier et triple ventre. Sa mission : soutenir sa bonne amie Mam Jansen, hospitalisée à la suite d’un accident de la route. Une activité qu’elle prend très au sérieux. Avec son tact, son énergie et ses mimiques inoubliables, médecins et infirmières n’ont qu’à bien se tenir. En coup de Vamp, jusqu’au 10 juillet, Comédie de Paris, 42, rue Pierre-Fontaine, Paris 9 e (0142810011). l’Hexa gone, c’est la seule troupe à avoir fait une carrière individuelle. Parce qu’ils étaient mal employés, qu’ils n’ont pas trouvé leur réalisateur, leur Renoir – à l’exception de Patrice Leconte, ils sont presque tous passés à la réalisation. » A partir de là, Jean-Jacques Jelot-Blanc décrypte les relations de chacun, les collaborations professionnelles. Une bible pour tout connaître de ce sextette qui, selon Coluche, « passait son temps à s’engueuler. » Le Splendid, Jean-Jacques Jelot-Blanc, Editions Alphée, 21,90 €. Cœur de rocker En 1981, pour l’inauguration du nouveau théâtre du Splendid. La bande des six est entourée, entre autres, de Miou-Miou (1 er rang), et Jean-Michel Ribes (2 e rang). ➔ Duncan est fan d’un chanteur de rock disparu. Lorsqu’un « nouveau » disque de ce même chanteur sort, son couple bascule… Auteur devenu culte avec, entre autres, son roman Haute-fidélité adapté par Stephen Frears au cinéma, Nick Hornby revient avec un nouveau roman, et peut-être l’un de ses meilleurs. Juliet, Naked n’a pas que son titre de rock’n roll. Derrière cette comédie entraînante, Nick Hornby en profite pour distiller sa vibrante, mais amère mélodie, que l’on a du mal à abandonner. Juliet, Naked, Nick Hornby, 10/18, 19 €. DR



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