Direct Soir n°763 17 mai 2010
Direct Soir n°763 17 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°763 de 17 mai 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : Henri IV, quel panache !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 INTERVIEW CULTURE Joe Sumner, chanteur et bassiste de Fiction Plane « Le public français est notre préféré » Le timbre de voix est le même que celui de son père, Sting. Mais Joe Sumner flirte davantage avec le rock indé. La preuve avec « Sparks », troisième et étincelant album de Fiction Plane. Quand avez-vous commencé à chanter ? Joe Sumner : Quand j’ai découvert Nirvana, qui reste aujourd’hui ma principale influence avec Radiohead, Bob Dylan, Nine Inch Nails et The Specials. J’avais 16 ans et, à l’époque, j’ai monté un groupe de grunge. Avez-vous toujours eu envie de chanter ? J. S. : Non ! Lorsque j’étais enfant, je ne m’intéressais pas du tout à la musique, mais plutôt aux jeux vidéo et au football. Vous avez d’abord fait des études en sciences environnementales… J. S. : Cette discipline me passionnait, mais plus j’apprenais, plus je me rendais compte qu’il n’y avait pas de solutions. Et lorsque j’ai découvert que la plupart des étudiants de ce cursus se destinaient à travailler au service communication des grosses compagnies de pétrole qui prétendent œuvrer pour l’écologie alors qu’elles ne font rien, j’ai abandonné. Quand avez-vous décidé de vous consacrer à la musique ? Votre père, le chanteur Sting, vous a-t-il aidé ? Que pense-t-il de votre nouvel album ? J. S. : Quand j’ai commencé, il m’a juste donné une guitare, c’est tout. Et il n’a pas encore donné son avis sur l’album. Quand et comment est né votre groupe, Fiction Plane ? J. S. : Fiction Plane a été créé il y a dix ans. Seton (le guitariste,ndlr) faisait du skateboard avec un ami ; et j’ai rencontré Pete (le batteur,ndlr) aux Etats-Unis, à la suite d’une audition. Joe Sumner (au centre) et son groupe Fiction Plane viennent de sortir un troisième album. Dans quel style évolue fiction Plane ? J. S. : Disons, du « rock indé pour stades ». Cet album est-il dans la continuité du précédent ou se veut-il novateur ? J. S. : C’est un peu des deux, mais cet album est beaucoup plus coloré. Nous sommes aujourd’hui plus à l’aise musicalement. Nous n’avons plus d’inhibitions. Vous avez travaillé avec le même producteur Paul Corkett, qui est aussi celui de Radiohead et Björk. Comment s’est déroulé l’enregistrement ? J. S. : Ce producteur est génial. Tout ce qu’il touche sonne bien, et il déteste l’industrie musicale, ce qui nous permet de garder le contrôle sur le plan créatif. Une anecdote amusante : il y avait un bar sous le studio et on allait voir la réaction des gens à chaque fois qu’on enregistrait un nouveau morceau. C’est important de garder un lien avec la réalité, car il y a trop de contrôle en studio. D’ailleurs, on improvise énormément sur scène : les chansons évoluent en fonction du public. Vous avez beaucoup joué en France, notamment au Stade de France en première partie de The Police, mais aussi dans des salles plus intimistes comme l’Elysée Montmartre… J. S. : Devant 10 ou 80 000 personnes, le plaisir dépend des gens présents, et bien que nous soyons davantage connus aux Pays-Bas qu’en France, le public français est celui que nous préférons. Sparks, Fiction Plane, Roadrunner. En showcase le 21 mai à 18 h au Virgin Megastore Champs-Elysées, Paris 8 e (www.fictionplane.com). PEDRO EXPOSITIONS PETER SCHIBLI/BASEL/ADAGP PARIS 2010 Sans titre, de Paul Klee, vers 1940. Les clés de Klee ➔ « La couleur me possède. Point n’est besoin de chercher à la saisir. Elle me possède, je le sais. Voilà le sens du moment heureux : la couleur et moi sommes un. Je suis peintre. » Ainsi s’exprimait Paul Klee dans son journal, à la veille de la Première Guerre mondiale. Peintre de l’abstraction aux côtés de Wassily Kandinsky et de Robert Delaunay, Klee connaît sa plus grande période créatrice à la fin de sa vie alors qu’il revient en Suisse, pour fuir le nazisme. C’est cette période, durant laquelle l’artiste acquiert une dimension tragique nouvelle, qu’affectionnait le collectionneur Ernst Beyeler, et que présente le musée de l’Orangerie. Paul Klee (1879-1940), la collection d’Ernst Beyeler, jusqu’au 19 juillet, musée de l’Orangerie, Jardin des Tuileries, Paris 1 er (01 44 77 80 07). Rimbaud, poète populaire ➔ L’envolée médiatique autour d’une photographie inédite d’Arthur Rimbaud a prouvé récemment son immense popularité. Reflet bleu, de Pedro. La Galerie des bibliothèques de la Ville de Paris revient sur la notoriété de l’auteur du Dormeur du val. En plus des poèmes, des manuscrits et des lettres, les œuvres d’autres artistes mais aussi 350 objets et documents proposent de toucher du doigt la forte présence de Rimbaud dans la conscience collective. Rimbaudmania, jusqu’au 1 er août, Galerie des bibliothèques, 22 rue Mahler, Paris 4 e (www.rimbaudmania.fr). ED. 10/18 Directsoir N°763/Lundi 17 mai 2010 UNIVERSAL PICTURES POLAR Dans le Berlin des années 1920 ➔ Berlin, fin des années 1920. Un responsable de l’UFA, célèbres studios de cinéma, vient d’être retrouvé mort. Tout laisse à penser qu’il s’est suicidé. En charge de l’enquête, l’inspecteur Nikolaï Hoffner se retrouve à sillonner les rues d’une capitale corrompue par la drogue et le sexe. Sur sa route, il croisera le réalisateur Fritz Lang, et Alby Pimm, chef de la pègre locale. Tout se complique lorsque l’affaire prend une tournure personnelle. Quand la grande histoire rejoint celle du cinéma, le lecteur se laisse transporter dans le portrait sombre d’une ville et d’une époque désormais disparues. L’homme intérieur, Jonathan Rabb, 10/18, 8,90 €. DVD Gainsbarre vu par Sfar ➔ Encensé par la critique à sa sortie en salles, Gainsbourg (vie héroïque) est désormais disponible en DVD. Une belle occasion de (re)voir ce « biografilm » signé par le dessinateur JoannSfar. De son enfance dans le Paris occupé par les Allemands à ses dernières années, Gainsbourg est ressuscité. Sfar oscille entre fantasmes et réalité pour faire revivre le mythe. La prestation d’Eric Elmosnino dans les jeans du chanteur est bouleversante, face à Laetitia Casta sous le chignon de Brigitte Bardot et Lucy Gordon (décédée après le tournage) dans la peau de Jane Brirkin. Gainsbourg (vie héroïque), de JoannSfar, DVD Universal.
www.directsoir.net ALBUM Initiales B.B. Bobby Bazini, jeune auteur-compositeur interprète canadien, fait une entrée remarquée sur la scène soul, pop, folk et blues avec son très séduisant « Better in Time ». Son nom ne vous dit peut-être encore pas grand-chose, mais après avoir réussi à charmer l’Amérique du Nord, Bobby Bazini s’apprête à faire découvrir ses chansons à l’Europe. Né il y a vingt ans, dans une petite ville au nord de Montréal, entouré d’un père guitariste interprète et d’une mère chanteuse, le jeune prodige, biberonné à la musique country, a très tôt décidé de se consacrer entièrement à sa passion pour la musique. Outre Johnny Cash, dont il était déjà fan, il découvrira plus tard, à l’occasion d’une visite chez sa grand-mère, Bob Dylan et les géants de la musique noire, Otis Redding, Ray Charles, Marvin Gaye, Al Green ou encore Ben E. King à travers une collection de disques vinyles, qui fera naître en lui la ferme envie de se lancer dans l’écriture de ses propres chansons. Il étrenne ses compositions sur scène. C’est ainsi qu’il se retrouve en 2006 convoité par de nombreux THÉÂTRE Margot Faure et Nicole Croisille. Courriels empoisonnés ➔ Un homme, trois femmes, Helena, Yana et Iris : trois possibilités, et des crises de jalousie en perspective surtout DVD Un amour encombrant ➔ Reniée et internée jusqu’à sa mort dans un asile psychiatrique, Ida Dalser fut un temps la compagne de Benito Mussolini. C’est la vie de cette femme et de son fils, enfant adultérin du Duce, que raconte Vincere, le dernier long métrage de l’Italien Marco Bellocchio, présenté sur la Croisette l’année dernière en sélection officielle. Ce drame historique repose sur la fabuleuse prestation de Giovanna Mezzogiorno, actrice qui fait partie cette année du jury du festival de Cannes. Vincere, de Marco Bellocchio, mk2 éditions, 19,99 €. festivals. Cette même année, son premier single, I Wonder, est diffusé sur la station de radio de sa ville natale. Les auditeurs découvrent alors une voix d’une grande maturité et un sens de la soul peu commun, si bien qu’ils penseront avoir affaire à un chanteur noir de 40 ans… Puis tout est allé très vite. Il signe d’abord sur le label québécois Mungo Park, avant d’être re péré par Warner Music. Le jeune homme fait sa première télé en France sur le plateau des Perles du Net, sur Direct 8. Il révèle ce mois-ci son premier album, Better in Time, belle réussite à la fois soul, pop, folk et blues, qui réjouira les amoureux d’un autre jeune songwriter de talent, James Morrison, au style et à la voix assez semblables. Better in Time, Bobby Bazini, Warner. quand ces dames occupent le même immeuble et qu’elles s’épient. Cette comédie d’Esther Vilar est de ces règlements de comptes féminins drolatiques où tout est permis. Un échange d’autant plus savoureux quand les coups bas sont envoyés par courriers électroniques et signés Nicole Croisille, Margot Faure et Emilie Chesnais sur une mise en scène de Didier Long, molière du metteur en scène en 2008 pour La vie devant soi. Jalousie en trois mails, Théâtre Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, Paris 14 e (01 43 22 77 30). 2010 MK2 S.A. 2009 RAI CINEMA - OFFSIDE - CELLULOID DREAMS CULTURE 11 Bobby Bazini a adopté le style d’une de ses idoles, Bob Dylan.



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