Direct Soir n°728 24 mar 2010
Direct Soir n°728 24 mar 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°728 de 24 mar 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Alice au pays des merveilles, le rêve de Tim Burton

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 THÉÂTRE CULTURE Jean-Luc Reichmann, animateur « Pour moi, c’est une opération plaisir » Comédien de formation, Jean-Luc Reichmannincarne sur scène un statisticien introverti dans « Personne n’est parfait », au côté d’une autre star du petit écran, Corinne Touzet. L’animateur de TF1 revient sur ce projet. Jean-Luc Reichmannet Corinne Touzet dans Personne n’est parfait. On vous connaissait en animateur télé et radio, mais ce que l’on sait moins, c’est que vous avez commencé sur les planches… Jean-Luc Reichmann : Mon histoire théâtrale a commencé à l’école, en première, avec Les deux timides, d’Eugène Labiche. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai suivi les cours de Raymond Acquaviva au cours Florent, puis j’ai joué pendant cinq ans dans une comédie musicale, Les précieuses ridicules, un bon stage de formation ! Pourquoi avoir bifurqué vers le petit écran ? J.-L. R. : Ça a avant tout été une question d’opportunité. Un jour, je me suis inscrit à un casting qui recherchait comédien, et, au final, c’était pour présenter une émission de télévision. Après quinze ans loin des planches, comment la pièce Personne n’est parfait a-t-elle servi de détonateur ? J.-L. R. : Le détonateur, ce fut Alain Sachs. Il m’avait vu jouer dans Les précieuses ridicules, il y a quinze ans, et régulièrement il me disait : « Il faut que tu reviennes sur scène. » Progressivement, il m’a proposé des pièces. Quand j’ai lu Personne n’est parfait, il y a un an et demi, je n’ai plus pu reculer. Pour moi, c’est une opération plaisir. Que diriez-vous de votre personnage ? J.-L. R. : C’est un statisticien introverti et maladroit, ayant en charge sa fille et un père incontrôlable, interprété par Bernard Dhéran. Cet homme va se mettre tout seul dans un guêpier, et toute la question est de savoir comment, alors qu’il découvre l’amour (avec Corinne Touzet,ndlr), il va se sortir de ces situations inextricables. Votre personnage écrit en cachette. L’un de ses romans est sélectionné lors d’un concours réservé aux femmes. Dès lors, il se travestit en vieille dame pour rencontrer l’éditrice. Un hommage à Madame Doubtfire ? J.-L. R. : Certes, je me travestis, mais contrairement à Madame Doubtfire, je ne le fais pas pour voir mes enfants, mais parce que je suis pris au piège. A mon sens c’est autant une création française qu’une adaptation de Nobody’s Perfect, de Simon Williams. Tous les ressorts de la comédie anglo-saxonne sont présents, mais c’est aussi une comédie sentimentale et familiale. Comme tout ce que j’ai fait pour le petit écran… La dimension multigénérationnelle et familiale est importante pour moi. Vous jouez d’ailleurs au côté d’une autre personnalité du petit écran… J.-L. R. : Corinne Touzet et moi, on se connaît depuis longtemps. Il y a cinq ans, elle m’avait proposé un rôle, mais je n’étais pas prêt. Aujourd’hui, on entre dans le vif du sujet. Personne n’est parfait, Théâtre des Variétés, 7, boulevard Montmartre, Paris 2 e (0142330992). BAC VIDEO ED. H.F. ULLMANN DVD 50 ans de la vie d’une femme ➔ Bien accueilli à sa sortie en salles, Les vies privées de Pippa Lee jouent les prolongations en DVD. Une bonne occasion de (re)voir cette comédie dramatique, sensible et drôle. Dans une petite ville de province américaine, Pippa, la cinquantaine fringante, crève d’ennui. Mère attentive et épouse modèle, elle se livre à une introspection qui lève le voile sur son passé. Les vies privées de Pippa Lee, de Rebecca Miller, DVD Bac vidéo. LIVRE Au fil du design ➔ De la célèbre chaise de bistrot créée par l’ébéniste allemand Michael Thonet – et produite en série dès 1859 – à sa reprise par une célèbre marque japonaise, ce sont plus de 150 ans de design qui sont passés en revue dans ce magnifique ouvrage illustré de 900 photos. Meubles modernes présente des créations récentes et des pièces incontournables de jeunes créateurs ou de designers confirmés, comme Philippe Starck ou les frères Ronan et Erwan Bouroullec. Meubles modernes, 150 ans de design, Andrea Mehlhose et Martin Wellner, H.F. UllmannPublishing, 49,95 €. Directsoir N°728/Mercredi 24 mars 2010 BLUE NOTE ALBUM Stacey Kent en français dans le texte DISNEY ➔ Son précédent album, Breakfast on the Morning Tram, comportait déjà deux titres de Serge Gainsbourg… Cette fois, Stacey Kent, l’une des plus belles voix du jazz américain, rend hommage à la chanson française avec Raconte-moi, un recueil de douze chansons interprétées exclusivement en français. Mélange de grands classiques (Les eaux de mars, Le mal de vivre…) et de chansons spécialement composées pour elle par de jeunes talents (Au coin du monde, de Benjamin Biolay et Keren Ann– dont elle reprend aussi le fameux Jardin d’hiver, rendu célèbre par Henri Salvador – ou encore Mi Amor, de Claire Denamur…), l’opus est d’une extrême délicatesse, propice à laisser voguer ses pensées. Raconte-moi…, Stacey Kent, Blue Note. En concert le 18 mai au Grand Rex. EXPOSITION Erró du pop’art ➔ C’est à grands coups de ciseaux qu’Erró dénonce son époque, ses guerres, ses gouvernements et ses folies. Depuis plus de cinquante ans, cet artiste islandais, âgé aujourd’hui de 77 ans, découpe, assemble et colle toutes les images qui lui tapent dans l’œil. Ses compositions humoristiques et cinglantes font cohabiter gravures de mode, vignettes de BD, affiches de propagande ou dessins d’usine… A travers soixante-six œuvres, Beaubourg rend hommage pour la première fois à cet artiste atypique et engagé. Erró, cinquante ans de collages, jusqu’au 24 mai, Centre Pompidou, Paris 4 e (0144781233).
www.directsoir.net MANGA Un boxeur apprenti et des robots qui doutent : la BD japonaise est riche de héros modernes et ambigus. Présentation de deux albums, une œuvre culte du manga et un futur classique du genre. DE LA RUE AU RING Considéré comme une légende au Japon, Ashita No Joe est pour la première fois traduit en France. Ce manga, dessiné dans les années 1960, suit la naissance d’un futur champion de boxe sous les traits d’un adolescent né dans la rue, Joe Yabuki. Un battant dans un Japon toujours traumatisé par la défaite de la Seconde Guerre mondiale. Devenu culte, ce chef-d’œuvre de la BD a redonné foi à la jeunesse nippone. Ashita No Joe (T. 1), Tetsuya Chiba et Asao Takamori, Glénat, 10,55 €. GLENAT EXPOSITION Charley Toorop : en famille au MAM Au musée d’Art moderne de Paris, la portraitiste Charley Toorop fait l’objet d’une première rétrospective étonnante. Soixante-dix-sept de ses toiles sont mises en regard d’une quarantaine d’autres peintures signées par ses amis. Qui est Charley Toorop ? Mal - gré son indéniable talent et sa forte personnalité, cette artiste néerlandaise (1891-1955), a eu beaucoup de mal à s’imposer à l’étranger. Le musée d’Art moderne de Paris a décidé de lever le voile sur cette femme atypique dans sa peinture comme dans sa vie. Soixante-dix-sept œuvres ont été réunies pour les besoins de l’exposition. De ses premières toiles, réalisées en 1914, à son dernier autoportrait, peint juste avant sa mort en 1955, c’est toute une vie qui défile devant les visiteurs. Car Toorop est avant tout une portraitiste de talent, qui aime croquer ses modèles d’après nature. Ses sujets de prédilection sont donc autour d’elle. Son père (le peintre symboliste Jan Toorop), ses enfants (le peintre Edgar Fernhout et le cinéaste John Fernhout), ses amis, les paysans de son village… tous semblent guider ses pinceaux. Pour elle, « la peinture constitue un but empreint de grandeur et de gravité, une façon de se réaliser », explique Marja Bosma, spécialiste de son œuvre. Ses personnages saturent la toile, il n’y a plus ni fond ni plan et c’est ce qui la rapproche du mouvement de la nouvelle objectivité. Le repas des amis est une toile emblématique de sa conception de la peinture et du fourmillement d’artistes qui gravitèrent autour d’elle.C’est pour cette raison qu’une quarantaine d’œuvres de ses contemporains comme Léger, qu’elle admirait beaucoup, Mondrian et Zadkine, dont elle fut l’amie, font partie de l’exposition. La sélection du mois ED. KANA CRISE IDENTITAIRE CHEZ LES ROBOTS Connu en France pour Monster et 20th Century Boys, Naoki Urasawa développe ici un chapitre d’Astro Boy, créé il y a cinquante ans par Osamu Tezuka, le pape du manga. D’une série de meurtres commis contre des humains et des robots, il tire une enquête noire et passionnante, où des machines en proie au doute prennent conscience de leurs actes et de leur être. Pluto (T. 1 et 2), Naoki Urasawa et Osamu Tezuka, Kana, 7,35 € chaque. BELFOND ED. ANNE CARRIERE Charley Toorop, jusqu’au 9 mai, musée d’Art moderne, 11, avenue du Président-Wilson, Paris 16 e (0153674000). Charley Toorop en 1950. LIVRES Police sur la ville CULTURE 11 MARIA AUSTRIA INSTITUUT AMSTERDAM Trois générations (1950). Nid d’espions DISNEY ➔ Myron Bolitar, l’ex-sportif reconverti dans les relations publiques, reprend du service dans Sans laisser d’adresse. Harlan Coben renoue avec son personnage fétiche et embarque ses lecteurs dans une histoire plus complexe que d’habitude. Entre Paris, Londres et New York, c’est au Mossad, à la CIA et aux services secrets français que Bolitar est confronté. Mais rien n’arrête ce beau gosse au grand cœur quand il doit aider Terese, son indomptable maîtresse. Sans laisser d’adresse, Harlan Coben, Belfond, 21,50 €. ➔ Trois ans après Flic – chroniques de la police ordinaire, vendu à plus de 80 000 exemplaires, Bénédicte Desforges renoue avec le témoignage. Lieutenant de police en région parisienne, l’auteur livre avec Police mon amour un second recueil d’anecdotes, tour à tour drôles, émouvantes ou tragiques, qui raconte sans fard le quotidien de ces « flics » en uniforme, les gardiens de la paix. Saisissant et original, ce livre balaye les idées reçues sur une profession mal-aimée. Police mon amour – Chroniques d’un flic ordinaire, Bénédicte Desforges, éditions Anne Carrière, 18 €.



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