Direct Soir n°683 20 jan 2010
Direct Soir n°683 20 jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°683 de 20 jan 2010

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Marc Lavoine, le coeur d'un homme

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 CULTURE EXPOSITION Le Paris oublié de Robert Doisneau La Fondation Henri Cartier-Bresson expose une centaine de clichés signés Robert Doisneau. Redécouverte en noir et blanc d’une ville qui n’existe plus. Le nez au carreau (1953), Robert Doisneau. « Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître... », chantait Aznavour en 1965. Robert Doisneau (1912- 1994) a, lui, choisi la photographie pour immortaliser ce Paris qu’il sentait disparaître. A travers la centaine de clichés exposés à la Fondation Henri Cartier-Bresson, « les moins de 20 ans » et les autres (re)découvrent la capitale et sa banlieue entre les années 1940 et les sixties. Il ne s’agit pas de voir les images trop parfaites, très lisses, d’un lendemain de guerre plein d’allégresse, mais d’assister à la mutation d’une ville et de ses alentours. Certains clichés très célèbres comme Jeux africains ou Les cadets de la place Hébert, respectivement pris en 1945 et 1957, ornent les cimaises. Mais les Doisneau trop vus, trop reproduits, sont absents. Sur deux étages, le visiteur arpente alors une région parisienne populaire, aussi déprimante que pittoresque. Les barres d’immeubles côtoient les rues pavées, les gamins s’ébrouent sur des terrains vagues, et les jeunes mariés posent fièrement en habits devant des bars-tabac défraîchis. C’est un autre Doisneau qui s’exprime, plus social, témoin d’une époque un brin sordide. Reporter de la misère, il fixe sur la pellicule les prostituées, les clochards, les alcooliques, les saltimbanques… Dans cette exposition, la poésie que l’on impute d’ordinaire aux clichés de Robert Doisneau, est remplacée par le réalisme. Mais l’œil humaniste est là, le talent aussi. Les compositions sont d’une richesse inouïe. Montrer Doisneau n’est certes pas d’une grande originalité mais, comme il le disait lui-même, « la beauté échappe aux modes passagères ». Robert Doisneau, du métier à l’œuvre, jusqu’au 18 avril, Fondation Henri Cartier-Bresson, 2, impasse Lebouis, Paris 14 e (01 56 80 27 03). Le catalogue de l’exposition est publié aux éditions Steidl. JIFA ALBUM The Rodeo en selle ➔ Dans l’attente de son premier album, Music Maelström, produit par Stuart Sikes (collaborateur des White Stripes et de Cat Power) et à paraître le 23 février chez Naïve, The Rodeo a sorti un maxi de cinq titres disponible à la vente en digital, intitulé Hotel Utah. Baptisée The Rodeo pour l’anagramme de son prénom, Dorothée joue de la musique depuis qu’étant enfant, raconte l’histoire, elle a trouvé une guitare dans le grenier de son grand-père... La jeune femme excelle aujourd’hui dans les ballades folk nourries de quelques influences country et blues. Hotel Utah, The Rodeo. En concert le 4 février à l’Olympia, en première partie des Stereophonics. Dates sur : http://www.myspace.com/iamtherodeo. FESTIVAL Solo, pionnier de la musique électronique. Directsoir N°683/Mercredi 20 janvier 2010 DVD Une belle personne ➔ Sorti en septembre 2009, Non ma fille tu n’iras pas danser est disponible en DVD. L’occasion de (re)voir le dernier Christophe Honoré (Les chansons d’amour, La belle personne) et surtout de se laisser convaincre par la prestation de Chiara Mastroianni. Dans cette comédie dramatique, elle incarne Léna, une femme débordée. Entre son rôle de mère, de fille et d’ex-épouse, elle perd pied et tous les membres de la famille s’en mêlent ; sa sœur castratrice, sa mère effacée, son frère bohème… Dans la peau de cette femme qui se cherche, la fille de Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni est émouvante, agaçante et drôle. Non ma fille tu n’iras pas danser, Christophe Honoré, éd. France Télévisions. Voir l’art autrement ➔ Comprendre la danse, la sculpture, la photographie ou la peinture par le cinéma, tel est le concept des Journées internationales du film sur l’art. Pendant cinq jours, l’auditorium du Louvre multiplie les projections, les tables rondes et les rencontres pour initier le grand public à l’art. Ce soir, l’inauguration est consacrée au peintre symboliste Odilon Redon, au photographe Yousuf Karsh (1908-2002) et à Solo, l’un des pionniers de la musique électronique. Journées internationales du film sur l’art, jusqu’au 24 janvier, à l’auditorium du Louvre, Paris 1 er (01 40 20 50 50 ou www.louvre.fr). En bref NAÏVE Muñoz dans le mille/Dessinateur de génie qui use du contraste comme arme de création massive, José Muñoz, Grand Prix de la ville d’Angoulême 2007, fait l’objet d’une exposition à l’occasion de la sortie de son dernier album Carlos Gardel, la voix de l’Argentine (2 e partie). La galerie Martel, qui s’est spécialisée dans la manifestation autour de graphistes d’exception, comme Tomi Ungerer, Art Spiegelman, ou encore Alberto Breccia, délivre ici toute la force du tracé du père d’Alack Sinner grâce à une sélection d’œuvres originales. José Muñoz, jusqu’au 24 février, galerie Martel, 17, rue Martel, Paris 10 e (01 42 46 35 09 ou www.galeriemartel.com).
www.directsoir.net ALBUM Deux ans après leur premier album, les Vampire Weekend reviennent avec « Contra », un kaléidoscope musical décliné en dix titres. Décidément les vampires ont le vent en poupe. Après la saga Twilight et la série Vampire Diaries, c’est au rayon musique que les suceurs de sang font un carton. Depuis une semaine, les quatre New-Yorkais des Vampire Weekend sont de retour. Après le succès de leur premier album, subtil mélange de musique pop et de rythmes africains, ils renouvellent l’opération avec Contra. Influencé par la musique brésilienne et caribéenne, le dancehall jamaïcain mais aussi le cinéma californien des années 1980, ce deuxième opus confirme leur talent et leur originalité. Horchata, premier single de Contra, est une perle diffusée sur les ondes depuis l’automne et multitéléchargée. Immédia te ment reconnaissable, leur style semble aujour d’hui prendre de l’élan. De leurs études en musi cologie, ces quatre garçons (pleins d’avenir) ont visiblement XL/BEGGARS tiré quelques leçons de style. Entre deux synthés, ils n’hésitent pas à glisser des maracas ou un xylophone. Le psychédélique flirte avec la rumba, et c’est incroyablement rafraîchissant. Côté textes, rien à dire. L’écriture est poétique, les mots choisis et le sens plutôt intelligent. Dans cette galette de pop hybride, on cherche l’erreur sans la trouver. Contra, Vampire Weekend, XL/Beggars. CULTURE 9 La nouvelle morsure des Vampire Weekend Les New- Yorkais confirment leur talent avec ce deuxième opus de pop hybride.



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