Direct Soir n°665 15 déc 2009
Direct Soir n°665 15 déc 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°665 de 15 déc 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : « Avatar » le film événement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 CULTURE THÉÂTRE Une femme dans la Révolution Personnage trouble de la Révolution, Charlotte Corday a fait couler beaucoup d’encre. La jeune femme est cette fois l’objet d’une pièce de théâtre, écrite et mise en scène par Daniel Colas. Qui était donc Charlotte Corday, de son vrai nom Marie- Anne-Charlotte de Corday d’Armont ? Une froide meurtrière ? Un ange de la liberté ? Une chose est sûre : sept jours après avoir assassiné Marat, en 1793, la « vierge au couteau » était guillotinée. Le codirecteur du Théâtre des Mathurins, Daniel Colas, s’est emparé de cette célèbre histoire pour écrire une œuvre aux résonances très actuelles et la mettre en scène. Ici, il nous donne à voir dans un premier lieu une jeune idéaliste jugée par des hommes plutôt frileux. Mais derrière cette trame historique se dresse le portrait d’une femme plutôt méconnue. Contrairement à certaines idées reçues, cette descendante de Corneille ne venait pas d’un milieu si modeste. Idéaliste, républicaine, elle est aussi, sous les traits de Coralie Audret, un personnage complexe et une féministe avertie. Marquée par une grande sobriété, la mise en scène de Daniel Colas met surtout en lumière les personnalités audelà de l’histoire, décor ici de ce drame humain qui oppose la destinée individuelle à la mécanique des masses. Une dualité vieille comme Antigone. Coralie Audret, dans le rôle de Charlotte Corday. Charlotte Corday, jusqu’au 31 décembre, les lundis, vendredis, samedis et dimanches, Théâtre des Mathurins, 36, rue des Mathurins, Paris 8 e (0142659000). LIVRE JEUNESSE Le géant qui mangeait tout ➔ Le dragon géant, maître de la forêt merveilleuse, règne par la terreur sur les villages du pays. Avec son appétit gargantuesque, rien ne semble le rassasier jamais, et le voilà qui commence à exiger des humains en guise de repas. Bien malchanceuse, la princesse est tirée au sort. Qui pourra la sauver ? Chaque page de ce conte en 3D est une surprise multicolore, que savoureront avec plaisir les plus petits. Le chevalier au dragon, de Lluis Farré et Mercè Canals, Père Castor, 18 €. Un livre pop-up à apprécier dès 3 ans. Directsoir N°665/Mardi 15 décembre 2009 DR PERE CASTOR SPECTACLE Si on chantait ? ➔ Dans le cadre d’innovantes escales musicales, le modeste mais inventif Théâtre 13 accueille, durant ce mois de décembre, quelques comédiens et humoristes et leurs tours de chant. Entre Philippe Dormoy et son inédit Cabaret Boby Lapointe, l’humoriste Sophie Forte, auteur de chansons écrites sur des airs jazzy, ou encore l’inénarrable Jean-Claude Dreyfus, il semble impossible de ne pas trouver son bonheur. Le 13 fait chanter les comédiens, jusqu’au 21 décembre, Théâtre13, 103 A boulevard Auguste-Blanqui, Paris 13 e (0145886222). La comédienne et chanteuse Sophie Forte. PHOTOGRAPHIE Ecostream. Jardin botanique de Pékin, été 2008, par Guillaume Janot. La planète revisitée ➔ Alors que tous les regards sont tournés vers Copenhague, où se joue l’avenir de notre planète, Guillaume Janot dénonce dans Ecostream, à la Fondation d’entreprise Ricard, l’ambiguïté des espaces fabriqués de toutes pièces. De Disneyland au jardin botanique de Sydney en passant par la ville de Pékin ou le zoo de Vincennes, le photographe dirige son objectif vers ces lieux artificiels, créés par l’homme pour se divertir. Une exposition engagée, mais néanmoins dépaysante. Ecostream, jusqu’au 19 décembre, Fondation d’entreprise Ricard, 12, rue Boissy-d’Anglas, Paris 8 e (0153308800).
www.directsoir.net Renaud se remet au vert CD ➔ Depuis La balade nord-irlandaise, son tube enregistré en 1991, il existe un lien particulier entre Renaud et ce pays. Une histoire qui continue avec ce nouvel album, Molly Malone, qui contient treize titres adaptés de chansons traditionnelles irlandaises sur fond de cornemuse, de violons et de grand air. Le titi parisien qui s’amusait des bobos y chante l’exil, Dublin, la guerre et l’IRA, d’une voix brute, sans filtre. Molly Malone, Renaud, EMI. BEAU LIVRE Nougaro, trait pour trait ➔ Toulouse, Locomotive d’or, Sa majesté le jazz, Je suis sous, Le rouge et le noir, Il faut tourner la page… autant de chansons et de poèmes de Claude Nougaro illustrés par l’artiste lui-même. A l’initiative de sa veuve, l’ouvrage Dessins et chansons a pris vie suite à une exposition de dessins organisée en 2005, qui fit halte à Paris et dans plusieurs villes de France. Car depuis toujours, Nougaro usa de ses crayons, mais dans son coin, comme quelqu’un qui ne veut pas que ses créations soient vues ou remarquées, comme un travail solitaire, contrairement à la musique qu’il offrait à son public. Ici, le trait s’apparente à celui de Cocteau ou Picasso, mais tout en humilité. L’univers du chanteur apparaît au lecteur, qui s’aperçoit que l’amoureux de la Ville rose était un artiste complet. Dessins et chansons, de Claude Nougaro, éditions Luc Pire, 29 €. Légende CULTURE 13 COMÉDIE Un couple, une amie et une armoire Au Théâtre Le Funambule, une armoire en kit sème la zizanie au sein d’un couple. Heureusement, le mode d’emploi et la meilleure copine viennent à la rescousse. ➔ C’est dans un petit théâtre, caché dans les ruelles de Montmartre, que la compagnie En route Simone ! joue, quatre fois par semaine, la pièce Rita, on l’aime ou on la quitte, mise en scène par Samuel Forst-Lefevre. Dans un décor minimal, ils sont trois à assurer le show : Rita (Caroline Anglade), une « ravissante idiote » amoureuse d’un imbécile brutal (Thomas Walch), et Suzie (Inès Guiollot), la bonne copine qui vient recoller les morceaux quand le couple se déchire. Ils sont réunis pour monter une armoire, mais la séance de bricolage tourne vite au règlement de comptes, puis au drame. Les répliques fusent, les spectateurs rient et chacun se retrouve dans ces personnages un brin hystériques, mais tellement justes. La deuxième partie Prise de tête autour d’un meuble en kit. de la pièce est une divagation entre souvenirs et fantasmes, peut-être un peu longuette. Mais la prestation des acteurs est telle, que le rideau tombé, les spectateurs se souviennent surtout d’avoir passé un très bon moment. Rita, on l’aime ou on la quitte, de Thomas Walch, Théâtre Le Funambule, 53, rue des Saules, Paris 18 e (0142238883).



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