Direct Soir n°564 8 jun 2009
Direct Soir n°564 8 jun 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°564 de 8 jun 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Barack Obama honneur aux héros

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VERBATIM 2 EN COUVERTURE Extrait du discours de Barack Obama « De quoi accomplir l’extraordinaire » « Amis et vétérans, ce que nous ne pouvons oublier et ce que nous ne devons pas oublier c’est que le Débarquement a été un moment et un endroit où la bravoure et la générosité de quelques-uns ont permis de changer le cours du siècle entier. Alors que le danger était maximum, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se pensaient ordinaires ont trouvé en eux de quoi accomplir l’extraordinaire. (…) On ne pouvait savoir alors que tant des progrès qui façonneraient le XX e siècle, sur les deux rives de l’Atlantique, découleraient de cette bataille pour un bout de plage long de 9 km seulement et large de 3 km. […] Si les Alliés avaient échoué ici, l’occupation de ce continent par Hitler aurait pu se poursuivre indéfiniment. Au lieu de cela, la victoire a permis de prendre pied en France. Elle a ouvert un chemin vers Berlin. Et elle a rendu possibles les réussites qui ont suivi la libération de l’Europe : le plan Marshall, l’Otan, et la prospérité et la sécurité partagée qui en ont découlé. […] Un de ces vétérans était un homme appelé Jim Norene, de la 101 e division aéroportée. La nuit dernière, après avoir visité le cimetière une dernière fois, il est mort dans son sommeil. Jim était gravement malade quand il a quitté sa maison et il savait qu’il ne reviendrait probablement pas. Mais comme il l’avait fait 65 ans auparavant, il est quand même venu. Il repose désormais en paix avec les garçons avec lesquels il a versé son sang. A ces hommes qui ont permis cette victoire, il y a 65 ans, nous disons merci pour votre engagement. Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse la mémoire de tous ceux qui reposent ici. » Cimetière américain de Collevillesur-Mer, samedi 16h20. 21 coups de canons résonnent dans un silence saisissant. Steven Melhikoff, 89ans, salue ses frères morts au combat. Le 7 juin 1944, ce sergent du 175 e régiment E. FEFERBERG/POOL/AFP S. DE SAKUTIN/POOL/AFP EN NORMANDIE, LE SO AMITIÉ FRANCO-AMÉRICAINE Après un entretien assez court (moins d’une heure) Barack Obama et Nicolas Sarkozy ont tenu une conférence de presse dans les salons de la préfecture de Caen. Il s’agit de l’unique moment du week-end durant lequel les deux Présidents sont apparus en tête-à-tête en public. TRANSMETTRE LA MÉMOIRE En surplombd’Omaha Beach, deux anciens expliquent à Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Gordon Brown, Stephen Harper et au prince Charles le déroulement du Débarquement. Entre 1500 et 2000 GI ont perdu la vie dans le secteur d’Omaha, le 6 juin. d’infanterie américain, débarquait sur Utah Beach. Il avait à peine 24 ans. « Du fond de notre barge, l’appréhension montait au fur et à mesure que les falaises se rapprochaient… Le commandement nous avait dit que ce serait facile, mais il n’en fut rien », TÉMOIGNAGES La mémoire intacte des vétérans Samedi, sur la plage d’Arromanchesles-Bains, un enfant interroge un ancien combattant britannique. sourit-il. Deux rangs derrière, Cipriano Gomez, décoré vendredi de la Légion d’honneur à 87 ans, évoque ses souvenirs. Cet ancien para américain faisait partie des premiers soldats aéroportés sur les côtes normandes. Lorsqu’il saute à 2h15 du matin le 6 juin 1944, les conditions météo sont très mauvaises. « J’étais pris dans les nuages. J’ai finalement atterri dans un pommier non loin de Sainte-Mère-Eglise. Il m’a fallu enrouler mon parachute autour de l’arbre pour glisser doucement à terre. J’étais à 5 km du point d’atterrissage prévu. Tous mes camarades étaient éparpillés », confie-t-il à Direct Soir.Aujourd’hui, en haut Directsoir N°564/Lundi 8 juin 2009 Le président des Etats-Unis est venu saluer la mémoire de ses compatriotes tombés le 6 juin 1944 sur les plages de Normandie. Dans le cimetière militaire américain de Colleville-sur-Mer, samedi, l’émotion était tangible. QU’ILS REPOSENT EN PAIX 9387 soldats américains reposent dans le cimetière américain de Colleville-sur-Mer, inauguré en 1956. La plupart d’entre eux ont été tués au cours des premières journées de l’opération Overlord. D’une superficie de 70 hectares, la nécropole est une parcelle de territoire américain sur le sol français. de la falaise qui surplombe Omaha Beach, la pelouse verte et les croix blanches ont remplacé les barbelés et les réseaux d’ouvrages fortifiés. Robert Herriot, 89 ans, n’était jamais retourné sur les lieux depuis son parachutage non loin de Colleville, le 6 juin 1944. Il arbore le même battle-dress que le jour J. « La bataille a été terrible. Mais nous étions sûrs qu’il fallait combattre cette puissance allemande qui n’était bonne pour personne. Je suis fier d’avoir participé à cette victoire. » Une fierté légitime pour ces anciens combattants dont les regards profonds semblent dire : « N’oubliez pas ce qu’il s’est passé. »
www.directsoir.net UVENIR DU « D-DAY » QUATRE VÉTÉRANS DEVIENNENT OFFICIERS DE LA LÉGION D’HONNEUR Sous les applaudissements de Barack Obama, du prince Charles, de Gordon Brown et de Stephen Harper, Nicolas Sarkozy, qui avait déjà ému l’assistance durant son discours a appuyé son hommage aux vétérans en remettant les insignes de la Légion d’honneur à quatre d’entre eux. L’Américain Zan Schlemmer, le Britannique Jack Woods, le Canadien Joseph Don Roach et le Français René Mendiondo, ancien parachutiste des SAS, à qui le président donne l’accolade. TOM HANKS « I’m here as an American ». Celui qui fut le capitaine John H. Miller dans le film Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg (1998) avait fait le déplacement pour rendre hommage à ses compatriotes tombés à Omaha Beach. On l’a vu discuter pendant plusieurs minutes avec les vétérans du débarquement allié. LE GRAND-ONCLE D’OBAMA AVEC LES PREMIÈRES DAMES Les premières dames étaient également à l’honneur ce samedi. Arrivées avant leurs maris, Sarah Brown, Carla Bruni-Sarkozy et Michelle Obama ont assisté à la cérémonie au premier rang. La First Lady américaine était assise à la droite de Charles Payne, grand-oncle de son mari et vétéran de la Seconde Guerre mondiale. M. MOCHET/AFP EN COUVERTURE 3 L’ADIEU AUX ARMES Après les cérémonies, Marine One, l’hélicoptère officiel de la présidence américaine, survole le site de la Pointe du Hoc dont les falaises furent escaladées par les rangers américains le 6 juin. De retour à Paris, la famille Obama a profité de quelques instants de repos pour profiter de la capitale. VERBATIM Extrait du discours de Nicolas Sarkozy « Le symbole de l’Amérique que nous aimons » Devant les neuf mille tombes américaines de ce cimetière où nous sommes réunis aujourd’hui, Monsieur le Président des Etats- Unis, je veux rendre hommage, au nom de la France, à ceux qui ont versé leur sang sur la terre normande et qui y dorment pour l’éternité. Je veux dire merci aux derniers vivants de cette tragédie, présents aujourd’hui et à travers eux à tous ceux dont le courage a permis de vaincre l’une des pires barbaries de tous les temps. Ils se sont battus pour une cause dont ils savaient au fond d’eux-mêmes qu’elle était plus grande que leur vie. Pas un ne recula. On ne peut les citer tous, ces héros auxquels nous devons tant. Ils furent si nombreux. Mais nous ne les oublierons jamais. Parmi eux, Monsieur le Président, il y avait votre grand-père, sergent dans l’armée américaine et ses deux frères. Pour tous les Français, vous êtes donc deux fois, Monsieur le Président, par la fonction qui est la vôtre et par le sang qui coule dans vos veines, le symbole de l’Amérique que nous aimons. L’Amérique qui défend les plus hautes valeurs spirituelles et morales. L’Amérique qui se bat pour la liberté, pour la démocratie et pour les droits de l’homme. L’Amérique ouverte, tolérante, généreuse. (…) De toute la souffrance qu’ils portaient en eux et dont ils ne pouvaient se défaire, les combattants de cette guerre atroce tirèrent un grand rêve de justice et de paix. Puissionsnous, Monsieur le Président, ne jamais oublier à notre tour ce que fut cette souffrance, ni renoncer à ce rêve. Puissions-nous faire partager ce rêve à nos enfants. Ce grand rêve de justice et de paix.



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