Direct Soir n°557 27 mai 2009
Direct Soir n°557 27 mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°557 de 27 mai 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (256 x 341) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Ligue des champions : le choc

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
4 REPÈRES EN COUVERTURE Angleterre : Manchester United aussi titré que Liverpool ➔ En s’assurant il y a dix jours le dix-huitième titre national de son histoire, Manchester United a rejoint Liverpool au sommet de la hiérarchie du footballanglais. Les Red Devils de sir Alex Ferguson se sont ainsi adjugé un troisième sacre consécutif, une performance qui n’avait jusqu’alors été réalisée que par trois autres équipes. Et l’année prochaine, ils auront l’occasion d’entrer dans l’histoire, en cas de quadruplé, exploit encore inédit. Barcelone, un triplé historique en vue ➔ Comme leur adversaire de ce soir, les Catalans ont remporté leur championnat depuis une semaine et demie. Trois jours auparavant, les hommes de Pep Guardiola s’étaient déjà emparés d’un premier titre en remportant la Coupe du roi face à l’Athletic Bilbao. Ils peuvent donc réussir un triplé historique, à condition de revenir de Rome avec le trophée suprême. Avantage Manchester ➔ Bien que figurant parmi les géants d’Europe, les deux clubs ne totalisent à eux deux que cinq victoires en C1. Red Devils (trois trophées, en 1968, 1999 et 2008) et Blaugrana (deux succès, en 1992 et 2006) sont donc encore loin du Real Madrid et de ses neuf titres. Les Anglais ont également l’avantage dans les confrontations directes. En neuf matchs sur la scène européenne, les Mancuniens se sont imposés à trois reprises, contre deux pour les Barcelonais. L’attaquant mancunien Cristiano Ronaldo (à d.). QUINHO/ICON SPORT FOOTBALL/LIGUE DES CHAMPIONS LES COLOSSES DE ROME Si, comme le dit le proverbe, tous les chemins mènent à Rome, celui qu’ont emprunté Manchester et Barcelone pour s’y retrouver ce soir aura été long, tourmenté et semé d’embûches. Pour s’offrir cette excursion italienne, les deux mastodontes du football continental ont en effet dû arracher leur billet de haute lutte. Si cette sélection des plus exigeantes a laissé sur le carreau quelques belles cylindrées, elle a finalement souri aux deux formations les plus impressionnantes de la saison. Les amateurs de jeu porté vers l’offensive devraient trouver leur compte dans l’opposition de ce soir entre deux équipes au profil similaire. Toutes deux entretiennent un culte de l’attaque et une utilisation des couloirs qui sont ancrés dans leurs gènes. Toutes deux s’appuient sur des effectifs où scintillent les talents individuels, mais dans lesquels une star se distingue. Enfin, toutes deux sont dirigées par un entraîneur charismatique aux convictions arrêtées et farouchement attaché aux couleurs qu’il défend. BRAS DE FER SUR LE BANC Ce soir, la partie se jouera d’ailleurs sans doute majoritairement sur le banc. Entre le vétéran écossais Alex Ferguson (67 ans), aux commandes des Red Devils depuis 23 ans, et le jeune débutant Pep Guardiola (38 ans), qui achève sa première saison à la tête de l’équipe première mais est entré au Barça il y a 25 ans, le bras de fer tactique promet d’être intense. Le coach espagnol devra composer avec une défense privée de ses deux latéraux habituels. Le Français Eric Abidal, exclu lors de la demi-finale retour, et le Brésilien Daniel Alves, qui y a récolté son second carton jaune dans le tournoi, seront suspendus. La question de la surveillance des ailes, où évoluera notamment l’équilibriste portugais Cristiano Ronaldo, reste donc à régler. A ces soucis s’ajoutent les incertitudes quant à l’état de santé de deux des meilleurs atouts offensifs des Blaugrana : le milieu de poche Andrés Iniesta et l’attaquant français Thierry Henry. Si le travail effectué par l’équipe médicale a permis que les deux joueurs soient opérationnels le jour J, ils ne pourront peut-être pas prendre part à l’ensemble de la rencontre. Les rangs mancuniens sont, eux, épargnés par les blessures. Hormis le capitaine Rio Ferdinand, ennuyé par de récurrents problèmes de dos, la préparation de ce grand rendez-vous a eu lieu loin de l’infirmerie. Directsoir N°557/Mercredi 27 mai 2009 Présentation du Barça (à g.) et de Manchester (à d.) en demi-finale de Ligue des champions, en 2008. La capitale italienne accueille ce soir la finale de la Ligue des champions. L’affiche est alléchante : entre le tenant du titre Manchester United et le FC Barcelone, le beau jeu et l’attaque devraient être à l’honneur. « ILS PEUVENT VOUS FAIRE TOURNER COMME SUR UN MANÈGE ET VOUS ÉTOURDIR » Alex Ferguson, entraîneur de Manchester United Mais le stratège des tenants du titre a tout de même ses préoccupations. Face à une équipe qui a souvent donné l’impression d’être irrésistible cette saison, le mentor de United n’a pas l’intention de laisser la partie se transformer en match débridé. « Ils peuvent vous faire tourner comme sur un manège et vous étourdir, reconnaissaitil récemment, mais avec la bonne tactique, leur jeu peut-être endigué. » DUELLISTES SUR LE PRÉ « Endigué » … Le terme est savamment choisi tant le jeu du Barça, quand il peut pleinement s’exprimer, fait penser à une succession de déferlantes qui roulent pour venir casser sur le but adverse, sans à- coups mais avec un aspect implacable. Manchester United, de son côté, a assis ses succès depuis deux ans sur la rigueur de son organisation défensive, qui permet d’attirer l’adversaire dans son camp pour mieux jaillir en contre-attaque à la vitesse de l’éclair à la moindre occasion. Symboles emblématiques de ces deux systèmes, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi seront ce soir encore au centre de toutes les attentions, celles des spectateurs comme des défenseurs adverses. De part et d’autre du terrain, les deux meilleurs joueurs du monde vont se livrer le duel à distance attendu de tous les passionnés de football. On voudrait déjà y être…
www.directsoir.net Les FRANÇAIS Thierry Henry, attaquant du FC Barcelone. DUEL AU SOMMET S’il est vrai que les grands matchs appartiennent aux grands joueurs, la finale de ce soir connaît déjà ses deux premiers rôles. Avec Cristiano Ronaldo, Ballon d’or 2008, côté Manchester United, et son dauphin Lionel Messi chez les Catalans, le beau jeu devrait avoir droit de cité sur la pelouse du Stade olympique de Rome. Le Brésilien Kaká, du Milan AC, est également de cet avis, qui déclarait récemment dans un quotidien italien : « Tous les yeux seront rivés sur Ronaldo et Messi. » Avant cette finale, les avis divergent en revanche pour savoir si la hiérarchie est toujours la même entre ces deux génies du ballon rond. « Ils ont tous les deux des qualités différentes », reprenait le joueur lombard, comme pour éluder la question. Ce sont en tout cas deux joueurs décisifs pour leur équipe. Le n°7 des Red Devils en est cette saison à 22 buts en 44 matchs (championnat et Ligue des champions), quand son rival direct est l’auteur de 31 réalisations en 42 rencontres. Ce duel Henry et Evra pour l’Histoire ➔ Les téléspectateurs français auront un œil attentif sur les deux Bleus qui devraient disputer ce soir le match le plus important de leur saison. Sans son carton rouge reçu en demi-finale contre Chelsea, le Barcelonais Eric Abidal aurait complété cette colonie tricolore. Le duel sur la pelouse du Stadio Olimpico n’opposera donc que Patrice Evra (Manchester) à Thierry Henry (FC Barcelone). Blessé au début du mois, ce dernier s’est astreint à une course contre la montre afin d’être rétabli pour cette finale. C’est tout de même sans certitude sur sa titularisation sur l’aile gauche des Blaugrana que l’ancien Gunner s’est envolé pour Rome. Pour le meilleur buteur français de l’histoire de la compétition (51 buts en 107 rencontres), c’est le soir ou jamais pour enfin soulever la Coupe aux grandes oreilles. Même s’il en est passé tout près en 2006 (finale avec Arsenal), la C1 est le seul trophée majeur qui manque à son palmarès. De son côté, Patrice Evra connaît déjà cette joie. C’est l’an dernier, avec ces mêmes Red Devils, qu’il a remporté une victoire aux tirs au but face à Chelsea. Sacré champion d’Angleterre il y a dix jours (comme Henry et Abidal en Espagne) pour la troisième année consécutive, le latéral gauche peut rêver de doubler la mise en Ligue des champions. Il entrerait ainsi dans un club très fermé ; Raymond Kopa (en 1957, 1958 et 1959 avec le Real Madrid) et Marcel Desailly (en 1993 avec Marseille et en 1994 avec Milan) sont en effet les seuls joueurs français à avoir conservé leur titre en C1. Ronaldo-Messi, une opposition en or Lionel Messi (à g.) vs Cristiano Ronaldo (à d.). de chiffres tourne donc à l’avantage du petit Argentin (1,69 m), qui a déjà marqué à huit reprises dans la compétition, contre la moitié au Portugais. LÉGER AVANTAGE POUR MESSI Mais au coup d’envoi, ces comptes n’auront que peu d’importance. Au-delà du bilan statistique, ce que l’on attend d’un champion est la faculté à faire la différence dans les grandes rencontres. Impressionnant il y a trois semaines en demi-finale face à Arsenal, le protégé de KAZ/ICON SPORT EN COUVERTURE 5 Patrice Evra, défenseur de Manchester United. sir Alex Ferguson sera d’autant plus attendu qu’il n’a pas pris l’habitude de briller lors des rendez-vous majeurs. Diminué physiquement lors de l’Euro 2008, Ronaldo n’a pas réalisé en Suisse et en Autriche les exploits que tout le monde espérait. De même durant la finale de l’an passé, son but inscrit à Moscou n’avait pas suffi à faire oublier son tir au but raté et une prestation très moyenne. Lionel Messi, qui a participé à la campagne victorieuse du Barça en 2006 mais avait manqué la finale pour cause de blessure, n’a pas failli à sa réputation l’été dernier puisqu’il a conduit l’équipe albiceleste au titre olympique. Il est vrai que l’Argentine n’attendait rien de moins de son « nouveau Maradona ». Ce dernier semble donc avoir un léger avantage dans la course à la plus prestigieuse distinction individuelle. Mais celle-ci risque fort de revenir in fine à celui qui quittera la pelouse en vainqueur. C’est donc non pas un mais deux trophées qui vont vraisemblablement se jouer ce soir. SPORTS/ICON SPORT VERBATIM Lionel Messi « Ronaldo : le joueur que je paierais pour voir jouer » Le Stade olympique de Rome, où s’affronteront ce soir les deux équipes finalistes. ➔ S’il est surveillé attentivement par ses adversaires, Lionel Messi est aussi marqué de près par les journalistes. Florilège de ses déclarations avant la rencontre. « Manchester a des joueurs de qualité dans tous les registres du jeu. Mais si je devais en choisir un, ce serait Ronaldo. C’est le joueur que je paierais pour voir jouer. Lui et moi sommes des joueurs très différents, mais il est incroyable, ce ne sera pas facile de l’arrêter. Mais nous ne devons pas concentrer toute notre attention sur lui au risque d’oublier Berbatov, Rooney et Carlos Tévez. » (dans une interview au Daily Mail) « Je pense que ce sera deux grandes équipes qui vont se rencontrer, deux des plus grands clubs du monde avec une longue tradition de victoires. Ce serait étrange de réduire une telle rencontre à seulement deux joueurs. Au Barça, notre force réside dans le collectif. C’est comme cela que nous avons joué tout au long de la saison, et c’est ainsi que nous devrons jouer pour nous créer des occasions de marquer et remporter la finale. » (extrait de la conférence de presse d’avant-match, hier)



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :