Direct Soir n°529 6 avr 2009
Direct Soir n°529 6 avr 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°529 de 6 avr 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 18

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Les pôles : un trésor menacé

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Second Detail, par le Ballet de Lyon. DANSE CULTURE Forsythe à trois temps Le célèbre chorégraphe américain s’offre à nouveau une belle affiche parisienne. Au Théâtre de la Ville, le Ballet de l’Opéra de Lyon revient sur dix ans de créations du maître. Au Théâtre national de Chaillot, William Forsythe présentait, il y a quelques jours, Yes We Can’t, nouvelle création qui a pu désarçonner une partie du public. Que l’on ait apprécié ou non ce spectacle audacieux, William Forsythe n’en reste pas moins l’un des chorégraphes les plus influents de la scène contemporaine. Le Théâtre de la Ville programme trois créations du plus Européen des chorégraphes américains, mettant ainsi en lumière dix années de son travail. Le Ballet de Lyon reprend Second Detail, Duo et One Flat Thing Reproduced, créés entre 1991 et 2000 sur des partitions de Thom Willems. On cite souvent Forsythe pour sa déconstruction systématique du ballet classique (auquel il a pourtant été formé) et son goût prononcé pour la dialectique du chaos et de l’ordre du monde. Pourtant, dans un espace où tables et chaises forment les contours de ces explosions dansées, le geste est, comme toujours, infiniment maîtrisé. Et, comme une métaphore de son parcours, Second Detail et One Flat Thing Reproduced, interprétés par 14 danseurs, sont reliés par Duo, habile trait d’union entre le ballet néoclassique et le flot dansé tumultueux des deux autres créations. Violent, chaotique mais toujours subtil et élégant, le style de William Forsythe ne cesse en tout cas d’exercer la fascination. Second Detail, Duo, One Flat Thing Reproduced, Ballet de l’Opéra de Lyon, du 7 au 10 avril et du 14 au 16 avril au Théâtre de la Ville, Paris 4 e (0142742277). M. CAVALCA DR DR FOLK Dylan is Dylan ➔ Les temps ont peut-être changé, mais Bob Dylan est, lui, toujours là, incontournable à près de 68 ans. Depuis deux décennies, l’icône du folk n’en finit pas de tourner (Le Never Ending Tour), revisitant au gré de son humeur un répertoire qui donne le vertige ou dénichant des pépites de la country dont lui seul connaît encore l’existence. Le passage de la légende à Paris puis à Strasbourg précède la sortie le 27 avril d’un nouvel album, Together Through Life. Ce sera le 46 e opus de sa carrière ! Demain soir et mercredi au Palais des Congrès de Paris, 2, place de la Porte-Maillot, Paris 17 e et le 21 à Strasbourg. BD La bonne mine d’Agrippine A 68 ans, Bob Dylan n’en finit pas de tourner… ➔ Le titre donne la couleur : Agrippine est ici « déconfite ». Pourtant, l’éternelle adolescente ne connaît pas la crise : sans révolution, elle sait se renouveler. Dans cet album, l’héroïne subit deux grands malheurs : la rupture de stock des bottes de ses rêves et la perte de sa grand-mère. Le dessin et les mots de Bretécher sont toujours plus truculents, voire effervescents. Le but ? Prendre le pouls de notre société et se moquer avec pudeur – mais sans retenue – de tous et de tout. Le plaisir, lui, reste inébranlable. Agrippine déconfite, Claire Bretécher, 13,50 €. Directsoir N°529/Lundi 6 avril 2009 VARIÉTÉS DANSE NIVIERE-TV/SIPA Bruel, tout seul au Casino ➔ L’as du poker est au Casino de Paris. « Patrick Bruel – Seul… ou presque » sillonne la France pour fêter ses 50 ans, dans un cadre plus intimiste que celui de ses précédentes tournées. L’interprète de Marre de cette nana-là, Qui a le droit et Alors regarde devrait passer en revue tous les titres qui ont jalonné sa carrière et dans lesquels il s’est souvent livré. En renouant avec son public, Patrick Bruel entend également peaufiner les chansons de son prochain album, prévu pour l’automne. A partir de ce soir et jusqu’au 11 avril au Casino de Paris, 16, rue de Clichy, Paris 9 e (0149959999). Puis en tournée, notamment le 4 juin à Rouen, le 9 à Rennes. Toutes les dates sur : www.patrickbruel.com. Entre gras et grâce ➔ Créé en mars aux Subsistances à Lyon, le spectacle de Thomas Lebrun sera dès demain à Roubaix. Si la minceur est de bon ton dans notre société, le monde de la danse en fait un véritable diktat. Avec Itinéraire d’un danseur grassouillet, Thomas Lebrun raconte avec force et dérision sa propre histoire. Entre hot-dogs en plastique et fausses côtes de porc, sur un registre classique allant du Lac des cygnes au Sacre du printemps, les danseurs expriment tout à la fois le comique que suscite l’intrusion du gras dans l’univers de la danse, et la douleur ressentie par les « gros », essentiellement provoquée par le regard des autres. Itinéraire d’un danseur grassouillet, du 7 au 10 avril. Le Gymnase-Centre de développement chorégraphique de Lille-Roubaix (0320207030).
www.directsoir.net INTERVIEW THÉÂTRE CULTURE « Les festivals ont de plus en plus d’avenir » Les festivals d’humour se multiplient. Le signe d’une nouvelle notoriété ? Ces festivals ont de plus en plus d’avenir et sont des lieux importants pour une tournée. Le festival Juste pour rire, lui, prend de plus en plus de place. Il n’a que 4 ans et il attire déjà les grands noms de l’humour. A part les Francofolies, ne nous leurrons pas, les festivals musicaux sont connus par les amateurs. Il en va de même pour les manifestations humoristiques. Vous êtes le parrain de cette 4 e édition. Pourquoi avoir accepté ? J’ai fait mes débuts au festival Juste pour rire de Montréal, c’est là-bas que j’ai connu mes premiers succès, c’est donc légitime de renvoyer la balle. Et puis un festival, c’est un moment privilégié avec un public curieux. Quelle est, selon vous, la recette d’un bon festival ? Franck Dubosc, acteur Le week-end dernier, Franck Dubosc donnait le coup d’envoi de la 4 e édition du festival Juste pour rire, à Nantes. Toute la semaine, l’humour prend d’assaut la ville. Franck Dubosc décrypte le phénomène. Un bon sélectionneur est indispensable, il faut surtout de la diversité. C’est le cas à Nantes, avec des vedettes comme Valérie Lemercier, Patrick Timsit, Arthur, des artistes connus mais dont le spectacle n’a pas forcément été vu, comme Jonathan Lambert, et des nouveaux talents.Tout ça donne une belle vitrine de l’humour. Quel est l’impact de la crise sur l’humour ? La crise n’a pas enlevé l’envie de rire mais donne plutôt envie de s’évader. Si l’on parle de chiffres, personnellement, ma tournée 2009 est encore plus importante que la précédente. Est-ce dû à la crise ou à une notoriété plus forte, je ne sais pas. Mais cet hiver, beaucoup de théâtres n’ont pas ri de la crise. De très bons spectacles ont dû s’arrêter. Festival Juste pour rire, jusqu’au 11 avril à Nantes. Dessine-moi le monde de demain Présentée à Avignon en 2008, « Airport Kids » est déjà un incontournable des planches. Une création qui met en scène une dizaine d’enfants aux parcours étonnants. ➔ Ils sont âgés de 7 à 14 ans, sont bilingues ou trilingues, ils possèdent parfois trois passeports, ils ont un vocabulaire diplomatique, ils sont fils de cadres baladés aux quatre coins de la planète, immigrés en provenance de Chine ou enfants adoptés : ce sont les protagonistes miniatures d’Airport Kids. Une première théâtrale imaginée par Lola Arias et Stefan Kaegi, deux trentenaires qui présentent avec cette œuvre originale ceux que l’on nomme les « enfants nomades », ou « enfants portables ». A partir des interviews de ces jeunes dits « de troisième culture », les deux artistes mettent en scène l’enfance en partance, ces êtres encore innocents pour qui « l’entreprise remplace la nation ». Les protagonistes avancent leurs propres réponses. Oussama, 9 ans, aimerait bien être businessman, quand l’un de ses camarades rêve, lui, « d’une maison portable peuplée de robots domestiques » et que d’autres, encore, imaginent déjà des villes flottantes. Airport Kids, du 6 au 9 au Maillon, Strasbourg (67) et du 15 au 19 avril au Parc de la Villette, Paris 19e.



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