Direct Soir n°52 10 nov 2006
Direct Soir n°52 10 nov 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°52 de 10 nov 2006

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Dernière ligne droite pour la gauche

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 10 novembre 2006 6 ACTU EN COUVERTURE INVESTITURE SOCIALISTE/Et maintenant ? Les trois champions socialistes en ont fini hier soir avec leur série de débats. A moins d’une semaine du premier tour du vote des militants, c’est l’heure du bilan et du choix. Le socialisme aurait plusieurs visages. Depuis le 17 octobre, date de leur premier débat télévisé, c’est le message qu’ont tenté de transmettre les trois candidats à l’investiture du parti. Hier soir, 4 000 militants attendaient Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius à Toulouse pour une dernière confrontation. Ceux qui espéraient du chahut en ont été pour leurs frais. Le débat fut courtois, sans le moindre dérapage. Et au-delà de « la politique internationale, des questions européennes et de l’environnement », thèmes officiels du débat, c’est l’attitude des trois champions qui a été scrutée par les observateurs. A six jours du vote des militants, jeudi 16 novembre, difficile d’établir un diagnostic fiable. Selon un sondage réalisé pour Profession politique rendu public hier, 58% des sympathisants PS « préféreraient voir » Ségolène Royal désignée par le parti socialiste en vue de l’élection présidentielle, 31% DSK et 9% Laurent Fabius. Mais un sympathisant, ce n’est pas un militant. Rien ne prouve que Ségolène Royal aura le même succès chez les 218 000 encartés du E. FEFERBERG/AP parti. Un tiers d’entre eux s’est engagé récemment et il est encore difficile de savoir où iront leurs voix. Une brèche dans laquelle s’engouffrent DSK et Fabius, qui piaffent d’impatience. « Il y aura un second tour, je m’y prépare », a lancé hier soir DSK. Un sentiment partagé par Laurent Fabius ce matin, sur l’antenne d’Europe 1. Force est de constater que l’effet Royal, que certains pensaient éphémère, se prolonge. Malgré le talent oratoire de Laurent Fabius, malgré le charisme de DSK, la présidente du Poitou-Charentes a su maintenir l’intérêt autour de sa personne, se montrant capable de transformer l’élan médiatique de départ en candidature crédible. Le débat est désormais ailleurs. En effet, dans treize jours au plus (dans l’éventualité d’un deuxième tour), les socialistes connaîtront le nom de leur champion. A ce moment-là, une autre échéance, présidentielle cellelà, se profilera à l’horizon et la courtoisie des derniers jours risque de faire place à un combat acharné. Ségolène Royal a conclu son intervention hier soir en citant François Mitterrand : « Soyons tranquilles et sûrs de nous ! » Pour elle comme pour ses deux rivaux, la dernière ligne droite est entamée. Le chemin vers le vote La nouveauté Pour leur premier match télévisé de la campagne interne, mardi 17 octobre, les trois prétendants à l’investiture socialiste se sont poliment mais fermement démarqués sur les sujets cruciaux de la hausse du Smic et des 35 heures, tout en veillant à rester dans les clous du projet du PS. Laurent Fabius est apparu comme le candidat d’une ligne « clairement de gauche » pour lutter contre la « précarité » et le « décrochage ». Dominique Strauss-Kahn s’est autoproclamé candidat « social-démocrate ». Ségolène Royal est apparue à l’aise, prenant soin dès le début de dire qu’elle n’avait pas « réponse à tout ». THOMASLIARD,NICOLASCAILLEAUD,XAVIERFORNEROD F. DUFOUR/AFP Asavoir Investiture mode d’emploi Les militants socialistes voteront dans chaque section pour désigner leur candidat. Seuls, ceux ayant adhéré avant le 1 er juin et ayant assisté à au moins une réunion de section, pourront participer. L’incident du Zénith « J’espère que l’épisode d’hier restera isolé. Moi, je suis la seule à ne jamais critiquer les autres ». A l’évidence, Ségolène Royal a difficilement vécu le deuxième débat du Zénith de Paris, le jeudi 26 octobre, devant 6000 militants. L’ambiance était électrique, et la présidente de la région Poitou-Charentes a eu droit à des huées. Les militants ont manifesté tout au long de la rencontre leur soutien bruyant à l’un ou l’autre de leurs champions, transformant le rendez-vous en élection à l’applaudimètre. J.-P. ARLES/REUTERS Le huis clos Hier soir, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn ont exposé des conceptions différentes du socialisme, au cours d’un débat sans dérapage, devant plus de 4000 militants PS, à Toulouse. Soucieux d’attirer les adhérents indécis qui hésiteraient entre lui et Royal, Dominique Strauss-Kahn s’est gardé de toute critique de sa concurrente. En revanche, ce fut un duel entre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Le dernier mot est revenu au Premier secrétaire, François Hollande : « Ce que je veux croire, c’est que le successeur de François Mitterrand était là ce soir », a-t-il conclu. E. CABANIS/AFP
www.directsoir.net DROITE/A chacun son gaullisme hLe jour anniversaire de la mort du général de Gaulle a souligné les dissensions entre ses héritiers. Hier, Chiraquiens et Sarkozystes ont célébré à leur façon le héraut de la Résistance. Les deux clans n’ont pas manqué de lancer de petites phrases par discours interposés. En pèlerinage à Colombey-les-Deux-Eglises, Jacques Chirac a mis en garde les prétendants à l’Elysée qui voudraient « brader » les institutions. Entouré notamment de Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et de Jean-Louis Debré, le chef de l’Etat a confirmé la solidité et la capacité d’adaptation de la V e République. Il a conseillé « à ceux qui aujourd’hui, par ignorance ou par calcul, voudraient ébranler cet édifice », de mesurer toute leur « irresponsabilité ». Absent et attaché à son discours de « rupture », Nicolas Sarkozy tenait, de son côté, à rendre hommage au Général. Interrogé au sujet des déclarations de Jacques Chirac, le président de l’UMP a précisé que cela visait "ceux qui réclament une VI e République, ce qui n’est pas notre cas". Réuni avec ses partisans, à Saint-Etienne, et entouré de Pascal Clément, TRISOMIE 21/Faire tomber les préjugés h « Le Grand remue-méninges », tel est le nom donné aux 3 es Rencontres européennes sur la trisomie 21. Aujourd’hui et jusqu’à dimanche, scientifiques et praticiens de toute l’Europe se retrouvent à Paris pour mettre en commun leurs recherches et échanger leurs expériences. Au programme : une dizaine de conférences autour du thème de l’intelligence. Les personnes porteuses d’une trisomie 21 auront également la parole au cours de ces trois jours, qui devraient réunir plus de 1500 participants au palais de la Mutualité. Faire tomber les préjugés sur les trisomiques. SÉCURITÉ/La fusion h La police et la gendarmerie mettent leurs fichiers en commun. Le projet Ariane a été signé hier au ministère de l’Intérieur par les directeurs généraux des deux forces, Michel Gaudin et le général Guy Parayre. Ce dernier s’est félicité de ce projet qui représente selon lui « un grand pas dans le développement du rapprochement judiciaire et d’analyse criminelle ». Le fichier global sera opérationnel dès 2008. Il devrait améliorer le taux d’élucidation des affaires. SPL/COSMOS/PIXVIEW H.WEST/PA EMPICS/ABACAPRESS Dominique Perben et François Fillon, pour son discours sur la « France dans la mondialisation », le ministre de l’Intérieur a déclaré : « C’est en pensant à l’exemple du général de Gaulle que j’en appelle à la rupture avec nos échecs » et « je veux rompre avec une certaine façon de faire de la politique ». EURO MILLIONS Que faire de 152 millions d’euros ? h Imaginez… Sur un coup de tête, comme ça, par défi, vous avez misé deux euros dans la cagnotte de l’Euro Millions. Cinq numéros, deux étoiles. Le résultat tombe : c’est vous l’eurogagnant ! Que faire d’une telle somme ? Vous éprouvez quelques difficultés à établir un ordre de grandeur ? Voici quelques points de repère. Avec vos 152 millions d’euros, vous pourrez vous offrir un Airbus A350-800 XWB (145 millions d’euros), ou 304 cabriolets Rolls-Royce (500000 euros pièce). Vous pourrez, si ça vous chante, vous acheter quatre fois le PSG ou encore vous offrir sept allers-retours dans l’espace… ou faire exploser les records du Téléthon ! LES SITES À CONSULTER ★★ ★★★★ ★★★ ★ Le prix d’un airbus Bernadette et Jacques Chirac devant le futur mémorial de Gaulle. www.fdjeux.com www.amicaledejoueurs.com www.foudujeu.com www.loto-club.com R. DE LA MAUVINIERE/AP FRANCE AU SECOURS DES PME Renaud Dutreil, ministre des PME. 1 En début d’année, lors de ses vœux, Jacques Chirac avait annoncé un fonds de deux milliards d’euros pour les PME les plus dynamiques. Au total, ce sont finalement trois milliards qui seront investis durant les six prochaines années. 2 Une nouvelle structure de financement des PME dynamiques a été lancée hier. France Investissement a pour objectif de soutenir les petites entreprises en phase de démarrage ou d’expansion. Elle vise à encourager le capital-risque et le développement. 3 Le gouvernement souhaite pallier ainsi le déficit de financement que connaissent beaucoup d’entreprises. Selon le ministre des PME, Renaud Dutreil, « si on doublait le nombre de PME de plus de 250 salariés, on résoudrait tous les problèmes de la France : chômage, déficit des comptes sociaux ou du commerce extérieur ». 4 France Investissement reposera sur deux branches. Du côté public, la Caisse des dépôts apportera 300 millions chaque année. D’autres fonds seront levés par des acteurs privés, les trois grosses compagnies d’assurances françaises et les trois plus grandes banques. THOMAS LIARD,XAVIER FORNEROD,NICOLAS CAILLEAUD,ELISE BAUDOUIN,LAURE DEGOUY DENIS/SIPA Directsoir t Vendredi 10 novembre 2006 7



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