Direct Soir n°501 25 fév 2009
Direct Soir n°501 25 fév 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°501 de 25 fév 2009

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : Humour : la flambée des talents

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 POP CULTURE Une bulle d’amour signée Superbus A l’occasion de la sortie de « Lova Lova », quatrième album du groupe, « Direct Soir » a rencontré la chanteuse de Superbus. Explications de la pétillante Jennifer Ayache. Superbus au complet (de g. à d.) : Michel Giovanetti, François Even, Jennifer Ayache, Patrice Focone, Greg Jacks. Auréolé du titre de meilleur groupe francophone aux NRJ Music Awards en 2008, Superbus sort son quatrième album. Baptisé Lova Lova, cet opus « fait référence à cette grande dame qu’est Lova Moor, qui est venue nous voir en studio. Cela rappelle l’amour que l’on a mis pour faire ce disque. C’est aussi un des titres de l’album (coécrit avec Patrice Focone). On trouvait qu’il était assez représentatif de l’ensemble », explique la chanteuse Jennifer Ayache. Après une longue tournée, le groupe aborde un univers plus « eighties » que d’habitude. « Je suis partie des trucs qui passaient à la radio quand j’étais petite : Eurythmics, Desireless, Depeche Mode, Laurent Voulzy et Kim Wilde », précise-t-elle. Lova Lova, réalisé en six mois entre Paris et Bruxelles, évoque le monde de la nuit, rappelle l’ambiance des cabarets, avec leur déferlante de perruques, de bas résille et de « lap dances ». Le registre pop-punk acidulé est toujours là, mais le groupe approfondit les éléments électro, un peu new wave, voir tristes, déjà présents sur Wow. Friande d’assonances, de gimmicks et de jeux de mots, Jennifer Ayache a écrit douze titres particulièrement entêtants. Addictions, le premier single de l’album largement diffusé à la radio, en est un exemple probant. « Je prends ma guitare, je gratouille deux ou trois trucs, j’entonne une petite phrase qui tourne dans ma tête, et puis l’histoire vient ensuite », explique-t-elle. Comme la chanson Lola sur le précédent opus, certains titres de Lova Lova recouvrent plusieurs sens. Une double lecture voulue par le groupe, qui en profite pour toucher un public de plus en plus large. « Les gens viennent avec leurs enfants, je trouve ça formidable », conclut Jennifer. Lova Lova, Superbus, Mercury. En tournée dans toute la France. Le 24 novembre au Zénith de Paris. SPECTACLE Féerie chinoise ➔ Après 200 représentations à travers le monde en 2008, le Spectacle des arts divins fait escale à Paris et propose un voyage divertissant et culturel au cœur de l’empire du Milieu. Entre danses traditionnelles et classiques, arts martiaux et fresques historiques, 60 artistes, danseurs et musiciens d’une synchronisation exemplaire sortent de l’ombre d’ancestrales légendes chinoises, dans des décors et costumes somptueux. Shen Yun - Spectacle des arts divins, 27-28 février et 1 er mars. Palais des Congrès, 2, place de la Porte-Maillot, Paris 17 e (0 892 050 050). FOLK Fleet Foxes, en harmonies Christian Wargo, des Fleet Foxes. DR A. CSILLAG/REX FEA/REX/SIPA ➔ Avec son premier album éponyme sorti l’année dernière, Fleet Foxes a réussi l’exploit de signer l’un des disques majeurs de notre époque qui sonne pourtant de manière totalement anachronique. Loin de toute mode néo-baba, ces barbus de Seattle interprètent avec une ferveur quasi mystique un folk pastoral qui évoque à la fois Fairport Convention, les Beach Boys et la musique religieuse. A travers ses harmonies vocales célestes, le quintet offre un vibrant rappel des joies simples du chant, autour d’un feu de camp, dans une église ou ailleurs. Fleet Foxes, ce soir à 19h30. La Cigale, Paris 18e. www.myspace.com/fleetfoxes Directsoir N°501/Mercredi 25 février 2009 DOCUMENTAIRE Stupéfiante Miami LIVRE Ah, la belle étoile ! DR ➔ Immortalisée dans le Scarface de Brian De Palma ou encore dans la légendaire série Miami Vice, la ville de Miami rime avec sexe, drogue et violence. Plaque tournante du trafic de cocaïne du cartel de Medellín dans les années 1980, la cité a grandi et prospéré grâce à celui-ci. C’est ce que montre aujourd’hui le documentaire de Billy Corben, réalisateur de Raw Deal : A Question of Consent (2002). Se fondant sur des témoignages d’anciens trafiquants, transporteurs, tueurs à gages, journalistes, avocats ou policiers, tout en proposant des documents et des photographies d’archives, Cocaine Cowboys dévoile, à un rythme effréné, les dessous d’une économie souterraine. D’abord corne d’abondance, les trafics vont par la suite ensanglanter la ville, devenue un territoire de règlements de comptes entre bandes rivales. Cocaine Cowboys, Billy Corben, en salles aujourd’hui. ➔ Considérée comme l’une des actrices les plus aimées du monde, Audrey Hepburn aurait fêté ses 80 ans cette année. A cette occasion, un livre propose de retracer le parcours de cette étoile du septième art. Nommée aux oscars à quatre reprises et couronnée pour Vacances romaines (de William Wyler, 1953), l’interprète de Sabrina eut en outre une vie riche en changements. De son enfance marquée par la solitude à son engagement comme ambassadrice de l’Unicef, Corinne Pouillot dessine avec légèreté et nuances le portrait d’une femme qui a marqué son siècle par son talent, son élégance et sa générosité. Audrey Hepburn - Un ange à Hollywood, Corinne Pouillot, Timée-Editions, 13,90 €.
www.directsoir.net EXPOSITION David LaChapelle à l’âge adulte ★★★★★ Le musée de la Monnaie organise la plus vaste rétrospective jamais organisée en France de David LaChapelle, digne successeur des princes du pop art. C’est un David LaChapelle en prise avec son temps que l’on peut découvrir au musée de la Monnaie, loin de l’image de photographe des stars ou de précurseur de l’esthétique porno-chic. L’atmosphère parfois glacée, la patine glamour des sujets, ou encore l’ambiance baroque et excessive, loin d’exprimer un idéal, renvoient au contraire à un monde occidental enfermé dans ses codes consuméristes et calfeutré dans ses certitudes. Frayant sur les traces de Michel- Ange, dont il extrait les visions d’un monde qui court à sa perte, l’installation « le déluge », réalisée après le cyclone Katrina, impressionne lorsqu’il donne à voir ces personnages, incorporant tout le spectre social, partir à la dérive et tentant de se raccrocher aux symboles d’un univers qui part à vau-l’eau. Ici, pas de notices explicatives ou de longs discours. Les installations parlent d’ellesmêmes, le message s’impose avec évidence, sans que celui-ci apparaisse simpliste ou futile, comme pour le montage Death by Hamburger, ou les jambes fuselées d’un mannequin apparaissent sous un énorme hamburger gonflable. Les stars se prêtent facilement au jeu, mais rarement pour se mettre en valeur, sans que l’on sache si l’ironie des situations (Paris Hilton : Hi Bitch, Bye Bitch, 2004) les dessert. En bref, une occasion unique de découvrir un artiste longtemps cantonné dans son rôle de photographe bling-bling. David LaChapelle au musée de la Monnaie, 11, quai de Conti, Paris 6 e, jusqu’au 31 mai (0140465666). www.monnaiedeparis.fr Uma Thurman : Gossip, 1997, par David LaChapelle. CULTURE 9



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