Direct Soir n°444 17 nov 2008
Direct Soir n°444 17 nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°444 de 17 nov 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Beyoncé Knowles, nouvel album événement

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 2 - 3  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
2 3
2 La grève des pilotes doit durer jusqu’à ce soir minuit. TERRORISME L’ACTUALITÉ FRANCE Le chef militaire présumé de l’ETA interpellé dans les Hautes-Pyrénées ■ Le chef militaire présumé de l’organisation terroriste basque ETA, Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias « Txeroki », a été arrêté la nuit dernière à Cauterets (Hautes-Pyrénées). A 35 ans, Txeroki est « soupçonné d’être l’auteur des meurtres des deux gardes civils espagnols à Capbreton (Landes) le 1 er décembre 2007 », selon la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie. En 2003, il aurait pris la tête des commandos de l’organisation, et serait depuis responsable des attentats perpétrés par l’ETA, dont il incarne l’aile la plus dure. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a souligné que cette arrestation « démontrait une nouvelle fois l’engagement fort des services de police et de gendarmerie français ». Depuis 2001, l’ETA figure sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne et des Etats-Unis et serait responsable de la mort de 824 personnes en quarante ans de lutte armée. ÉCONOMIE SOCIAL Une semaine de contestation en ordre dispersé Une semaine consacrée à l’entreprise Jean-Louis Borloo et Valérie Pécresse. En bref Sang de cordon : collecte nationale ■ L’Etablissement français du sang (EFS) et l’Agence française de biomédecine mettent en place un réseau de maternités pour collecter le sang de cordon ombilical. Riche en cellules souches, il constitue une ressource thérapeutique contre de nombreux cancers et représente une alternative aux cellules souches embryonnaires. ■ Pour leur deuxième édition, les Journées de l’entrepreneur se déroulent jusqu’à dimanche en France et dans plus de 70 pays à travers le monde. A cette occasion, le secrétaire d’Etat au Commerce, Hervé Novelli, devait détailler aujourd’hui les nouvelles formalités simplifiées (qui prendront effet le 1 er janvier 2009) pour devenir autoentrepreneur. « Il est plus important que jamais de remettre les entrepreneurs au cœur de notre économie. Ils sont le principal moteur de notre croissance », a précisé Nicolas Sarkozy. De nombreuses manifestations sont prévues cette semaine, comme l’opération « J’aime ma boîte », organisée par Ethic. www.journees-entrepreneur.fr SCIENCES Directsoir N°444/Lundi 17 novembre 2008 ■ Au dernier jour de la grève des pilotes de ligne d’Air France, le trafic est resté très perturbé dans les aéroports parisiens ce matin. Mobilisés depuis vendredi, ils s’opposent au projet de loi, examiné aujourd’hui au Sénat, qui prévoit le déplafonnement de leur âge limite d’activité en vol à 65 ans. En conséquence, Air France misait sur l’annulation de 50% des vols court et moyen-courriers et du quart des long-courriers. Après les airs, les rails seront affectés mercredi. Les cheminots sont appelés par la CFDT à cesser le travail pour protester contre la réforme des conditions de travail des conducteurs de fret. Le syndicat se donne jusqu’à mardi soir pour négocier tandis que CGT, FO, Sud Rail et CFE-CGC appellent à un mouvement dimanche, au lendemain de la grande mobilisation des postiers qui défileront contre le projet de transformation de l’entreprise en société anonyme prévu pour janvier 2010. Enfin, jeudi, l’Education nationale pourrait être paralysée par des appels à manifester contre le budget 2009. LE CHIFFRE DU JOUR L’Europe et les femmes à l’honneur ■ Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé aujourd’hui la 17 e Fête de la science. Partout en France, près de 3 500 animations, dont une centaine de villages de la science, seront organisés cette semaine. Présidence française de l’Union européenne oblige, cet événement est l’occasion de « replacer la science dans un cadre européen élargi », en présentant notamment les résultats des recherches menées en collaborations avec nos voisins. A cette Énergies renouvelables : un nouveau plan ■ Le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean- Louis Borloo, inaugure aujourd’hui le Salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie (Sireme). Il doit présenter le plan national de développement des énergies renouvelables à haute qualité environnementale. Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina (médaillon) a été interpellé cette nuit à Cauterets. P.HUGUEN/AFP le montant en euros de la prime de Noël accordée aux bénéficiaires de minima sociaux (RMI, allocation de solidarité spécifique). Cette prime, qui était de 152 euros l’an passé, devrait être versée 220C’est dès le 20 novembre. M eC.-E. Mauger (à g.), avocat de l’épouse, et l’avocat général D. Tailhardat. occasion, la ministre Valérie Pécresse parraine également la seconde édition du programme « Pour les femmes et la science », lancé par la fondation d’entreprise L’Oréal. Ce soir, une dizaine de jeunes chercheuses recevront une bourse nationale de 10000 euros. Avec cette somme destinée à « soutenir concrètement leurs travaux », le groupe de cosmétiques veut aussi récompenser « leur engagement hors du commun et leur parcours courageux ». Virginité : la cour d’appel de Douai rend son jugement ■ La cour d’appel de Douai devait rendre son jugement aujourd’hui quant à l’annulation d’un mariage pour mensonge de l’épouse sur sa virginité. Les époux ont redemandé l’annulation de leur union. La décision de la cour d’appel pourrait confirmer le jugement rendu le 1 er avril par le tribunal de grande instance de Lille, ou l’annuler et ainsi les « remarier ».
F. GUILLOT/AFP www.directsoir.net CONGRÈS DE REIMS ACTU FRANCE 3 En l’absence de synthèse, les militants socialistes trancheront « Echec », « division », « scission », « éclatement » : les mots foisonnent pour décrire le congrès du PS, qui s’est tenu à Reims. Faute de majorité, les militants choisiront le successeur de François Hollande jeudi. « On renvoie la patate chaude aux militants », résumait hier un responsable du Parti socialiste. Incapables d’élaborer une synthèse entre les différentes motions, dans la nuit de samedi à dimanche lors de la commission des résolutions, les socialistes s’en remettent au vote des 3 500 sections appelées à élire, jeudi prochain, le successeur de François Hollande. Pour la première fois, trois candidats sont en lice : Ségolène Royal, qui a surpris en annonçant sa candidature dès le premier jour du congrès ; Martine Aubry, entrée officiellement hier matin dans la compétition ; et Benoît Hamon, qui a maintenu son engagement. Si aucun des prétendants n’obtient la majorité absolue jeudi, un deuxième tour sera organisé dès le lendemain. Hier, dans les couloirs du Parc des expositions de Reims, régnait un sentiment d’inachevé. « On sort du congrès comme on y est entré », explique Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis. Pour Pierre Moscovici, « le rendez-vous est manqué ». Et pour cause, le mot d’ordre du congrès de Reims était le « rassemblement ». Ils sont nombreux à être venus au cours de ces trois CEVIPOF INTERVIEW jours à la tribune, appeler à l’unité du parti. Dès vendredi, une synthèse semblait se dessiner entre les motions A, D et C portées respectivement par Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon, mais la condition fixée le même jour par le maire de Paris – « que ce candidat de rassemblement soit issu de la motion A » – a semble-t-il bloqué l’accord. Bertrand Delanoë, chef de file de la motion arrivée en deuxième position lors du vote du 6 novembre (25,24% des voix selon les résultats officiels révélés hier), a préféré se retirer ce matin de la course à l’élection du premier secrétaire du PS. Il n’a donné aucune consigne de vote à ses militants pour le scrutin de jeudi prochain. Ségolène Royal n’a pu quant à elle rassembler sur son texte, pourtant majoritaire avec 29,08%. La question de l’alliance avec le Modem lui est notamment reprochée. Pour l’heure, celle qui a cosigné hier soir sa profession de foi avec Vincent Peillon part favorite pour le vote de jeudi, de l’aveu même de ses opposants. Restent encore quatre à cinq jours de suspense. « On sort du congrès comme on y est entré » Gérard Grunberg, politologue (CNRS-Cevipof) « Le rassemblement est très difficile » Comment les militants vont-ils vivre l’échec de ce congrès ? Je pense qu’ils vont vivre assez mal cette incapacité de rassemblement. Quelle sera leur réaction jeudi ? Il y en a trois possibles. Certains penseront : « Puisque Ségolène Royal avait la majorité relative, allons-y. » Ils peuvent aussi dire : « Après tout, Martine Aubry, qui représente la tradition, aurait plutôt une majorité ». Enfin, ils peuvent « voter avec leurs pieds », comme on dit, c’est-à-dire ne pas aller voter jeudi. Arrivée pourtant à la deuxième place, la motion A de Delanoë n’a pas présenté de candidat à sa tête. Je pense que beaucoup ne vont pas comprendre. Surtout que pour nombre d’entre eux, ces militants de la motion A n’ont pas envie de choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry puisqu’ils représentaient la motion réformiste raisonnable du parti. Il se peut qu’ils ne pardonnent pas à leur dirigeant de les avoir mis dans une situation où ils ne savent pas ce qu’ils doivent faire. Ils n’ont pas de consignes de vote. Donc la motion Delanoë finit sur une très grande faiblesse, même si, au sein du parti, elle connaît une position de relatif équilibre. Arriveront-ils à se rassembler ? A court terme, le rassemblement est très difficile. Je crois qu’il y a une ligne de clivage très forte, non seulement autour de Ségolène Royal, qui « polarise », mais aussi autour de la question du parti : quel parti ? Quelles alliances ? Quel rapport au pouvoir ? Il s’agit moins d’une question de fond, sur les doctrines économiques. Il y a des enjeux concernant le parti, et concernant le parti dans le système politique français. Et c’est probablement cela, l’enjeu de ce congrès. F. GUILLOT/AFP N. MAGNIEZ/AFP RÉCIT L’amertume des militants « Je suis déçu qu’il n’y ait pas eu de synthèse, au moins partielle. Rien n’a été clarifié ce weekend. C’est la concrétisation que sans accord politique préalable, cela est compliqué de se mettre d’accord sur un nom », explique Christophe Roucan, un militant toulousain. Pour Laura Leprince, de la fédération des Hauts-de-Seine, « c’est dommage, on est devant une révolution qu’il va falloir faire au PS et qui se fera dans la déchirure ». Lionel Caze, de Gironde, confie que les socialistes ne font « rien pour s’arranger. Le congrès de Reims est pire que celui de Rennes, car il s’est fait sur des problèmes de personnes et non sur les idées ». Montaine Dessenne, qui a apporté son soutien à la motion A de Bertrand Delanoë, relativise : « On n’a pas forcément besoin d’avoir un candidat pour défendre nos idées. » Mais pour une élue socialiste de la même motion, « c’est surréaliste, le texte arrivé en deuxième position n’a pas de candidat à sa tête. Je suis écœurée ». Max Salomon, militant parisien, tempère : « Cela a permis de mettre en évidence qu’il y avait des convergences entre les motions A, C et D. » VERBATIM Les adversaires ironisent ● François Bayrou, président du Modem, a qualifié les leaders socialistes de « Pinocchio ». ● Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, a avoué : « Comme tous les Français, je n’y comprends rien », en expliquant que les motions avaient quelque chose « d’obscur ». ● Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, a estimé que ce congrès avait été celui « de la soustraction, de la division ». Elle a ajouté : « Serait-ce le congrès de la disparition ? » Y a-t-il des risques d’implosion du parti ? J’ai toujours dit que non. Mais je perçois quand même des éléments de désagrégation, je sens que derrière se trouvent de profonds désaccords sur la conception du parti. Je vous dirai plutôt non mais, pour la première fois, je ne peux pas l’exclure absolument.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :