Direct Soir n°436 3 nov 2008
Direct Soir n°436 3 nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°436 de 3 nov 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : Vincent Delerm, son nouvel album

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE Dans son nouvel album, Vincent Delermcontinue à explorer son univers, où se mêlent les maux et les joies de tous les jours, les références au cinéma et à la musique. VINCENT DELERM Nouvel album, nouveau plongeon dans le quotidien. Avec Quinze chansons, Vincent Delermcontinue sur sa lancée, chantant avec humour et nostalgie les petites scènes de la vie. Et pour combler ses fans, l’artiste effectuera une tournée de janvier à mai 2009. Une nouvelle série de concerts très attendue. Il faut dire que sur scène, l’artiste a su instaurer avec le public une complicité, désormais installée. Atmosphère intimiste, jeu de scène expressif, humour grinçant limite insolent, l’artiste en concert sourit et fait sourire son auditoire, qui parfois même rit aux éclats. Un jeu qu’il a puisé dans son passé. Car en choisissant la chanson, Delermréunit ses passions de toujours : écriture, scène, musique, mais aussi cinéma. PROMENADE ARTISTIQUE Né le 31 août 1976 à Evreux, Vincent Delermgrandit dans une famille de professeurs de lettres, dans laquelle la passion pour les mots va bien au-delà de la profession. Son père Philippe est aussi écrivain – auteur notamment de La première gorgée de bière –, et sa mère est auteur et illustratrice d’ouvrages pour enfants ainsi que de récits pour adultes. Imprégné de cette atmosphère familiale, Vincent choisit vite une voie artistique, mais papillonne dans plusieurs domaines. D’abord la musique. Si celle d’Alain Souchon, Barbara, Françoise Hardy berce son enfance, celle de Michel Berger et de William Sheller le décide à étudier le piano Directsoir N°436/Lundi 3 novembre 2008 LA VOIX DU QUOTIDIEN Son quatrième album, intitulé « Quinze chansons », sort aujourd’hui. Révélé au public en 2002, avec son premier disque « Vincent Delerm », il est devenu un incontournable de la chanson française. L’auteur, compositeur, interprète est le chroniqueur des petits détails de la vie de chacun. en autodidacte. Un piano sur lequel il s’accompagne aujourd’hui pendant tous ses concerts. Après le lycée, il entame des études de lettres modernes à l’université de Rouen.A l’époque, il se voyait professeur et chanteur dilettante. Mais c’était sans compter avec deux nouvelles passions : le cinéma et le théâtre. La première, c’est François Truffaut qui la lui révèle. Passionné par le réalisateur des 400 coups « AVEC LA MUSIQUE, DELERM RÉUNIT SES PASSIONS POUR LA SCÈNE, LE CINÉMA, L’ÉCRITURE. »
www.directsoir.net et de Vivement dimanche !, il lui consacre son année de maîtrise. En parallèle, il se lance sur les planches. Mais déçu par ses propres performances, il ne tarde pas à refermer le rideau pour se consacrer à la chanson. Un bon compromis, puisque audelà de son interprétation, sa culture littéraire et cinématographique nourrit ses textes. DES DÉBUTS REMARQUÉS Rendez-vous manqués avec les maisons de disques, les débuts sont laborieux. Dans la peau d’un chanteur en solo, Vincent Delermfoule tout de même sa première scène en 1998, à la salle Ronsard de Rouen. En 1999, après avoir composé quatre des titres qui figurent dans son premier album, Vincent écume les petites salles parisiennes : le Limonaire, le Théâtre des Déchargeurs… En 2000, c’est enfin l’année de la fameuse rencontre, ce petit coup de pouce qui lance la machine. Celle de Delerms’appelle François Morel,l’un des Deschiens,la troupe de Jérôme Deschamps. Grâce à lui,Vincent passe pour la première fois sur les ondes dans l’émission de France Inter, Sur le pont des artistes. Un coup de pub remarqué par Thomas Fersen qui lui propose la première partie de ses concerts en juin 2001 à la Cigale et le fait entrer dans sa maison de disques Tôt ou Tard. Ensuite, c’est son talent qui le sert. En 2002, il sort son premier album, Vincent Delerm. Sans promotion au départ, mais avec des passages réguliers sur France Inter, l’album se vend bien et atteint presque les 400 000 exemplaires, bien au-dessus des 10 000 fixés au départ. Un démarrage récompensé en 2003 par une Victoire de la musique dans la catégorie « album révélation ». LE CHANTEUR DES PETITS RIENS Loin d’être un feu de paille, le succès de Vincent Delermse confirme avec ses deux albums suivants : Kensington Square (2004) et Les piqûres d’araignées (2006), ainsi qu’avec son album live, Favourite Songs (2007). Dès le début, il a créé un univers personnel. Il chante avec une certaine nonchalance et un humour discret les petits riens du quotidien. Avec le même soin que son père dans ses livres,Vincent Delerms’attache à des descriptions minutieuses. Passé, présent, ses chansons s’inscrivent dans la réalité de chacun, grâce à des textes truffés de références, aussi bien à des lieux et des marques qu’à des œuvres ou des artistes qui font partie de son Panthéon personnel. Un ton qui donne à ses chansons une dimension intimiste. Il chante sa vie mais aussi la nôtre. A l’écouter, c’est un film qui défile, comme en super-huit. EN COUVERTURE 3 En duo avec Helena Noguera sur le plateau de Vivement Dimanche, en 2007. DISCOGRAPHIE DR DR DR De Fanny Ardant à… Terence Hill ■ Vincent Delerm(2002) La photo de ce jeune homme sur pellicule laisse entrevoir l’influence cinématographique sur ses chansons. La qualité des textes fait mouche : Fanny Ardant et moi ou Châtenay-Malabry dévoilent l’élégance et l’humour du tout jeune Vincent Delerm, qui épate la critique et le public avec un simple « piano-voix ». ■ Kensington Square (2004) Désormais reconnu comme un des chefs de file de la nouvelle chanson française, Vincent Delerms’évade virtuellement en Angleterre en proposant des mélodies plus pop et orchestrées. Il conte toujours des histoires, pleines de références et de noms familiers, et invite trois voix talentueuses, Dominique A, Keren Annet Irène Jacob (Deutsche Grammophon). ■ Les piqûres d’araignée (2006) Un clip hilarant, avec Jean Rochefort (Sous les avalanches), illustre le ton de ce nouvel album, détendu et moderne. Des chansons sautillantes, très musicales, côtoient des plages mélodiques pleines d’émotion. Un album enregistré en Suède au côté de Peter von Poehl, qui sort un bel album en France au même moment. VIRGINIE AUSSIÈTRE ■ Quinze chansons (2008) Malgré un titre plus que sobre, cet album est résolument tourné vers les Etats-Unis, « vus par un petit frenchy », qui avoue d’ailleurs ne jamais y avoir mis les pieds. Mais c’est peut-être ce qui rend ce regard passionnant : s’il y a des clichés, ils ne sont jamais grossiers, que ce soient des évocations des Beatles au Shea Stadium, Leonard Cohen, l’esprit music-hall ou le swing jovial. Plusieurs morceaux pourraient constituer la bande-son parfaite de films des années 1970, notamment la touchante ouverture Tous les acteurs s’appellent Terence. Mention spéciale à l’énigmatique titre Un tacle de Patrick Vieira n’est pas une truite au chocolat, enfilade de bons mots à savourer.



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