Direct Soir n°435 31 oct 2008
Direct Soir n°435 31 oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°435 de 31 oct 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 18

  • Taille du fichier PDF : 1,4 Mo

  • Dans ce numéro : Daniel Craig à l'affiche de « Quantum of solace »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 EN COUVERTURE Daniel Craig est à la tête du classement des hommes de l’année établi par le magazine américain Gentlemen Quarterly. Après le succès colossal de Casino Royale, inégalé dans l’histoire de la franchise, Daniel Craig endosse pour la deuxième fois le costume du légendaire agent secret James Bond dans Quantum of Solace, réalisé par Marc Forster. Né en 1968, Daniel Craig a passé une partie de sa jeunesse à Liverpool où son père tenait un pub, le Ring O’Bells. Il monte sur les planches du National Youth Theater de Londres à l’âge de 16 ans et part rapidement en tournée en Europe, sous la direction d’Edward Wilson. A l’époque, Craig alterne encore les petits boulots, à la plonge ou au service dans les restaurants du quartier. Il obtient à 23 ans son diplôme de la prestigieuse Guildhall School of Music and Drama, où il a notamment donné la réplique à Ewan McGregor et Joseph Fiennes. Il va peu à peu devenir l’une des figures les plus charismatiques du théâtre britannique. Il traversera les années 1990 sur le petit écran, apparaissant dans quelques films qui seront le plus souvent des succès critiques, mais des demiéchecs commerciaux. Abonné aux seconds rôles sur grand écran au début des années 2000, Daniel Craig tourne notamment avec Kim Basinger ou la sculpturale Angelina Jolie dans TombRaider. Sa prestation aux côtés de Tom Hanks et de Paul Newman dans Les sentiers de la perdition (2002) de Sam Mendes sera très remarquée. Son interprétation d’un dealer désabusé dans Layer Cake de Matthew Vaughn (2004) est très appréciée dans le milieu cinématographique. Hollywood s’intéresse à lui : Steven Spielberg lui confie le rôle d’un tueur israélien dans Munich. Le travail du cinéaste ne connaîtra pas l’audience escomptée, mais la performance de l’acteur lui ouvre les portes du casting du James Bond à venir. En 2006, servi par un rôle à sa mesure, il explose en fin d’année dans Casino Royale (de Martin Campbell). Il enchaîne avec A la croisée des mondes : la boussole d’or (de Chris Weitz), adapté du best-seller de Philip Pullman. Il s’autorise Flashbacks of a fool en 2008 (non encore sorti en France), une comédie dramatique à petit budget écrite pour lui par son vieil ami Baillie Walsh, tournée en Afrique du Directsoir N°435/Vendredi 31 octobre 2008 DANIEL CRAIG L’ÉLÉGANCE INOXYDABLE L’agent au matricule 007 reprend du service. Après le succès de « Casino Royale », l’acteur britannique Daniel Craig reprend le personnage de James Bond dans « Quantum of Solace », une nouvelle aventure réalisée par Marc Forster, qui sort aujourd’hui sur les écrans. Sud. Il vivra le film « comme un retour aux sources ». L’acteur s’approprie cette année le matricule 007 pour la deuxième fois dans Quantum of Solace, sous la direction de Marc Forster. Il a fêté ses quarante ans en mars au Panama, entouré des trois cents membres de l’équipe du tournage du dernier James Bond. LA RELÈVE A l’annonce du choix de Daniel Craig pour reprendre le rôle laissé vacant par Pierce Brosnan, la réaction très négative des fans, relayée par les tabloïds, est sans précédent. Le candidat désigné par la production recevait pourtant les suffrages de l’ensemble de la critique cinématographique et suscitait les commentaires enthousiastes
www.directsoir.net de ses prédécesseurs. Mais la sobriété et la précision de son interprétation de l’agent 007 fait taire les critiques les plus acerbes. Le succès de Casino Royale au box-office mondial, avec près de 600 millions de dollars de recettes, a incontestablement récompensé la pugnacité de l’acteur. Daniel Craig avait déclaré à la BBC vouloir apporter plus de profondeur émotionnelle au personnage, rendre aux films la noirceur des livres de Ian Fleming. « Daniel Craig est le premier James Bond crédible en tueur de sang-froid. Ce n’était pas le cas de Sean Connery, incapable de faire du mal à une mouche », résume l’éditeur Simon Winder, chargé de la réédition des James Bond en Grande-Bretagne. « Nous avions porté l’aspect fantasque du personnage à ses limites, nous devions faire quelque chose de plus sérieux et réaliste », reconnaît Barbara Broccoli, productrice historique de la série. Daniel Craig a renouvelé le personnage : « James commet des erreurs, est vulnérable et tombe amoureux. Tout ce que Bond n’est pas supposé endurer », admet-il. Martin Campbell, le réalisateur de Casino Royale, ajoute : « Avec lui, vous avez un Bond plus obscur, plus sobre. Craig réussit à saisir toutes les nuances que Fleming avait projetées dans ses livres. » Le réalisateur de Quantum of Solace, Marc Forster, confirme : « Daniel Craig a réussi à donner à Bond un réalisme psychologique absolument fascinant. Une complexité qui le rend très humain. » PÉRIPÉTIES Le tournage de Quantum of Solace, à travers une suite d’événements dramatiques, a fait vivre un cauchemar à l’acteur, qui a insisté pour effectuer lui-même autant de cascades que possible. Demandez-lui s’il le regrette, et Daniel Craig tranche : « Si tu ne Les autres personnages « QUAND J’ÉTAIS GAMIN, LES FILMS DE JAMES BOND ME TRANSPORTAIENT DANS UN AUTRE UNIVERS. » SONY PICTURES JUDI DENCH ■ L’actrice de théâtre Judi Dench continue à incarnerM, chef des services secrets britanniques, dans ce nouvel épisode de James Bond. La comédienne endosse ce rôle depuis Goldeneye (1995), dans lequel elle est devenue la première femme à diriger l’espion 007. Judi Dench devrait être prochainement à l’affiche du nouveau film de Rob Marshall, Nine, aux côtés de Daniel Day-Lewis et Nicole Kidman. te blesses pas en jouant James Bond, c’est que tu n’es pas fait pour le rôle. » La liste est pourtant longue : clavicule retournée, bout du doigt coupé, contusions, entorses, luxations et « huit points de sutures sur le visage » ! Peu contrariant, le comédien s’excuserait presque d’avoir provoqué l’interruption du tournage et chante les louanges de son excellent chirurgien esthétique. Toutefois, incarner Bond ne présente pas que des inconvénients. D’une élégance calquée sur son modèle, Daniel Craig se voit élu « personnalité la mieux habillée » par le magazine Esquire en 2006. Il se hisse également à la tête du classement des « hommes de l’année » établi par le magazine américain GQ (Gentlemen’s Quarterly) en 2007. Craig rapproche volontiers sa vision du personnage qu’il incarne de son propre parcours : « James Bond est toujours sur la brèche. C’est un personnage sous pression, perpétuellement dans l’adversité, qui essaie de trouver un sens au monde tel qu’il va. » S’il déplore le stéréotype qui guette tous les interprètes de l’agent secret, il n’a pas longtemps hésité sur son engagement : « Si tu ne le fais pas, tu vas le regretter. C’est l’une des plus grandes icônes de l’histoire du cinéma. Si je ne peux pas relever des défis comme celui-là, à quoi bon ? » Pour la productrice Barbara Broccoli, la chose était entendue dès le départ : « C’était lui et pas un autre. C’est probablement le meilleur acteur de sa génération en Angleterre, peut-être même au monde. » Peu disert, Daniel Craig reste évasif sur ses projets d’avenir : « J’ai signé un contrat pour deux films supplémentaires, au-delà de ça je n’ai rien de prévu… » assurait-il après la sortie de Casino Royale. Que les fans se rassurent, le président de la MGM a révélé en octobre 2007 que son contrat l’engageait EN COUVERTURE 5 pour cinq films en tout. En définitive, l’acteur résume lui-même son succès d’un trait d’humour : « Quand j’étais au Guildhall, on OLGA, EVA, CAROLE… ■ L’actrice et ancien mannequin d’origine ukrainienne Olga Kurylenko (photo) entre dans la lignée des séduisantes James Bond girls. Parmi la liste de ces femmes fatales figurent des actrices françaises : la Miss France 1958, Claudine Auger (Opération Tonnerre, 1965), Carole Bouquet (Rien que pour vos yeux, 1981) ou encore Eva Green, fille de Marlène Jobert (Casino Royale, 2006). James Bond n’a épousé qu’une seule fois une James Bond girl, en la personne de Tracy Di Vincenzo (Au service secret de Sa Majesté, 1969). Mais alors que le couple part en lune de miel, la mariée est tuée par balle. L’agent 007 ne se remettra jamais de cette disparition. « Il a réussi à donner à Bond un réalisme psychologique absolument fascinant » (Marc Forster, réalisateur de Quantum of Solace). SONY PICTURES SONY PICTURES nous disait que 90% d’entre nous ne trouveraient pas de boulot ; jusqu’ici j’ai eu pas mal de chance. » MATHIEU AMALRIC ■ Le méchant Dominic Green est interprété par Mathieu Amalric – Le scaphandre et le papillon (2007), Un conte de Noël (2008). « Mathieu est un acteur extraordinaire (qui) a parfaitement compris qui était Green ; il fait vraiment froid dans le dos quand il le joue », précise Daniel Craig, fan du travail de l’acteur français. Les deux hommes se sont rencontrés sur le tournage de Munich (2006). Mathieu Amalric sera à l’affiche du deuxième volet de Mesrine, L’ennemi public n°1 (sortie le 19 novembre).



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