Direct Soir n°434 30 oct 2008
Direct Soir n°434 30 oct 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°434 de 30 oct 2008

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Marie Gillain, une nouvelle étape

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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2 EN COUVERTURE A l’affiche de « Magique » depuis une semaine, Marie Gillain tourne une page de sa carrière. Souvent cantonnée à des rôles de jeune fille, elle campe dans ce film une mère célibataire qui élève son fils seule. Un personnage complexe, lumineux qui confirme que la jeune comédienne belge est entrée dans une nouvelle phase. Elle a tout d’une grande actrice. A 33 ans, Marie Gillain est une femme accomplie qui cumule depuis plusieurs années les rôles importants. A l’affiche du film de Philippe Muyl, Marie Gillain est magique… Elle joue le rôle de Betty, une mère célibataire qui élève seule son fils Tommy, âgé de dix ans. Vivant dans une ferme isolée, Betty décide d’accueillir sur son terrain, à la demande de son fils, un cirque de passage dans la région. Dans ce contexte forain se noue une double histoire d’amour entre, d’une part, le jeune garçon et l’univers du cirque, et d’autre part, Betty et un des membres de la troupe : Baptiste, campé avec talent par le chanteur Cali, aussi performant devant la caméra que dans une salle de concerts. UN FILM POÉTIQUE Avec Magique, Philippe Muyl poursuit dans le genre inauguré avec le film Papillon (2002), dans lequel il explorait la relation enfant-adulte. Magique reprend aussi un thème récurrent dans son œuvre, l’absence de parent. Enfin, tout comme dans son dernier film, tourné dans les montagnes du Vecors, Magique a été tourné au Québec dans un décor grandeur nature. « C’était une vraie aventure car j’ai consacré cinq ans de ma vie à ce film, et à mon âge, cinq ans c’est beaucoup ! », confiait le réalisateur de 55 ans. Même si Papillon est un film qui lui ressemble, Philippe Muyl raconte qu’avec Magique, « on passe un cran au dessus, car je n’ai pas mis en scène mon histoire, mais celle d’un enfant que j’ai imaginée ». Il ajoute que pour les acteurs, « le choix a été facile, j’ai immédiatement pensé à Marie pour le rôle de Betty ». Pour celui de Baptiste, le réalisateur connaissait Cali et lui avait proposé de travailler sur Marie Gillain, « un cadeau de la Belgique à la France », selon le réalisateur Bertrand Tavernier. Directsoir N°434/Jeudi 30 octobre 2008 MARIE GILLAIN L’HEURE DE LA MATURITÉ
www.directsoir.net les chansons du film. « En le regardant de plus près, je me suis dit qu’il avait le style et le charisme pour jouer Baptiste. » Philippe Muyl a été conquis par Cali, alias Bruno Caliciuri, tout comme Marie Gillain, qui qualifie sa collaboration avec le chanteur « d’exceptionnelle ». Pour Marie Gillain, la question de travailler ou non avec Philippe Muyl ne s’est quasiment pas posée. « Philippe a témoigné d’une envie de travailler avec moi tellement forte et sincère que cela m’a profondément touchée », raconte-t-elle. L’actrice a rapidement accepté le rôle : « Je trouvais très touchant ce point de départ d’un petit bonhomme qui fait tout pour redonner le sourire à sa mère. » Magique est, aussi et surtout, une histoire d’amour entre une mère et son fils. Et le rôle de Betty n’a pas toujours été très simple à jouer pour cette jeune maman d’une fillette de quatre ans. FILLE DE BELGIQUE Cela ne fait que quelques années que Marie Gillain joue des rôles plus graves. Sur le tournage de Magique, elle confiait avoir déjà amorcé un virage avec le film La clef, de Guillaume Nicloux, sorti l’année dernière. Marie Gillain tourne une page dans sa vie d’actrice. De ses débuts devant la caméra à l’âge de 17 ans, elle garde de très bons souvenirs. En 1991, elle campe la fille de Gérard Depardieu dans Mon père, ce héros. Un premier rôle qui lui vaut une première nomination aux césars. A partir de 1994, Marie Gillain suit des cours au sein de l’école du cirque de Bruxelles. L’année est déterminante pour la jeune femme originaire de Liège, puisqu’elle rencontre le réalisateur Bertrand Tavernier, qui lui propose de tourner dans son film L’appât, tiré d’un fait divers de 1984. Marie Gillain est nommée une nouvelle fois aux césars dans la catégorie meilleur espoir féminin et obtient le prix Romy- Schneider.A cette époque, elle raconte que « Bertrand Tavernier lui a offert un vrai travail d’actrice, un vrai rôle de composition, le genre de rôle qui marque une vie ». Le réalisateur dira que « Marie est un cadeau de la Belgique à la France ». Juste après L’appât, Quentin Tarantino la fait auditionner pour Pulp Fiction. Et même si elle n’est pas retenue pour le film, elle peut, du haut de sa vingtaine d’années, mettre un pied dans le monde très fermé du cinéma américain. Ensuite, les rôles s’enchaînent. Elle partage l’affiche des Affinités électives des frères Taviani en 1997, avec Jean-Hugues Anglade et Isabelle Huppert. La même année, elle incarne Aurore de Nevers dans l’adaptation du Bossu, par Philippe de Broca. En 1998, c’est au côté de Fanny Ardant qu’elle joue dans Le dîner d’Ettore Scola. EN 1996, MARIE GILLAIN REÇOIT LE PRIX ROMY-SCHNEIDER DE LA CAMÉRA AUX PLANCHES « J’aimerais d’abord retourner sur les planches. » C’est ainsi que Marie Gillain envisage son avenir. Elle souhaite participer à une comédie musicale et s’y attelle déjà. Monter sur les planches ne lui fait pas peur, car c’est un milieu qu’elle connaît bien. Sa première expérience au théâtre se révèle très positive. En 1995, elle joue dans Le journal d’Anne Frank, mis en scène par Pierre Franck. A ses côtés, Catherine Arditi, Bernard Crombey, Nathalie Neil et Geneviève Mnich, pour plus de 150 représentations en France et en Belgique. Pour son rôle de la jeune Anne, Marie Gillain sera nommée pour le prix de la révélation de l’année aux molières 1996. Elle renouvelle l’expérience six ans plus tard, sous la direction de John Malkovich dans Hysteria. Même si le succès n’est pas au rendez-vous pour cette pièce, Marie Gillain a eu l’occasion de jouer en compagnie de Vincent Elbaz et de Pierre Vaneck. Aujourd’hui, la comédienne a de nombreux projets. Notamment musicaux. « Cali m’a proposé de chanter (après sa collaboration pour la chanson Je me sens belle,ndlr). Mais pour le moment, c’est simplement à l’état de projet », dit-elle. On attend sa concrétisation avec impatience. EN COUVERTURE 3 Dans Magique, elle est Betty, au côté du chanteur Cali qui interprète Baptiste, un artiste de cirque. FOCUS• 1991 : Mon père, ce héros de Gérard Lauzier• 1995 : L’appât de Bertrand Tavernier• 1996 : Les affinités électives de Paolo et Vittorio Taviani• 1997 : Le bossu de Philippe de Broca• 1998 : Le dîner d’Ettore Scola• 1999 : Le dernier harem de Ferzan Ozpetek• 2000 : Laissons Lucie faire ! d’Emmanuel Mouret• 2001 : Barnie et ses petites contrariétés de Bruno Chiche et Absolument fabuleux de Gabriel Aghion NANA PRODUCTION/SIPA Marie Gillain FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE• 2002 : Laissez-passer de Bertrand Tavernier• 2003 : Ni pour ni contre (bien au contraire) de Cédric Klapisch• 2004 : Tout le plaisir est pour moi d’Isabelle Broué• 2005 : L’enfer de Danis Tanovic• 2007 : Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier et La clef de Guillaume Nicloux• 2008 : Les femmes de l’ombre de Jean-Paul Salomé, et la voix de Tigresse dans le film d’animation Kung Fu Panda de Mark Osborne.



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